mardi 20 mai 2014

246 De la supériorité du chat sur l'homme

J'observe un superbe chat noir gros, paisible et prospère. Il dort en boule sur la table, au milieu de papiers divers. Sans le prévenir, je m'approche de lui et commence à le caresser. Il accepte mes caresses et commence à ronronner.

J'observe un homme ou une femme inconnu et sympathique dans le métro. Si je me mets subitement à lui caresser le bras, le dos, les cheveux... je suis assuré de sa réaction brusque, hostile ou effrayée et violente. Pourquoi ?

Parce que chez les humains règne l'hypersexualisation. Tous les gestes tendres sont plus ou moins, souvent plutôt plus que moins, assimilés à une avance, un prélude à l'acte sexuel non désiré et mal venu. Le chat, lui, ne voit dans une caresse qu'une caresse.

En vérité, le chat est ici supérieur à l'homme.

L'infériorité de l'homme visible ici est l'expression du trouble causé chez lui par la préméditation de l'acte sexuel. Phénomène ravageur et répandu, qui vient contrarier et empêcher l'amour et donc toutes ses manifestations possible, telles les caresses. 

Si vous voulez découvrir ce qu'est l'amour, il faut arriver, dans vos relations avec d'autres, à la qualité de la relation que vous avez avec le chat.

Basile, philosophe naïf, Paris le 20 mai 2014

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