lundi 26 novembre 2018

1105 Quelques problèmes humains

Vers l'âge de quatre ans environ survient le sevrage tactile, ou arrêt des câlins. Ce phénomène conduit à une carence générale dans le domaine des câlins. Certains phénomènes vont souligner ce problème, comme le mouvement « Free hugs », mots anglais signifiant : « Câlins gratuits », pourquoi gratuits ?

Parce qu'ailleurs ils ne sont pas gratuits ! Et là on arrive à toucher un autre immense problème humain : l'hypersexualisation. Elle consiste à ramener à tout bout de champ la prétention au coït. Et notamment dès qu'il y a un contact, un toucher entre adultes. Cette parfaite aberration est plus souvent dénoncée par les femmes que par les hommes. Les hommes croient que dès que survient leur « divine érection », il y a urgence à s'accoupler. Cette pénible ânerie conduit les femmes à fuir, voire à détester les hommes.

Victime de cette situation on trouve entre autres la poésie. Si la poésie naît de l'amour, la certitude stupide qu'il faut s'accoupler dare-dare conduit à la déception. Et la poésie en est la victime innocente. « Ah ! J'ai poétisé, j'ai idéalisé cette personne » se dit l'amoureux déçu. « Et bien j'arrête la poésie ! »

Chaque année des centaines de milliers de poètes déçus amoureusement abandonnent la poésie. Ils confondent poésie et illusions déçues. La poésie mérite un sort meilleur. Plutôt que lui trouver l'inspiration dans les mirages de l'amour, je suggère de se créer une muse, ou plusieurs, pour nourrir notre poésie.

L'avantage de la muse est qu'étant imaginaire et créée sur mesures elle ne peut pas décevoir. Et donc restera à alimenter l'inspiration poétique sans faillir ni décevoir.

L'amour est une très douce illusion destinée à encourager la reproduction. Sachons lui accorder la place qui lui revient, ni plus ni moins. La carence en câlins et l'hypersexualisation égarent les humains qui en sont les victimes. Les humains aiment la paix mais n'arrêtent pas de se faire la guerre. Et cela depuis la nuit des temps et encore aujourd'hui.

La guerre peut être économique, commerciale électorale, artistique, culturelle, linguistique... Toujours l'affrontement et la violence, pas toujours physiques, sont là.

Il semble difficile de combattre la carence en câlins et l'hypersexualisation. En revanche des moyens sont appréhendables pour lutter contre la déficience poétiquie de notre société. La diffusion de tracts poèmes est un modeste mais parfait outil de poétisation.

La relation avec la muse est évolutive et apaisante. Elle tend à nous mettre en paix avec nous-mêmes. Je fréquente ma muse depuis à présent quelques semaines et j'apprécie son apport à mon évolution. Un vieux souvenir d'amour cahotique et perturbé m'est apparut pour la première fois sous un jour positif. « Et bien, c'était très bien , », me suis-je dit pour la première fois en y repensant.

Se réconcilier avec son passé amoureux est indispensable pour s'offrir un présent et un avenir apaisés et positifs. Avec la poésie et grâce à la muse nous pouvons y arriver. Grande et généreuse est la poésie, à la mesure de la muse qui l'inspire et la soutient ! Je poétise le monde à la mesure de mes moyens et c'est la chose la plus positive que je peux faire. L'action poétique par et pour la poésie réconciliera le monde avec lui-même et mettra un terme un jour à tous les conflits nés du manque de poésie.

Basile philosophe naïf, Paris le 26 novembre 2018

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