mercredi 9 décembre 2015

486 Programmations parasites et publicité

S'efforcer de programmer abusivement leurs victimes est un des aspects les plus courants de la publicité. Elle cherche à introduire dans la tête de ses cibles, nous, un programme parasite. Un raisonnement qui présenterait comme indispensable et incontournable une chose, un service, dont on peut parfaitement se passer. Le seul but de la publicité étant de parvenir à vider nos poches.

Un des mythes publicitaires abondamment propagé ces dernières années en France pour intoxiquer les pigeons que nous sommes est le mythe du lait de vache. Celui-ci, baptisé « lait » tout court, comme s'il n'existait pas d'autres laits : de chèvre, brebis ou jument, a été travesti en sorte de boisson magique. Il faudrait soi-disant, pour se nourrir ou même simplement être en bonne santé, obligatoirement boire tous les jours du lait de vache.

Alors qu'on peut parfaitement s'en passer et bien vivre. Et que certaines personnes au contraire sont rendues malades par la consommation de lait de vache. L'origine de cette propagande fallacieuse se trouve dans la surproduction laitière et les intérêts financiers très importants qui sont confortés par la vente de produits laitiers à base de lait de vache. Un des moyens pour écouler la surproduction laitière consistant à en refiler au titre de l'aide européenne aux pauvres. Ce qui signifie que ce lait est payé par les contribuables européens pour le proposer d'office aux distributions caritatives. On y trouve systématiquement et en quantité du lait et des pâtes. Bon appétit les pauvres !

Un autre chapitre de la propagande cherchant à nous conditionner s'agissant de notre alimentation concerne la viande. Le marché de la viande rouge représente aussi des sommes faramineuses. D'où la volonté de tirer le maximum de profits en cherchant à nous faire bouffer de la viande à tire-larigot. J'ai moi-même été victime de ce bourrage de crâne. Dans les années 1960, le niveau de vie de ma famille s'étant élevé, nous avons commencé à manger de la viande à tous les repas. Alors qu'auparavant nous en mangions nettement moins souvent. Au bout d'années et années de ce régime excessivement carné, il m'a fallu faire des efforts de réflexion pour me convaincre que oui, je pouvais parfaitement faire un repas tout à fait correct et dépourvu de viande.

Une dame m'a expliqué un jour un autre tour de passe-passe de la propagande publicitaire. Il a consisté à promouvoir comme d'avant-garde la mode des tee-shirts unisexe à grande taille unique. En fait, on évite ainsi le coût du stockage de variétés féminine et masculine et tailles variées de ce type de vêtement. Soi-disant c'est d'avant-garde. Alors qu'en fait il s'agit d'une supercherie, destinée à assurer des plus grands profits aux fabricants et commerçants.

Les politiques cherchent aussi à nous programmer à leur façon. Quand j'étais un jour à Turin, un Italien m'a appris que Mussolini avait décidé que toutes les villes et villages d'Italie devaient avoir obligatoirement une rue de Rome. Ce qui m'a fait prendre conscience d'une opération de propagande ancienne dont la France a été l'objet. Il existe partout des rues, avenues, boulevards ou places « de la République ». Ce n'est pas un hasard ! On a décidé un jour, qui, où et quand ? Que le moindre bled devait honorer la République ainsi. Pour enfoncer dans le crâne du pékin moyen que la République c'est mieux que tout autre système. Pourtant les Belges, Hollandais, Anglais, Espagnols, Suédois, Norvégiens et Danois ont un roi ou une reine et n'ont pas l'air de se porter plus mal que nous. Pour asseoir la République on a abondamment promu la « fête du 14 juillet ». Vers 1900, à Paris, par exemple, la ville était discrètement traitée en un grand nombre de petites fractions, dont chacune était arrosée d'argent pour payer un bal le jour de la fête nationale. Proposez à un bistro de l'argent pour faire un bal où il ramassera les consommations ! Pas étonnant que dans ces conditions il y avait à une certaine époque des bals partout le 14 juillet ! On a ainsi fait croire à un engouement républicain. Les subventions supprimées de nos jours, les bals ont disparu presque partout.

Basile, philosophe naïf, Paris le 9 décembre 2015

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