lundi 24 février 2014

231 Pourquoi les femmes violées ressentent-elles fréquemment de la culpabilité ?

En temps normal, la boulimie sexuelle d'origine culturelle régnant chez la plupart des hommes, les amène à exercer en permanence une terrible pression sur les femmes. Résistants à celle-ci, mais habituées à la subir, les femmes finissent par trouver cette pression normale, inévitable. Même si elle est souvent irritante et insupportable. 

Si cette pression laisse place à la violence directe, au viol, la victime femme a l'impression qu'avec cette pression normale, allant de soi, elle n'a pas su composer. Éviter la violence qu'elle aurait du savoir éviter. C'est un raisonnement totalement faux, absurde et culpabilisateur. Mais il est très courant. Le sentiment de culpabilité fréquent chez les femmes victimes de viol en découle très largement.

Pour y échapper, il faut remonter à la source. Non, la boulimie sexuelle masculine n'est ni normale, ni inévitable, ni justifiée. Aucune fatalité ne condamne les hommes à être absolument grossiers et stupides avec les femmes. Je sais de quoi je parle. J'ai été moi aussi rendu grossier et stupide durant longtemps par mon éducation. J'ai mis du temps mais j'ai su en rejeter de grands morceaux. Ça va beaucoup mieux maintenant. J'y ai gagné en calme et sérénité.

Le problème aussi est que les hommes exercent un terrible chantage aux câlins. Voilà une femme qui veut sentir la tendresse d'un homme. Elle en a besoin. Il exige d'elle « en échange » qu'elle passe au préalable ou ensuite « à la casserole ». Cette situation est odieuse et très courante.

Mais, comment en sortir ? Comment cesser d'appartenir à cette triste époque et cette triste société ? Déjà en refusant, si on est un homme, de s'inscrire dans le tragique chantage aux câlins. Il faut résolument quitter l'immense troupeau des imbéciles. En reconnaissant que les câlins sont une grande chose indépendante de la petite chose que représente le coït.

En dénonçant l'ignoble préjugé qui ravale les câlins au rang de soi-disant « préliminaires » ou « post-lude » à l'acte sexuel.

Puis, en cherchant à rétablir le contact avec le sexe opposé. Contact qui a été rompu il y a plusieurs milliers, voire dizaines ou centaines de milliers d'années. Il y a du travail à faire, mais la chose est possible. Et c'est la seule voie pour arriver à nous en sortir.

Il ne s'agit pas de rejeter l'acte sexuel, mais le remettre à sa juste place. Et rendre aux câlins toute leur place.
Il faut faire des efforts en ce sens. C'est le prix du bonheur, de la santé et de la liberté.

Il sera bon d'avoir l'occasion d'en parler. Ouvrir le débat à ce propos, entre hommes et femmes de bonne volonté désirant avancer. Et ne plus continuer à piétiner sur place avec la grande masse des autres.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 février 2014

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