mardi 15 décembre 2015

491 La « guerre civile sexuelle » : machos et dictateurs en jupons

Durant des siècles les femmes ont vécu sous la dictature machiste la plus féroce. Le viol était une pratique courante, très rarement dénoncée voire punie. Recommandée et absoute dans le cadre du mariage, plus encore avec les femmes seules ou les prostituées. Et même pratiquée au sein des familles par les pères sur leurs filles, les mères et le voisinage fermant les yeux. Si la fille se retrouvait enceinte - y compris des œuvres de son père, - elle était chassée de la maison. Tel était, durant de nombreux siècles, le tableau effectif du sort de la femme sous nos latitudes dites « civilisées ». Cette situation se doublant de l'exploitation des femmes au nom de « l'amour ». Le travail domestique ni reconnu, ni rémunéré, qui aujourd'hui se double souvent du travail à l'extérieur. C'est la double journée de travail de la femme, souvent présentée comme une émancipation, parce qu'à l'extérieur elle est payée. Mais motus du travail à la maison.

Le nom même du comportement masculin violent et dégénéré à la base de la tragique condition traditionnelle féminine n'est apparut en France que dans les années 1960 : le « machisme ». Mot qui vient de l'espagnol macho, qui signifie mâle. Avant les années 1960, le machisme officiellement n'existait pas. De même que dans quantité de livres soi disant informatifs il était expliqué que nos cultures condamnant le viol des filles par leurs pères, celui-ci n'existait pas.

Quand le souffle émancipateur parvint des États-Unis, le féminisme commença à croitre et s'affirmer vigoureusement en France. Les femmes commencèrent à résister avec force au machisme. Ce qui marquait un progrès. Hélas, tous progrès appellent une réaction. Celle-ci ne tarda pas. Les femmes entrées en résistance durent se poser la question : « si en résistant nous conquerrons notre liberté, qu'en faisons-nous ? » Et là, de même qu'elles se mettaient à fumer autant que les hommes, elles se choisirent le seul modèle dominant : celui des hommes. Elles commencèrent à draguer, profiter de l'autre, l'exploiter sexuellement.

Et puis, faire comme les hommes paraissant un progrès, tout naturellement ceci appela un nouveau changement. Si on peut faire comme les hommes, pourquoi ne pas faire mieux que les hommes ? Prendre le pouvoir sur eux ? De très nombreuses femmes vont alors découvrirent à quel point c'est facile de manipuler l'homme, s'amuser avec et le jeter ensuite. Les hommes, de leur côté, restés stupidement à contempler la femme en la croyant toujours comme avant, se faisant malmener sans bien comprendre ce qui arrivait. Pour échapper aux nouveaux tourments de leur condition, certains se tournèrent vers des pratiques sexuelles sans femmes : boom de la pornographie qui est l'allié habituel de l'onanisme, boom de l'homosexualité, boom de la pédophilie... Des pratiques innocentes aux pratiques criminelles, le développement de celles-ci fut prodigieux. Certains machos plus rusés se contentant de se chercher des épouses soumises dans des pays où les traditions machistes règnent encore sans être trop remises en question. On va ainsi se chercher une épouse japonaise, mexicaine, nigérienne, pour vivre la vie du mari dominateur d'il y a plus d'un demi-siècle.

Les hommes traités en jouets qu'on utilise et jette ensuite par les nouveaux dictateurs en jupons se retrouvent jetés une fois, deux fois, trois fois et plus. Et finissent par prendre un peu conscience de la situation. Que les femmes qu'ils rencontrent et les séduisent sont des cauchemars ambulants, des bombes de chagrin à retardement. Alors, petit à petit et de plus en plus nombreux, sans devenir dépressifs ou homosexuels ou pédophiles, ils renoncent aux femmes. Et les dictateurs en jupons se retrouvent le bec dans l'eau. Certaines tentent alors le saphisme. D'autres vont se tourner vers des disciplines physiques solitaires où elles chercheront « la sérénité » : yoga, sophrologie, méditation... Tout y passe. Mais, surtout, personne ne veut quitter sa position dans la guerre civile sexuelle. Machos et dictateurs en jupons ont encore de l'avenir devant eux. Peut-être un jour prochain certains belligérants chercheront-ils enfin ensemble la paix et l'amour ? Ce serait plutôt bien.

Basile, philosophe naïf, Paris le 15 décembre 2015

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