mardi 24 février 2015

351 Petite réflexion sur l'amour

En amour, tout au moins ici, en France et à Paris, les hommes et aussi les femmes sont le plus souvent violents moralement, voire quelquefois physiquement, ultra égoïstes, égocentriques, très volontiers manipulateurs, possessifs et jaloux à l'extrême; Des personnes aimables et douces par ailleurs, dès qu'elles pensent qu'il s'agit de "l'amour" se conduisent en brutes cyniques. On pense, à les observer, à la nouvelle de Robert Louis Stevenson "L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde".
Que faire alors face à cette violence ? Si on pense face à cette inhumanité être trop doux, trop gentil, trop honnête, trop bon, trop généreux pour se préserver ? Et qu'on se fait systématiquement "démonter la gueule" par des "douces et belles créatures" ? Garder ses distances, se méfier et protéger. Si les femmes sont de très beaux éléphants et qu'on est une jolie et fragile porcelaine, on se planque. On s'abrite derrière l'épaisse vitre blindée d'une vitrine sécurisée. Il n'y a pas d'autre choix raisonnable, à moins d'être masochiste et jouir à l'idée de se faire piétiner une fois de plus.
J'avais tendance sans le réaliser à éviter les problèmes. A présent, je le ferais consciemment. Que les belles personnes se fassent apprécier par moi... de loin. Être la petite souris dans les griffes du chat n'offre d'avantages qu'au chat et pas à la souris. Il n'y a pas de reproches à faire au chat qui torture la souris. C'est dans sa nature. Mais, en qualité de souris, il faut savoir rester dans son trou à manger son gruyère en écoutant un disque de Chopin. La fourrure du chat est très douce. Ses yeux sont magnifiques. Mais ils ne sont pas faits pour la souris.
J'ai vu un jour la photo de l'arrivée d'un terrible orage en montagne. L'image était d'une grande beauté. Mais l'orage en question était un grand danger. Je dirais que pour moi, les femmes séduisantes sont comme cet orage. Très beau mais à fuir absolument.
Je sais qu'il m'arrive de plaire. J'éviterais que ce sentiment ait une suite quelconque. Ma tranquillité d'abord ! Je n'ai aucune obligation de prendre des risques mortels à "faire le bonheur" de quelqu'un d'autre en ruinant ma tranquillité et me retrouvant en pièces détachées. Cependant que l'autre me remercie pour "sa plus belle histoire d'amour". Chose qui m'est déjà arrivée.
Que ces dames aillent vivre leur "plus belle histoire d'amour" avec quelqu'un d'autre ! Désolé, ici, aujourd'hui et pour une durée indéterminée, le guichet est fermé. On ne vend plus aucun billet. L'employé qui les vendait est parti en vacances et on ignore quand il reviendra, s'il revient un jour.
C'est ainsi aujourd'hui que je vois l'amour tel qu'il m'est proposé. Si vous souhaitez que je change d'avis, proposez moi autre chose.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 février 2015

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