samedi 27 août 2016

629 Aux origines du dérangement affectif masculin

La cause du trouble général des relations humaines, c'est la discorde homme femme et l'insatisfaction amoureuse généralisée qui en découle. Sa source se trouve dans le dérangement affectif masculin. Quels sont ses contours et son origine ?

Le premier élément de ce dérangement est représenté par le sevrage tactile. Il intervient vers l'âge de quatre ou cinq ans environ. C'est l'arrêt des caresses et câlins. Le monde des grandes personnes, sans consulter les enfants ou même simplement leur expliquer, leur impose cette privation traumatisante et soudaine. Elle ne sera pas sans avoir de vastes conséquences ultérieures. Au point que courante chez nombre d'adultes sera la nostalgie de leur enfance.

Quelle est la cause de cette catastrophe tactile ? Probablement le travail, qui est incompatible avec la paresse de l'amour. N'oublions pas que durant des millénaires et encore aujourd'hui dans quantité de pays les enfants travaillent.

Faisant plus ou moins confiance aux « adultes », les enfants vont accepter plus ou moins la blessure du sevrage tactile. Les années vont passer. Les enfants vont grandir. Arrivera l'époque où leur organisme va connaître d'importantes modifications. Celles-ci réveilleront des besoins enfouis depuis le sevrage tactile. Or ces besoins se révéleront très souvent très difficiles à satisfaire.

Pour les garçons, les femmes seront inaccessibles à part les nymphomanes, les prostituées à condition d'avoir de quoi payer, les femmes qu'on viole, les esquisses d'incestes ou incestes réalisés, et sinon à défaut l'homosexualité.

De plus les garçons seront des analphabètes tactiles. Ils auront perdu leur spontanéité enfantine et ignorants tactiles ne sauront ni donner ni recevoir des caresses.

Alors ils démarreront leur masturbomanie compensatoire du manque affectif et pas du manque sexuel. L'émotion ressentie au moment de l'éjaculation fera office de flash de drogue. Ils deviendront des addicts, accros à l'endorphinomanie. J'ai relevé un fait révélateur de la nature affective et non sexuelle de cette toxicomanie. Ayant initié cette auto-drogue à raison d'une prise par jour, j'ai remarqué avec étonnement jeune homme que certains jours j'oubliais carrément de chercher à prendre ma dose. Ces moments coïncidaient avec des jours où j'étais bien, entouré d'amis et absolument pas pratiquant la branlette dans un orifice anatomique d'une personne « partenaire ».

Éjaculer tous les jours et des milliers de fois au cours des années via la masturbation n'est pas chez l'homme sans conséquences psychologiques et physiologiques.

Le besoin masturbatoire a bien une origine affective et non sexuelle. Mais il va visiblement perturber gravement le comportement sexuel masculin et par contrecoup bouleverser le rapport homme-femme. Que feront les femmes face au dérangement affectif masculin qui conduit la plupart de ceux-ci à avoir un appétit sexuel détraqué et qui les solliciteront en permanence pour baiser ? Elles vont tenter désespérément de s'adapter. Une mère de famille disait à sa fille : « L'amour c'est bien au début et à la fin, entre les deux c'est du remplissage. » Des amies me confiaient : « en amour, l'homme obtient ce qu'il veut. » « C'est agréable de rendre heureux un homme. » Une jolie femme m'avouait avoir longtemps cru que le plaisir sexuel de la femme consistait à sentir les coulées de sperme sur ses cuisses après l'acte sexuel ! Tous ces propos reflètent chez ces femmes l'oubli de soi au profit du mari ou compagnon. Ce comportement dure un temps qui est souvent limité. Au bout d'un certain nombre d'heures, jours, mois ou années la rupture devient inévitable.

Basile, philosophe naïf, Paris le 27 août 2016

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