dimanche 25 mai 2014

250 Pour une place ou une rue Dimitris Christoulas à Paris

J'ai été très touché par la mort de Dimitris Christoulas (Δημήτρης Χριστούλας en grec), survenue à Athènes, le mercredi 4 avril 2012. Ce jour-là, vers 9 heures du matin, il s'est suicidé, au pied d'un cèdre, sur la grande place Syntagma, face au bâtiment de la Vouli, le parlement grec.

En 2013, j'ai eu l'occasion de créer l'article de Wikipédia en français consacré à ce martyr. Dans d'autres versions de Wikipédia, notamment en anglais, espagnol et grec, cet article existait déjà.

Je fais à présent la proposition d'une pétition :

Pétition pour une place ou une rue Dimitris Christoulas à Paris

Le 4 avril 2012, Dimitris Christoulas s'est tiré une balle dans la tête publiquement, à Athènes, place Syntagma, devant le parlement grec. Dans sa dernière lettre, retrouvé sur lui, il motivait son geste : il ne voulait pas finir en fouillant les poubelles pour vivre. Il appelait à la résistance armée contre le gouvernement grec, déplorant être trop âgé pour pouvoir s'y lancer lui-même.

Dimitris Christoulas était un pharmacien grec retraité âgé de 77 ans, marié et père d'une fille : Emmi Christoulas. Il avait vendu sa pharmacie en 1994. Et vivait depuis de sa retraite pour laquelle il avait cotisé durant 35 ans sans aucune aide de l’État.

Le suicide et la lettre laissée par Dimitris Christoulas ont amené des rassemblements de protestations de plusieurs milliers de personnes à Athènes et Thessalonique. Le lieu où Dimitris Christoulas est mort a longtemps été le théâtre d'hommages nombreux. Il a été proposé que soit érigé en cet endroit un monument commémoratif.

Les bourreaux de la Grèce : la « Troïka » (Fond Monétaire Internationale, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne), ont fait croître dans ce pays la mortalité infantile de 40 % et exploser le nombre de suicides. Ils ont ruiné la Grèce et continuent à la martyriser. Et ce crime, si nous ne nous y opposons pas, devrait s'étendre très largement à d'autres pays, dont la France, avec la signature annoncée du traité TAFTA (Grand Marché Transatlantique Europe-États-Unis).

Notre frère mort Dimitris Christoulas est un symbole des peuples martyrs de l'austérité, voulue et fomentée par des gouvernements aux ordres du grand patronat et des banques. Qui préfèrent l'argent à l'être humain. Pour marquer notre résistance à cette infamie et par solidarité avec le peuple grec martyr, il faut donner le nom de Dimitris Christoulas à une rue ou une place de Paris.

Basile, philosophe naïf, Paris le 25 mai 2014

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