mardi 6 septembre 2016

643 Quelques remarques sur la sexualité et l'inceste

Pour une femme, sa sexualité, directement ou indirectement, est toujours liée à la grossesse, l'accouchement, l'allaitement et la maternité en général. À sa sexualité est associé un organe, le clitoris, dont la fonction apparaît complètement détachée de la reproduction et n'avoir pas d'autre usage que jouissif. Pour toutes ces raisons, il est impossible pour un homme d'avoir une claire conscience de la sexualité féminine. Car il ne peut pas, par définition, se retrouver enceint, accoucher, allaiter et être mère. Il ne possède pas de clitoris, ni de vagin. Il ne vit pas les problèmes féminins, qu'ils relèvent de la peur du viol, des conséquences de l'avortement ou des infections vaginales telle que l'endométriose, etc. Les propos d'hommes prétendant définir et expliquer précisément la sexualité de la femme et ce qu'elle ressent relèvent de l'escroquerie intellectuelle.

Les pratiques sexuelles varient selon les sexes, les régions et les époques. C'est pourquoi, par exemple, Parisien né à Paris et vivant à Paris, je peux parler de ce que je ressens en ma qualité d'homme de 2016 vivant à Paris. Je ne saurais dépeindre précisément par moi-même ce que vit une femme. Quand je le fais, c'est à partir des propos que j'ai entendu émanant de femmes vivant à une époque et dans une région précise. Je mets en rapport leurs propos avec ce que je sais des hommes. Ce qui m'amène à déterminer en particulier que le grand problème posé aux femmes par les hommes est qu'ils veulent baiser en permanence. Et pourquoi ? Parce que la pratique quotidienne de la masturbation détraque l'appétit sexuel masculin.

Un médecin viennois né en 1856 a laissé d'intéressants écrits rapportant ce que des hommes tels que lui pouvaient ressentir sexuellement. Curieusement, il en est venu à prétendre parler à leur place, expliquer quels étaient leurs besoins et leurs motivations. Il a étendu sa prétention explicative aux femmes, ce qui est parfaitement risible. Ce médecin du nom de Freud étant très fier de son zizi en a conclu que les fillettes souffraient de ne pas en avoir un. Il a également expliqué que les garçons croient que les mamans chient leurs bébés, ce qui est manifestement une croyance de son temps et son milieu.

Freud ne supportait pas d'être castré du clitoris. Jaloux des femmes qui en possède un, il a voulu rabaisser ce bel organe féminin au rang d'auxiliaire du vagin roi recevant le pénis empereur.

Bizarrement, les conclusions prétendument universelles aux deux sexes de Freud ont été présentées comme concernant tous les humains de tous les pays et toutes les époques. Encore aujourd'hui, les fables freudiennes sont présentées par un certain nombre de personnes comme la vérité révélée sur la sexualité humaine. Freud a fait de l'interdit de l'inceste un fondement de sa théorie. Pour se rassurer, quantité de commentateurs se complaisent à insister sur le fait que toutes les cultures, toutes les civilisations ont prohibé l'inceste. C'est peut-être vrai, mais l'être humain est et reste à la base un animal qui ignore l'interdit de l'inceste. La plupart des humains sans doute respectent cet interdit. Mais pas tous, et l'inceste fait aussi partie des fantasmes sexuels. Quand inceste il y a, ce qui ne semble pas si rarissime que ça, peuvent se former des couples clandestins ou tolérés. Il est interdit d'en parler ouvertement. Jusque dans les années 1980 en France et à Paris on lisait que l'inceste interdit par toutes les cultures n'existait pas. Depuis, on a cherché à continuer à interdire le débat en donnant au mot inceste un sens très restrictif : celui de viol commis par un ascendant. Le sens plus général du mot disparaissant au profit de ce sens très restrictif. Mais, pour en revenir à Freud, selon lui la construction de la personnalité reposerait sur le dépassement de l'attirance sexuelle pour le parent du sexe opposé. Le problème posé ici est double : d'une part, qu'est-ce que ça signifie « la construction de la personnalité » ? D'autre part, j'ai eu l'occasion de fréquenter des personnes ayant vécu durant des années une relation dite incestueuse et qui avait bel et bien une personnalité. Elle était même riche et pas moins que celles de personnes n'ayant pas connu l'inceste.

Basile, philosophe naïf, Paris les 5 et 6 septembre 2016

lundi 5 septembre 2016

642 Les jeunes filles à la recherche de l'absente harmonie

Il ne me semble pas avoir dans mon apparence de quoi spécialement séduire les jeunes filles. C'est pourquoi je suis toujours perplexe et intrigué quand il me semble à l'occasion attirer l'attention d'une d'entre elles. Plusieurs explications possible sont envisageables. Que ce soit juste un jeu de séduction. Ou que je ne sois pas spécialement le sujet d'intérêt précis mais que je tombe sur des personnes « qui tirent sur tout ce qui bouge ». Ou que je personnifierais un fantasme qui ne me correspond nullement, genre l'homme d'expérience initiateur de plein de choses. Enfin, l'explication la plus probable est qu'en fait à mon contact elle laisse apparaître la recherche de toute autre chose qu'une aventure, même si ça peut en avoir l'apparence.

L'écrasante majorité des garçons, puis des jeunes hommes, des hommes et des vieillards leur vie durant se droguent aux endorphines d'origine masturbationnelle. Leur pratique toxicomaniaque démarre vers l'âge de 12, 13 ou 14 ans. Comme le disait une fillette écœurée âgée d'une douzaine d'années dont j'ai lu un jour l'interview : « à partir d'un certain âge les garçons ne pensent qu'à ça. »

Ce qui amène chez les jeunes filles et les femmes une très grande résignation. Elles se disent : « les hommes sont tous cons. » Ou bien : « ce sont tous des petits garçons. » Que leur reste-t-il aux femmes comme amour ? Celui des petits enfants, de certains adultes qui, pour des raisons morales évitent de chercher à les draguer, des femmes quand ce sont de bonnes copines. Et les hommes représentent pour les femmes la partie sinistrée de l'amour. Ils leur paraissent tous obsédés du slip.

Cependant, au fond cette vision des hommes est insupportable. Les jeunes filles espèrent autre chose, même si elles vont intellectuellement penser que malheureusement ça n'existe pas. Le besoin d'harmonie est ancré en elles. Alors des fois elles le laissent apparaître. Mais attention ! Dans notre société, comme l'harmonie n'existe pas ou si peu, les apparences sont trompeuses. Une jeune fille en quête d'harmonie fera penser à une jeune fille en quête d'aventure. Cette quête sera difficile.

Une jolie fille me disait très récemment qu'on pouvait « essayer », c'est-à-dire accepter une aventure en espérant la voir se transformer en histoire d'amour. Elle avait essayé avec un jeune homme de son entourage et ça avait été un échec. La question qu'elle ne s'était pas posée ici et que j'aurais l'occasion de lui poser est celle-ci : « tu cherchais très précisément quoi ? Et si, au lieu de chercher à faire l'amour à l'essai vous vous en seriez tenu seulement et uniquement à vous faire des câlins, le résultat aurait-il été pareillement décevant ? » Car le problème est là : vouloir faire coïncider le rapprochement entre un jeune homme qui se drogue aux endorphines masturbationnelles et détraque avec son appétit sexuel, et une jeune femme qui cherche l'harmonie.

La sexualité n'est absolument pas identique s'il s'agit de l'homme ou de la femme. Une femme peut tout à fait bien vivre en se passant des hommes, alors qu'il est bien moins évident pour un homme de se passer des femmes. Quantité de femmes, à force d'être emmerdées par des hommes obsédés de la queue finissent par choisir de vivre seules. Une jolie fille de dix-huit ans me disait récemment : « l'amour ? En général ça ne marche pas. Je préfère me consacrer à mes études. » Elle paraît joyeuse et pleine de vie. S'occupe de plusieurs associations culturelles étudiantes et se passe des garçons. Il me semble moins probable de voir une telle situation vécue aussi bien par un jeune homme du même âge. Certaines jeunes filles, à force de se gaver de pornographie via Internet cherchent à prendre le taureau par les cornes. Elles font du « rentre dedans ». Prennent des attitudes très provocantes inspirées des vidéos et photos pornographiques. Elles font probablement le bonheur des dragueurs et finissent par se lasser. Moi, quand je les rencontre, elles me surprennent, sans plus. On s'habitue à tout, même les situations les plus étranges et les plus inattendues. Ces comportements désespérés ne mènent pas à l'harmonie homme femme qu'il est possible de trouver.

Basile, philosophe naïf, Paris le 5 septembre 2016

dimanche 4 septembre 2016

641 Quelques remarques sur la sexualité

J'ai écrit que c'est la guerre entre l'ensemble des hommes contre l'ensemble des femmes. C'est parfaitement vrai. Ainsi, par exemple, quand j'ai offert récemment à une jolie fille un poème exaltant son sourire, elle s'est inquiétée et empressée de me questionner pour s'assurer que ce n'était pas « une déclaration d'amour ». Parce qu'une « déclaration d'amour » n'est pas autre chose qu'une prétention à disposer d'un droit d'entrée, de préférence permanent et exclusif, dans le cul de la personne « aimée et possédée ». C'est un acte de guerre sexuel, quand bien-même on le prétendrait l'expression de « l'amour », terme vague qui sert à justifier tout et n'importe quoi.

Cette jeune fille m'a raconté aussi qu'il pouvait arriver qu'on fasse l'amour à l'essai, des fois que ça marche. A mon avis c'est une grossière erreur. On n'essaye pas cet acte. On le fait si on en a un désir authentique, sinon il est infiniment préférable d'éviter un tel bricolage.

Je lui ai expliqué que quantité de jeunes gens se masturbaient en remplaçant leur main par le vagin d'une fille. Elle m'a dit qu'elle espérait que ce ne soit pas le cas avec son copain. À mon avis, si elle se pose cette question, la réponse est oui. Car l'approche du sexe est consumériste. L'amour peut être là. Mais la pratique sexuelle est bancale et risque de ruiner à terme les sentiments si beaux et authentiques soient-ils. Il faut faire attention, et éviter de se prendre les pieds dans le tapis des pratiques traditionnelles. J'en sais quelque chose, ayant connu le problème.

Quand j'ai lu en public le texte numéro 636 de mon blog philosophique, une dame m'a écrit ensuite qu'elle savait ce que c'était que la sexualité. Et, en vertu de cette connaissance considérait mon propos d'un œil critique.

Si je dis que moi qui suis un homme je sais ce qu'une femme ressent en accouchant, on me traitera et avec raison de fumiste. Si je dis que je sais précisément ce qu'une femme ressent en regardant son bébé, pareil. Si je dis que je sais précisément ce qu'une femme ressent en faisant l'amour, je serais aussi considéré comme un fumiste.

Or, dire qu'on sait ce que c'est « la sexualité » en général, vue aussi bien du côté masculin que féminin est un propos courant. Comme c'est abusif ! Pour ma part, homme je ne prétendrais jamais savoir plus que ce qu'un homme de ma région et mon époque ressent, rien de plus. Mais les fumistes sont légions et on n'y fait guère attention.

Je me souviens qu'une dame très connue a écrit des livres entiers où elle prétend ainsi expliquer, par exemple, ce qu'un garçon ressent précisément dans le domaine sexuel. Il y a de quoi s'esclaffer. Pourtant, on ne le fait guère tant on est habitué à avoir affaire à des fumistes des deux sexes qui prétendent à un savoir global et universel !

On voit même des auteurs, le plus souvent masculins, qui prétendent décrire en long, en large, en travers et en diagonale ce que ressentent en général et précisément dans la vie les personnes du sexe opposé au leur ! C'est à pisser de rire ! Une telle prétention a pour effet immédiat de clore le débat entre les hommes et les femmes, renvoyant chacun dans son coin du ring de boxe. Je ne sais pas précisément par moi-même ce que ressentent les femmes. En revanche, je peux discuter avec elles, les écouter. C'est un débat très enrichissant. Ainsi, par exemple, j'ai dit à une jeune fille cet été que le problème des garçons est qu'ils voulaient trop et trop souvent faire l'amour avec les filles. Elle a aussitôt rectifié mon propos en me disant : « non, le problème est qu'ils veulent trop souvent ». J'ai intégré cette remarque à ma réflexion et mes propos. Toutes les autres femmes à qui j'en ai parlé depuis m'ont confirmé que le problème entre hommes et femmes se posait ainsi.

Basile, philosophe naïf, Paris le 4 septembre 2016

samedi 3 septembre 2016

640 Prévention et thérapie du viol

Le principal et premier problème de l'Humanité n'est pas la misère, les guerres, la famine, la destruction et la pollution de l'environnement, l'opposition nomade sédentaire, la criminalité en général, l'ignorance et l'analphabétisme, la maltraitance des enfants. Le principal et premier problème de l'Humanité, c'est la maltraitance de la femme par l'homme, en premier chef le viol. Car, tant qu'un peu moins de la moitié adulte de l'Humanité sera en guerre contre le reste de l'Humanité adulte, comment voulez-vous que puissent être résolu n'importe lesquels des autres grands problèmes de l'Humanité ?

Le viol, quand il est commis reste le plus souvent impuni, voire absout, encouragé et pire, c'est la victime elle-même qui est très fréquemment culpabilisée.

Quelques chiffres terrifiants : selon un sondage 60 % des hommes au Canada se déclarent prêts à violer au cas où l'impunité serait assurée pour ce crime. 25 % des hommes en Afrique du Sud déclarent avoir commis un viol, souvent en réunion. 65,1 % des Brésiliens déclarent que les femmes « provocantes » méritent le viol. Et les propos entendus quand un important homme politique français fut accusé de viol il y a quelques années ne sont guère plus encourageants. Un célèbre journaliste parisien déclara, au vu du fait que la plaignante était une femme de ménage d'un grand hôtel new-yorkais : « ce n'est qu'un troussage de domestique. » Un ancien ministre français de la culture eu ces mots : « il n'y a pas mort d'homme. »

Le viol amène des questions : comment le prévenir ? Comment soigner les victimes ?

Il serait bon d'ouvrir le débat sur le viol et sa fréquente impunité. Sachant que sur l'échelle des incivilités sexuelles on commence avec des petites blagues « uniquement pour rire » et on fini avec le viol et le meurtre. Le meurtre d'une femme parce qu'elle est une femme est défini dans certains pays par un terme spécifique : le féminicide. On pourrait ajouter un autre terme : le lesbicide. Car si on en croit des articles sur Internet, des femmes sont assassinées en particulier en Afrique du Sud, simplement parce qu'elles sont lesbiennes. Ce mot existe déjà en anglais.

Il ne faut pas passer le temps à dénoncer les abus antiféminins commis dans divers pays et oublier ceux qui se commettent chez nous. Parler de certains crimes commis dans des pays étrangers et lointains sert souvent à dissimuler ce qui se fait de mal en Occident et en France. Et notamment la mansuétude à l'égard des violeurs, jusque y compris dans des articles sensés dénoncer le viol.

Un exemple que j'ai relevé dans un article très récent sur Internet. On y parle de l'avortement sélectif des fœtus féminins, du déficit de naissances féminines qui en résulte en Inde. Pour ajouter que c'est le manque de filles à marier qui fait augmenter à présent le nombre de viols. Ce propos apparemment anodin est parfaitement ignoble. Car il laisse entendre que si on manque de femmes c'est parfaitement logique, naturel, automatique, allant de soi de violer des femmes. Pour ma part, tout en rêvant de rencontrer une femme j'ai passé à plusieurs reprises de longues périodes, jusqu'à dix ans, sans avoir l'occasion de « faire l'amour ». Je n'en suis pas devenu un violeur pour autant ! À lire l'article, on croirait que l'homme violeur est absout, car le pauvre, il lui manque un trou à remplir avec sa bite dans le cadre du mariage.

Et ces pauvres Indiens, il leur manque pour soulager leurs couilles des filles à marier. C'est donc que les filles à marier servent ici de vide-couilles aux maris. Ça les calme un peu et ils ne violent plus que discrètement, « dans le cadre du mariage », leur femme ou leurs filles ! Quelle belle estime ici pour le mariage !

Notre société est malade. Ses condamnations du viol sont quelquefois des condamnations des victimes de viols. Ainsi, quand parlant du viol incestueux certains commentateurs parlent de « meurtre psychique ». Pensent-ils à l'effet de ces mots sur les victimes survivantes ? Elles n'auraient guère plus autre chose à faire que se supprimer !

Pour prévenir les viols, il faut mettre en garde les hommes sur l'origine de ceux-ci. Il s'agit d'un dérèglement de l'appétit sexuel combiné avec les effets d'une mauvaise éducation machiste. Le dérèglement de l'appétit sexuel est causé par la pratique régulière de la masturbation à partir de l'âge de 12-13-14 ans. Au bout de dix années de branlette quotidienne le garçon se sera branlé 3650 fois ! Et on prétend que ça n'a aucune conséquence psychologique et physiologique ! Bien sûr, de nos jours, dès qu'on critique la sacro-sainte masturbation on se fait traiter de curé. Car les curés ont condamné la masturbation en tous cas manuelle. Ils ont aussi condamné la guerre ou la torture. Si on condamne la guerre ou la torture, se fait-on traiter de curé ? Mais mettre systématiquement en doute et tourner en dérision ceux qui critiqueraient la baise tout azimuts est très à la mode aujourd'hui. On le fait souvent chez nous en faisant référence aux curés, au pape ou à la religion.

Il faut dire à tous les hommes : « branlez-vous si vous voulez. Mais sachez que cet acte qui n'est pas anodin, ne fait pas forcément du bien même s'il est agréable. Car il perturbe votre appétit sexuel, ce qui a pour résultat d'engendrer une discorde entre vous et les filles. Vous aurez envie tout le temps de baiser, elles non. Quant à la pornographie, c'est une saloperie commerciale qui renforcera le désaccord affectif entre les filles et vous. » Il faut que les hommes soient conscients de l'existence de la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine. Après, c'est à eux de prendre leurs responsabilités et faire leurs choix de vie.

Il faut également mettre en place une thérapie efficace, c'est-à-dire des soins efficaces pour les violés. La violence physique et morale sans limites du viol se soigne par la douceur physique et morale strictement encadrée.

Un viol est une blessure. On ne saurait soigner une blessure simplement avec des propos doux et rassurants, même s'ils aident à soulager la souffrance. Il faut des soins physiques. Le viol est une agression violente. Il faut en réaction contre elle donner des caresses pacifiques et rassurantes. Dans un cadre correctement éclairé, en présence de tiers proches, faire de douces caresses sur des parties sensibles de la victime non connotées comme « sexuelles ». Telle est la base du traitement.

Ces parties non connotées comme « sexuelles » sont la tête, le cou, le haut du dos, les bras, les jambes au dessous des genoux. Il faut que la personne violée se ré-apprivoise progressivement au contact tactile rassurant. Ce genre de traitement s'effectuant bien sûr avec un patient habillé autant qu'il est possible sans contrarier les soins. La caresse sera similaire à celle donnée par les petits enfants. Il s'agit d'un toucher particulier et très doux difficile à expliquer ici avec des mots.

La seule difficulté pour mettre en place de tels soins étant l'hégémonie des traitements verbeux ou médicamenteux aujourd'hui privilégiés. Sans compter qu'il existe un pouvoir des spécialistes médecins ou non qui verraient d'un mauvais œil des soins concurrents des leurs. Surtout s'ils se révèlent plus performants et efficaces. Beaucoup de traitements de personnes choquées, notamment par des viols, sont également des sources de revenus non négligeables. Ce qui sera une raison de plus pour certains profiteurs de s'opposer à des traitements basés sur des caresses. Si par chance les résultats sont rapides et positifs, les spécialistes traditionnels actuels mis au chômage n'apprécieront pas. Ni les laboratoires pharmaceutiques commercialisant des spécialités dont on n'aura alors plus besoin. Le traitement des violés est aussi une source d'argent et un enjeu commercial. Certains défendront d'abord leur gagne-pain avant la santé des victimes. C'est à ces dernières et leurs amis qu'il appartiendra de mettre en place ces nouveaux traitements à base de caresses.

Basile, philosophe naïf, Paris le 3 septembre 2016

jeudi 1 septembre 2016

639 Les garçons qui font semblant d'atteindre « l'orgasme »

Quand on parle du « plaisir sexuel », il est courant d'évoquer le fait que beaucoup de femmes font semblant de jouir. Elles le font parce qu'elles s'ennuient durant l'acte sexuel. Et cherchent à l'abréger au plus vite en excitant l'homme afin qu'il finisse « sa petite affaire ». En revanche, on n'entend pas parler des hommes qui font semblant. Une des raisons est que le mythe de l'homme toujours et facilement satisfait sexuellement participe de sa pseudo-supériorité sur la femme.

Avant d'arrêter, j'ai longtemps consommé de la pornographie. Quand on observe avec attention des vidéos ou photos pornographiques sur Internet, on peut chercher à décrypter les visages des « acteurs » et « actrices ». Il est fréquent de constater que visiblement ils s'ennuient. Ce qui est frappant c'est la misère sensuelle des scènes. On ne s'intéresse qu'à l'acte sexuel. On néglige tout le reste. Des femmes nues et magnifiques ne reçoivent aucune caresse. On pourrait penser que c'est là une exigence des scénarios. C'est ce que j'ai pensé. J'ai à présent une autre explication.

La pratique régulière de la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine amène un effondrement de la sensibilité corporelle masculine. Au cours des années, j'ai pu ainsi voir ma sensibilité corporelle s'évaporer. J'attribuais ce phénomène à des « problèmes psychologiques », à l'existence de longues périodes sans échanges sexuels. Alors que le problème aurait en fait une autre source : la pratique régulière de la masturbation qui tend à effacer la sensibilité masculine générale.

L'arrêt de la masturbation et de la pornographie rendrait-elle cette sensibilité corporelle disparue ? Pour moi il est trop tôt pour le dire. Ce qui est certain en revanche, c'est qu'il suffit de quelques mois de sevrage pour trouver une tranquillité et une sensibilité considérablement accrues. Pouvoir vivre l'amour d'une manière riche et désintéressée est un acquis très précieux.

Il est bien évident que quantité de garçons font semblant d'apprécier l'acte sexuel, mais en fait s'ennuie durant celui-ci. Sinon, ils ne s'empresseraient pas de quitter leur copine ! Un vieil ami me disait : « si les hommes jouissaient vraiment chaque fois qu'ils font l'amour, ça se saurait ! »

Mais les « contes et légendes » du sexe ont la vie dure ! On peut encore lire des articles où très abusivement l'éjaculation est présentée comme synonyme d'un extraordinaire plaisir baptisé « orgasme ». Où les caresses sont traitées de « préliminaires » ou « postludes » du coït roi.

L'effondrement de la sensibilité masculine causé par la masturbation s'accompagne du refus des femmes de se laisser trop prendre par des caresses s'il y en a. Les relations sensuelles entre homme et femme se vident complètement de leur contenu. À force de vouloir arbitrairement faire sexe le plus possible, on finit par ne plus rien faire du tout. L'acte sexuel artificiellement isolé et ramené est une chose triste. On le voit même justifié comme un acte hygiénique au même titre que « se brosser les dents » ! Se brosser les dents prévient la carie dentaire. Faire l'amour préviendrait la carie sentimentale de la « séparation ». Mais la « séparation » est-elle possible entre deux personnes qui n'ont rien à se dire ? Elles sont déjà séparées ou n'ont jamais été vraiment ensemble! On invoque les méfaits de « la routine ». Mais parle-t-on de la routine des vacances qui nous ôterait l'envie d'en profiter ? Non, il s'agit d'autre chose. De la tâche impossible d'adapter la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine à la relation entre un homme et une femme. On en vient à invoquer les « engagements », les « sentiments durables » et autres concepts destinés à étayer une maison dépourvue de fondations, bâtie sur du sable et en voie de désintégration. On invoque l'ébriété endorphinique des premiers moments de la rencontre. En ces occasions les amoureux sont saouls d'endorphines. Ce serait un modèle à suivre. Mais la vie peut-elle se résumer et avoir pour but l'ivresse ? Après l'ivresse on cuve, que ce soit des endorphines ou de l'alcool. Et on se réveille.

Basile, philosophe naïf, Paris le 1er septembre 2016

638 À quoi correspond « l'adolescence » chez les garçons ?

Qu'est-ce que « l'adolescence » chez les garçons ? C'est l'entrée pour les garçons dans la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine. Ils deviennent endorphinomanes du fait de la pratique régulière de la masturbation. Comme cette toxicomanie détraque leur appétit sexuel, les garçons vont chercher en permanence à baiser. Ils vont harceler les filles, qui vont se dérober à eux. Le trouble qui résultera de cette situation insatisfaisante et incompréhensible pour les garçons pourra amener chez eux divers comportements détestables.

Ne comprenant pas leur rejet par les filles certains garçons vont choisir le suicide comme solution à l'impasse et la souffrance vécues. D'autres vont agresser les filles et chercher à les violer. On relèvera aussi divers comportements « pas catholiques » avec des filles familialement proches. Ils pourront prendre un caractère d'inceste plus ou moins accompli. Un jeune homme plutôt rock'n roll qui voulait me résumer son adolescence me disait, d'un air entendu : « tu sais, j'ai six sœurs. » Enfin, la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine est à l'origine de commerces prospères : prostitution et fabrication et diffusion d'images pornographiques. Ces images étant même fournies avec d'autres accessoires dans des boutiques à masturbation. On les appelle des « sex shops », on pourrait plus précisément les baptiser masturbariums.

L'insatisfaction et l'énervement causés par leur appétit sexuel détraqué par la masturbation amènent fréquemment agressivité et fainéantise chez les garçons « adolescents ». L'échec scolaire des adolescents de sexe masculin est un grand classique de la désolation des parents. Mais se droguer aux endorphines masturbationnelles et travailler à l'école sont souvent des choses incompatibles. La drogue et le travail ne font généralement pas bon ménage.

Les filles adolescentes, de leur côté, vont souvent beaucoup mieux travailler à l'école. Le harcèlement sexuel les éloignant des garçons et les études servant d'auto-valorisation et pour fuir une réalité relationnelle trop glauque.

Il existe dès la petite enfance une diversité masculin féminin. Avec l'arrivée de la toxicomanie masturbationnelle endorphinique masculine, cette diversité devient aussi une division entre les femmes harcelées sexuellement et les hommes harceleurs sexuels. Division qui pourra confiner finalement à l'isolement, au sentiment de solitude vécu par de nombreux individus. Quand ces personnes auront des enfants, il ne sera pas rare aujourd'hui qu'elles se séparent. Que se forment des familles mono-parentales, pour la majorité d'entre elles organisées autour de la mère. L'éclatement des familles a pour base la plus fréquente que les femmes ne supportent plus la pression d'un harceleur sexuel à domicile, doublé souvent d'autres défauts qu'on ne pardonne pas à quelqu'un qui vous énerve. Une amie qui divorçait me disait, parlant de son mari qui voulait absolument baiser avec elle : « le pauvre, il ne se rend pas compte que ça ne m'intéresse pas ». La même amie pour clore dix années de mariage me disait : « je ne supportais plus d'avoir trois enfants à la maison, les deux miens et leur père. »

L'âge ingrat n'a pas de mystère. Il arrive quand les parents découvrent face à eux un enfant qui n'est plus un enfant mais un drogué aux endorphines masturbationnelles. Ou une enfant souffrant de se retrouver au contact de ce genre de drogués. Ne sachant comment régler le désordre régnant dans le domaine des amours, désordre causé par la pratique masturbationnelle masculine, les jeunes vont se tourner dans toutes sortes de directions. Rêver à des êtres fabuleux, des relations fabuleuses, des solutions imaginaires à leur mal-être. Ils en voudront aux parents qui les laissent souffrir sans leur apporter de solution. La solution est en chacun de ceux qui cherchent : l'arrêt de la masturbation et de la pornographie chez les uns, la conscience claire de leur situation chez les autres.

Basile, philosophe naïf, Paris le 1er septembre 2016

637 La situation inextricable de la relation homme femme

Le trouble masturbationnel chez l'homme, qui consiste à pratiquer régulièrement la masturbation dès l'âge de 12-13-14 ans, détraque son appétit sexuel. Il va solliciter en permanence la femme pour la baiser. Celle-ci plus authentique, moins dégradée par sa culture que l'homme, se retrouve en opposition avec lui.

Ce conflit a laissé sa marque dans notre culture. S'agissant d'avances sexuelles il est classique de dire : « l'homme propose, la femme dispose ». Il serait plus juste de dire que le plus souvent l'homme harcèle, agresse, et la femme fuit.

Toujours sous l'influence de l'état détraqué de la société humaine du fait de l'endorphinomanie masturbationnelle masculine, il est classique de dire qu'en amour l'homme « a l'initiative ».

Il est également courant de voir des femmes attirées sexuellement par un homme agir avec des ruses de Sioux pour faire croire à l'homme que c'est lui qui a l'initiative. Elles ont d'autant plus raison que habitués à se croire les seuls à décider, la plupart des hommes rejettent les femmes trop ouvertement sexuellement entreprenantes.

De leur côté, le rôle des femmes sera difficile à tenir. Déjà si une femme veut simplement des bisous, des câlins, des embrassades sans « passer à la casserole », il lui sera autant dire impossible d'exprimer et imposer ses désirs.

Si elle cherche à plaire, la femme craindra aussi de se faire emmerder voire carrément agresser. La solution consistant à ne pas plaire pour être tranquille sera courante. Combien de femmes s'habillent aujourd'hui à Paris le moins fémininement possible pour avoir la paix ?

De ce point de vue la vision de films français des années 1960, par exemple ceux de Jacques Tati, est fort instructive. Les tenues féminines sont souvent beaucoup plus jolies qu'aujourd'hui. L'évolution des mœurs, le harcèlement subit en permanence a convaincu nombre de femmes de s'habiller « baggy », c'est-à-dire « sac » en anglais. D'éviter de porter des robes et se mettre en jeans.

Le jean est le voile occidental des jambes des femmes parisiennes.

Une conséquence de la situation conflictuelle homme femme ce sera les conflits entre hommes et entre femmes causés par le manque d'amour. Privées de l'amour dont elles ont tant besoin quantité de femmes en viennent à se disputer avec d'autres femmes. Le même phénomène réciproque existe chez les hommes.

Rendus malheureux par la situation de l'amour, ne comprenant pas le pourquoi et le comment de la situation, des hommes, des femmes, recherchent au plus près les responsables de cette très douloureuse situation.

Elle est d'autant plus difficile à comprendre et analyser qu'elle comprend le problème d'une toxicomanie endorphinique chez l'homme. Avec tous les troubles qu'une toxicomanie peut entrainer et qui dépassent la logique, l'intelligence et l'intérêt bien compris.

Certains hommes, à force de rejeter sur la femme la responsabilité d'une situation invivable dont ils sont les premiers responsables, vont jusqu'à l'assassinat de leur compagne. Les « crimes passionnels » sont l'expression criminelle du trouble général des relations homme femme.

Basile, philosophe naïf, Paris le 1er septembre 2016