Dans les livres et
revues, débats et films, y compris sous des signatures
prestigieuses, apparaît de longue date un mythe : celui du Savoir
sexuel universel. « Convenablement informé »
un homme, une femme, serait à même de comprendre et analyser, tirer
des conclusions à propos des comportements sexuels tant masculin que
féminin. Prétendre cela est stupide, ânesque, absurde, faux et
souvent falsificateur. Par définition l'homme et la femme, qui sont
fondamentalement différents, sont incapables d'avoir conscience
exactement de ce que vit sexuellement l'autre sexe. Notre culture,
notre vocabulaire plaident le contraire. Produits des humains ils
portent un mythe.
Un homme ne pourra jamais
comprendre et réaliser ce que représente le fait d'avoir un gosse
qui lui pousse dans la boîte à ragout (le ventre, en argot). Une
femme ne pourra jamais comprendre et réaliser ce que représente
pour un homme son éjaculation. Je sais, indiquer des limites aux
gens c'est très vexant. Mais ce n'est pas moi alors ici qui est
vexant. C'est la réalité qui est vexante pour certains, mais il
faut l'accepter. Si on ne « l'accepte pas », on est tout
simplement con et ça ne change en rien nos limites effectives.
Ce qui rapproche l'homme
et la femme si différents l'un de l'autre, c'est l'amour et rien
d'autre. Sinon ils n'auraient rien à se dire et l'espèce humaine
aurait disparu depuis longtemps.
L'homme a fait de l'éjaculation une drogue. Il se branle avec la main, ou un orifice anatomique d'un ou une partenaire, il cherche le trou, l'achète parfois via la prostitution, ou le vole via le viol et fantasme avec la pourriture pornographique.
L'homme a fait de l'éjaculation une drogue. Il se branle avec la main, ou un orifice anatomique d'un ou une partenaire, il cherche le trou, l'achète parfois via la prostitution, ou le vole via le viol et fantasme avec la pourriture pornographique.
Si l'homme renonce à sa drogue et admet que l'acte sexuel ne peut exister que comme le produit d'un désir effectif, véritable et réciproque, sa vie change. Ses relations avec la « sexualité », lui-même et ses congénères mâles ou femelles s'harmonise et s'intègre dans sa vie. Sinon, il reste disloqué, perturbé et emmerdant avec lui-même et les autres, tout spécialement les femmes.
Une grande amie, qui a
participé aux luttes féministes depuis les années 1960 jusqu'à
nos jours, me disait dernièrement : « il n'y a pratiquement
aucune différence entre l'homme et la femme, juste un détail au bas
de ventre. » Je lui rétorquais qu'il y avait beaucoup plus.
Que pouvoir enfanter qu'on le fasse ou non et qu'on le souhaite ou
non différenciait fondamentalement l'homme et la femme. Qu'une femme
ne comprendrait jamais de son côté ce que peut être une
éjaculation vécue. Que la très grande différence homme-femme
apparaissait flagrante. Par exemple en témoignait le très faible
nombre de crimes de sang ou accidents graves de voitures commis par
des femmes comparé au nombre de ceux dont sont responsables des
hommes. Elle a paru fâchée de mon propos sur l'éjaculation et m'a
dit que la différence de comportement révélée par les
statistiques des crimes ou accidents graves relevait de l'éducation.
Oui, mais la Nature ? Lui ai-je répondu, elle existe également !
Elle m'a alors dit que l'éducation comptait pour 80 % et la Nature
pour 20 %. Je lui ai fait remarquer en retour que l'éducation aussi est
influencée dans sa conception par la Nature et que 20 % si c'était
vrai ce n'était pas rien.
Son compagnon m'a fait
remarquer face à mon discours masturbophobe que la masturbation ne
lui avait jamais fait de mal, le détendait et que tous les médecins
disaient que c'était une activité positive et normale. Je lui fit
remarquer alors que les médecins aussi se masturbent. Et que leur
propos favorable à la masturbation me rappelait ce qu'un ex grand
alcoolique m'a dit un jour : il arrive que des médecins déclarent
qu'une certaine consommation de boissons alcoolisées n'est pas
nocive pour la santé. Et, comme par hasard, la dose qu'ils annoncent
comme ne nuisant pas à santé est exactement et précisément celle
qu'ils consomment personnellement eux.
Basile, philosophe
naïf, Paris le 14 octobre 2016
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