mercredi 27 janvier 2016

510 Le « sexe » ou « chair » en tant que faux besoin, mythe, piège, verrou et source de drames

Le « sexe », nom « laïque » et « scientifique » que nous avons donné à la très théologique « chair », se décline chez les humains de multiples façons.

C'est tout d'abord et avant tout un faux besoin et un mythe. Soi-disant les humains auraient en permanence à l'âge adulte envie de baiser. Certains ridicules ajouteront que l'homme est le seul animal qui baise pour son plaisir. Et pas uniquement pour se reproduire. Comme si les chats ou les ornithorynques ne prenaient pas leur pied, ou plutôt leur patte, en baisant ! Comme si au moment du rut le lion se disait : « moi, felis leo, vais à présent me faire cette jolie petite lionne, mais attention ! C'est uniquement pour me reproduire, pas pour prendre ma patte ! »

On a créé culturellement chez les humains un faux besoin de sexe plus ou moins permanent. Qui fait que nombre d'humains se croient obligés et malins de chercher à mettre leur joujou dans le joujou de l'autre, quand bien-même ils ne ressentent pas l'envie de le faire. Après, l'habitude se prend et ruine avec beaucoup d'efficacité la relation. Baiser sans en avoir le désir réel et réciproque est une bourde monumentale qui coute très cher. Elle est confortée par le mythe de la soi-disant jouissance automatique optimale de l'homme en cas d'éjaculation.

Quand on cherche à baiser sans vrai désir réciproque, le sexe devient un piège. On tente de commettre un acte déraisonnable car étranger à nous. Ce qui fait qu'on devient étranger à la relation avec l'autre. Et en général à la relation avec le sexe qui nous intéresse, et même au delà.

Le sexe sans vrai désir réciproque est aussi un verrou. Quand on cherche à comprendre, il bloque la porte d'entrée vers la connaissance de soi, de l'autre, et de la relation avec lui ou elle.

Enfin, s'étant bien égaré, on rencontre des drames. Car l'acte sexuel pratiqué en dépit de bon sens n'est en rien un acte anodin. Quand sa pratique est contrariée par une « rupture », l'envie de meurtre de l'autre qui en apparaît responsable, ou de suicide de soi est fréquente. Les dérives causées par le sexe en tant que pratique d'un faux besoin conduisent à des dizaines de millions de morts tragiques chaque année de par le monde, dont de très nombreux jeunes gens et jeunes filles. Sans compter les estropiés moraux ou physiques. Et, autre conséquence, le manque d'amour amène la recherche de compensations.

Celles-ci prennent la forme de drogues morales ou chimiques. Quand on pense à ceux qui se droguent avec le pouvoir ou l'argent, on mesure les conséquences dramatiques et incalculables qu'ont le dérangement sexuel chez nombre d'humains. Comme, par exemple, les conflits suscités par l'appétit de dominer des territoires et des populations

Ou bien encore la tendance à l'accumulation folle de richesses entre les mains d'une poignée d'humains. Cependant que le reste de l'Humanité présente à nous un océan de misère.

Tous ces drames, tous ces problèmes, ont une source : l'homme dérangé dans sa sexualité. Peut-on y remédier ? C'est difficile à dire. Mais en tous cas nous pouvons déjà chacun et chacune de nous chercher à nous rectifier et nous améliorer. Et, peut-être ainsi, par l'exemple donné de notre sérénité, ouvrir la perspective d'une sortie de l'Humanité de l'impasse où elle piétine depuis un nombre immense d'années.

Impasse d'autant plus éclatante de nos jours, où tous les moyens existent pour assurer le bien-être de tous. Et où la mauvaise répartition des richesses conduit à des misères immenses.

Basile, philosophe naïf, Paris le 27 janvier 2016

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