lundi 27 juin 2016

576 La réforme des grands mères et des jolies filles

Tout à l'heure je parlais avec un homme en grandes difficultés matérielles. Il m'a dit notamment : « la misère morale, c'est important » et : « il faut rester solidaires ». Pour ce qui me concerne je ne dispose pas de finances me permettant d'aider des personnes dans le besoin. Et je n'ai pas envie de faire de la politique. Dans la mesure où c'est une activité généralement conflictuelle. Et qu'on se fait très fréquemment rouler et manipuler quand on en fait par idéal. Reste que je crois qu'on peut se rendre utile en agissant dans le domaine des idées. Quand je vois le décalage existant entre la violence régnante dans les mœurs et la bonne volonté potentielle de beaucoup, je me dis que ce qui s'avère nécessaire, c'est de parvenir à une réforme générale et en douceur des mœurs.

Quels sont ceux qui souffrent en premier des mœurs tels qu'ils sont aujourd'hui et depuis la nuit des temps ? Les femmes et singulièrement aujourd'hui dans notre société française et parisienne les grands mères et les jolies filles. Passé le sevrage tactile vers l'âge de quatre ans, la demande relationnelle de toucher et de contacts tend à resurgir avec force à l'époque où les humains deviennent aptes à la reproduction. C'est alors que les filles qui sont jolies sont particulièrement malmenées. Elles sont traitées comme de la « viande à baiser ». Ce qui va durer durant des années. Jusqu'au jour où arrivées à la vieillesse elles seront littéralement mises au rebut. Après le printemps et l'été et aussi l'automne où elles seront maltraitées, viendra l'hiver de la vieillesse où plus personne ne les touchera exceptés leurs petits enfants, si elles en ont, et leur compagnon à quatre pattes : chien ou chat. Maltraitées puis abandonnées, tel est le sort des jolies filles...

Une réforme des mœurs intéresse donc en premier les grands mères et les jolies filles. Détacher la tendresse des soi disant impératifs sexuels permettra de commencer à réformer. Certes, les hommes souffrent également de la situation générale. Mais, persuadés qu'ils sont « dominateurs » ils croient pour la plupart être privilégiés par la situation et hésitent à vouloir la changer. C'est aux femmes d'abord de faire le premier pas dans ce sens. Ouvrir un débat, agir et changer.

J'ai déjà traité de diverses manières la possibilité existante de refuser le petit théâtre stupide régissant les relations homme-femme. Sans interdire à ceux et celles qui s'en accommodent de s'en accommoder, commencer à développer d'autres relations. Cela concerne singulièrement le toucher.

Il ne s'agit pas de faire une révolution brutale, mais d'occuper en douceur des zones relationnelles négligées et abandonnées depuis très longtemps. Laissons la confusion régnante régir les zones épidermiques baptisées « sexuelles » ou « érogènes », occupons-nous du reste.

Le haut du dos, les bras, la tête et les jambes au dessous des genoux sont libres de toutes connotations sexuelles. Occupons-nous de les caresser dans le cadre de protocoles excluant toutes dérives. Éclairage suffisant, pas de nudité, pas de tête-à-tête et donc présence d'au moins un tiers de confiance. Ce que j'ai déjà nommé par ailleurs : « caresses chaperonnées ».

Le développement de telles activités sensuelles et dépourvues d'ambiguïtés et à établir en connaissance de causes. En sachant ce qu'on veut, où on veut aller et où on va. Laissons les « réformateurs du sexe » à leurs divagations et obsessions ! Si ça les amuse, qu'ils fassent entre adultes consentants ce qu'ils ont envie et qu'ils nous laissent en paix ! Libre à eux de baptiser « amour libre » ce qui n'est qu'une très classique orgie et croire inventer des mœurs nouvelles... alors que les Romains de la décadence ont déjà il y a très longtemps tout inventé et pratiqué.

Il ne s'agit pas de tromper l'ennui et le vide spirituel en bafouant des interdits. Il s'agit de promouvoir de nouvelles relations riches et respectant chacun.

Basile, philosophe naïf, Paris le 27 juin 2016

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