vendredi 31 juillet 2015

410 À propos d'énergie

Je passe une grande partie de la journée d'avant-hier seul chez moi. Dans l'après-midi, je décide de me rendre dans un magasin de fournitures de bureau acheter du matériel dont j'ai besoin. Arrivé dans la rue, je constate que je me traîne, sans énergie. Des idées négatives m'assaillent. Je marche à petits pas. Finalement j'arrive au but de ma sortie. Rentre dans le magasin. Fais mes achats. Et constate en sortant que ma bonne humeur, mon énergie sont subitement et inexplicablement revenues. Je marche à grands pas. Comment cela se fait-il ? J'ai cherché une explication. Elle m'apparaît énergétique. Dans le magasin j'ai eu affaire à une vendeuse. Jeune, jolie, polie, serviable, paraissant gentille et bien intentionnée. Elle avait tout ce qu'on peut attendre de mieux d'une vendeuse dans le cadre de son travail.

Il existe deux énergies fondamentales et complémentaires qui sont notamment présentes en tant qu'énergie féminine et énergie masculine. Resté seul chez moi, j'ai connut une baisse de mon énergie féminine. D'où mon état quand je suis sortie de chez moi. Arrivé dans le magasin, au contact de cette vendeuse, je me suis rechargé en énergie féminine manquante. D'où l'amélioration constatée.

Certains ouvrages anciens chinois ou indiens évoquent cet échange d'énergie. Ils prétendent que cet échange doit s'effectuer de manière « sexuelle », avec le coït. Cette vision des choses m'apparaît absolument réductrice et sommaire. La recharge en énergie de l'autre sexe peut parfaitement se produire y compris sans qu'il y ai même le moindre contact « physique » entre les personnes concernées. Et certains actes sexuels mal venus peuvent aller à l'encontre d'un échange d'énergies.

Cette recharge en énergie se constate fréquemment au contact des autres. Parler agréablement avec une personne appréciée du sexe opposé suffit parfois pour nous mettre ensuite de très bonne humeur durant plusieurs heures. Inversement, une personne désagréable pourra « pomper votre énergie » comme on le dit si justement.

Et une grande joie peut parfaitement vous guérir d'un seul coup d'une maladie classique et contagieuse. Le révolutionnaire Trotski, dans ses mémoires, rapporte que la nouvelle de la révolution de février 1917 a amené son fils, alors petit garçon, à guérir subitement de la diphtérie.

Mes parents ont connu dans les années 1940-1960 un médecin illustre, qui leur a raconté l'anecdote suivante : il connaissait un brave clochard qui était en permanence d'une inexplicable et permanente très bonne humeur. Ce clochard mourut et personne ne réclamant sa dépouille mortelle, le médecin voulut par curiosité l'autopsier. A l'autopsie, il constata que vue l'état de ses organes internes, ce clochard aurait dut être mort depuis bien des années.

Un autre médecin, celui-ci dans ma famille, épousa une femme dont tous les membres de la famille mouraient du cancer les uns après les autres. Ce médecin organisa un programme de vie avec sa femme destiné à ce qu'elle ne soit jamais triste, ennuyée, de mauvaise humeur. Elle vécu longtemps et n'eut jamais la maladie qui frappait les membres de sa famille.

Rabelais, qui était médecin, écrivit ses joyeux livres notamment pour que leur lecture égaille les malades et préserve leur santé.

La santé est étroitement liée à l'humeur. Et l'humeur est étroitement liée au relationnel. La santé ne se cultive pas qu'avec l'hygiène, de la nourriture saine ou d'éventuels médicaments. Elle se cultive également avec de la joie et de l'amitié.

Basile, philosophe naïf, Paris le 31 juillet 2015

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