vendredi 24 octobre 2014

293 De la goguette au comité-goguette : lettre aux étudiants brésiliens

Les goguettes sont des petits groupes festifs et indépendants, à participation libre, bénévole et gratuite. Leur but est la joie, la fête, l'amitié. Ils se réunissent ponctuellement pour passer des bons moments ensemble, boire, manger, chanter, danser et défiler au Carnaval.

Je propose de créer des comités-goguettes. Ils se définissent ainsi :

Ce sont des groupes indépendants de moins de vingt participants. Ils pourront être de taille dunkerquoise, soit douze, comme la quasi-totalité des goguettes de Dunkerque et sa région. Ou de taille parisienne, soit dix-huit, comme c'était le cas, au moment de leur prospérité, des jadis nombreuses goguettes de Paris. Elles assuraient à Paris un Carnaval grandiose qui inspira Rio.

Les comités-goguettes se fixent pour but de faire renaître et propager la pratique goguettière. Ils encouragent la naissance d'autres goguettes.

Les comités-goguettes fonctionnent en goguette. C'est-à-dire se réunissent ponctuellement pour passer un bon moment ensemble, chanter, danser, manger, créer des chansons, se costumer, etc.

Participent à une fête au moins par an : s'agissant de comités-goguettes étudiants en région parisienne, je propose que ce soit le Carnaval des Femmes – Fête des Reines des Blanchisseuses de la Mi-Carême, qui est la fête oubliée des étudiants de Paris. Que cette participation soit active : j'ai besoin d'un léger service d'ordre débonnaire. Ça pourra être la tache ce jour-là du comité-goguette étudiant : favoriser la marche du cortège. Le service d'ordre pourra être organisé en binômes.

Enfin, s'agissant d'argent. Pour l'organisation du Carnaval de Paris et du Carnaval des Femmes, c'est une fête qui ne coûte pas cher à organiser. Car toutes les participations sont libres, bénévoles et gratuites. Cependant, il y a quelques très petits frais comme les assurances. S'il est possible que le comité-goguette m'aide à les assumer, ce sera le bienvenu. Bien sûr, rien n'est obligatoire.

Avec les comités-goguettes faisons revivre la festivité traditionnelle partout, et sans avoir spécialement besoin de financements, courses humiliantes, pénibles et risquées aux subventions. Faisons renaître la Corda Fratres en France et ailleurs, au Brésil, en Angleterre, en Russie, partout. Pour la large floraison des relations facultères des étudiants du monde ! « Facultères » est un mot qui définit ici des relations fraternelles et festives organisées entre écoles, villes universitaires ou au sein de branches d'études, comme cela a été préconisé pour la réussite de la Corda Fratres.

La Corda Fratres est l'organisation mondiale fraternelle et festive étudiante, ni politique, ni religieuse, ni commerciale, ni humanitaire. Elle prospéra sur les cinq continents de 1898 à 1914. Et disparu victime de faiblesses d'organisation interne (sections nationales, centralisation, tutelle des anciens) et d'événements politiques circonstanciels (venue au pouvoir du fascisme en Italie).

La Corda Fratres manque aujourd'hui dans le monde. Je propose qu'elle renaisse.

Sa renaissance ne réclame pas de financements, mais de l'intelligence et du cœur.

Pour connaître son passé, lisez l'article Corda Fratres que j'ai écrit dans la Wikipédia en français.

Poursuivons l'œuvre festive et fraternelle d'Efisio Giglio-Tos, fondateur de la Corda Fratres en 1898 ! Pour le connaître, lisez l'article Efisio Giglio-Tos que j'ai écrit dans la Wikipédia en français.

Basile, philosophe naïf, Paris le 24 octobre 2014

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