jeudi 28 novembre 2013

178 SMIC et SDF

En août 1944, les résistants des Forces françaises de l'intérieur s'emparèrent de la mairie du 14ème arrondissement de Paris. L'un d'eux, communiste, vint s'asseoir dans le fauteuil du maire et devint ainsi le maire communiste de la Libération.

Quelques mois après, le manque de combustible, les désordres divers, faisaient que les habitations du parc municipal n'étaient pas chauffées.

Le maire se fit alors très mal voir par certains en déclarant : « tant que ces habitations ne seront pas chauffées, la mairie ne le sera pas non plus. »

Cette anecdote m'a été racontée par ma mère.

Elle m'a inspiré deux propositions :

Je vois de gras politiciens bien vêtus nous expliquer que notre salaire minimum, le SMIC, ne doit pas augmenter.

Je propose que tous ces gens-là soient rémunérés au SMIC.

150 000 habitants de notre pays sont des SDF. Et dorment sous la tente, dans une caravane, dans des gourbis infâmes ou dans la rue.

Je propose que tant qu'un seul habitant de notre pays dormira sous la tente, dans une caravane, dans un gourbi infâme ou dans la rue, tous les politiques en place, président de la République inclus, soient « logés » pareillement.

Je ne doute pas alors, que comme par enchantement, le SMIC augmentera très vite et très largement. Et tous les SDF trouveront très vite un logement décent.

Chiche !

Basile, philosophe naïf, Paris le 28 novembre 2013

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