mardi 29 novembre 2016

695 L'origine de la « Civilisation »

Les humains appartiennent au groupe des grands singes sociaux. Ceux-ci ne craignent aujourd'hui que l'homme. Vivant en groupes solidaires, capable de profondes morsures, à l'origine ils ne connaissaient aucun prédateurs. Leur vie était tranquille. Pourquoi est-ce qu'un grand carnivore allait les attaquer, risquant de subir la résistance mordante du groupe tout entier alors que d'autres proies existaient, ne présentant aucun danger de réaction de ce type ? Seuls les petits humains isolés pouvaient attirer la dent des grands carnivores prédateurs. Mais justement ces petits humains parvenant à courir très vite pouvaient se réfugier au sein du groupe en cas d'alerte.

Il a fallut quelque chose qui perturbe la vie des humains pour les inciter à créer leurs industries, leurs cultures, ce que nous avons l'habitude de baptiser « la Civilisation », terme élogieux et inadapté qui ne veut pas dire grande chose. Car les industries humaines ont donné naissance par exemple à la Joconde et à l'anesthésie médicale, mais aussi à la bombe à fragmentation et à la pollution des nappes phréatiques. En fait, ce n'est pas la recherche du « mieux être » qui est à la base du développement des industries humaines. Ce besoin au départ n'existait pas.

Certains naïfs prétendent que l'homme ne courant pas aussi vite que la panthère, n'ayant pas les griffes du tigre et la force de l'ours s'est mis à inventer des outils pour pallier à cette « infériorité ». On ne voit pas pourquoi les lapins ou les girafes n'ont pas fait de même.

On prétend l'homme « intelligent » et c'est ce qui a motivé la création de ses industries. À regarder le cours de l'Histoire humaine qui est depuis des millénaires jusqu'à aujourd'hui une succession de massacres et atrocités diverses, on peut sérieusement douter de cette « intelligence ». Aucun animal n'a autant fait du mal à ses congénères que l'homme.

Certains esprits plus malins ont expliqué que le pouce opposable de l'être humain avait été à l'origine de ses industries. Là on commence à approcher la vérité.

La vérité est beaucoup plus prosaïque. Le pouce opposable a favorisé chez les humains mâles la découverte de leur première, principale et toujours principale occupation : la masturbation adulte comportant l'éjaculation. Activité que les sujets mâles découvrent vers l'âge de douze, treize ou quatorze ans et continuent à pratiquer tout le long de leur vie. Cette activité est vécue comme une véritable toxicomanie. Le sentiment éprouvé lors de l'éjaculation, et dont les femmes ne peuvent pas avoir idée, est recherché comme le shoot de drogue du toxicomane à drogues dures et artificielles.

Ce dérangement des mâles humains adultes aura des conséquences très importantes. Car les mâles humains adultes vont chercher aussi à se masturber dans le corps de partenaires sexuels éventuels, singulièrement des femmes. Cette masturbation transforme les partenaires en simples accessoires pour la masturbation. Cette masturbation ne correspondant rigoureusement pas, en dépit des apparences, à un acte sexuel réel fruit du désir authentique et véritable des partenaires impliqués. Dans le pseudo acte sexuel en fait masturbatoire, l'outil masturbatoire est parfaitement méprisé.

Même en se méprenant sur la réalité du pseudo acte sexuel pris pour un vrai, le ou la partenaire outil va ressentir un malaise. Ce sera le cas singulièrement des femmes. Elles vont irrésistiblement être amené à rejeter l'homme, qui n'y comprendra rien.

Cherchant à réagir, l'homme cherchera à expliquer, contrôler, dominer l'autre. C'est ainsi que l'appétit de pouvoir va historiquement naître. Et cet appétit s'étendant au reste de la vie humaine amènera la création des industries et cultures humaines, avec ses aspects positifs et négatifs.

Basile, philosophe naïf, Paris le 29 novembre 2016

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