lundi 30 avril 2018

958 Histoire de l'Humanité

L'histoire de l'Humanité compte trois parties, dont une révolue, une en train de disparaître et une troisième et dernière en train d'apparaître. Avant ces trois parties ça était l'époque des Temps primitifs. C'est-à-dire quand les humains suivaient exactement leur instinct primitif initial et rien d'autre. Vers la fin des Temps primitifs, les humains par jeu commencent à inventer des industries. Elles vont interagir sur eux et entraîner l'éclosion de leur conscience en particulier saisonnière et temporaire. Ils acquerront ainsi la conscience de l'écoulement du temps et du retour des saisons.

En ces temps-là ils réaliseront qu'à divers moments, pour des motifs inconnus et mystérieux, les femmes se retrouvent grosses et mettent au monde les enfants. Cette découverte les frappera, les émerveillera et les amènera à magnifier la femme. Ce sera le début du premier temps de l'histoire humaine : le temps de la femme, parfois aussi baptisé « matriarcat ».

Une amie, Nathalie, m'a fait remarquer que cette époque d'adoration de la femme se caractérise par des statuettes représentant des femmes aux seins énormes, au ventre proéminent, au sexe hypertrophié. Ces figurines, telle la Vénus de Willendorf ou la Vénus de Lespugue, soulignent le caractère reproducteur de la femme. Fonction qu'elle occupe alors pour des raisons mystérieuses. Les humains n'ont pas encore fait le rapprochement entre l'acte sexuel et la grossesse qui en résulte éventuellement. Ces statuettes ont environ vingt-cinq mille ans d'âge.

Au temps de la femme ou matriarcat va succéder le temps de l'homme ou patriarcat. Ce temps débute il y a plus de dix mille ans. Nous en vivons présentement la fin. Cette fin a commencé vers 1840. Pour comprendre la fin du patriarcat il faut comprendre et analyser son début.

Il y a plus de dix mille ans les humains font une découverte bouleversante. C'est l'homme qui déposant sa semence dans le sexe féminin provoque la grossesse. Mais les humains n'auront aucune conscience de l'existence de l'ovulation. Ils en concluront que la femme est une sorte de terre passive où l'homme actif dépose sa graine. D'où la conclusion que la femme n'est rien et l'homme est tout. Cette manière erronée de considérer la reproduction est au moins contemporaine de l'invention de l’agriculture et de l'élevage. C'est pourquoi on peut la dater approximativement en fonction des vestiges des débuts de ces deux activités.

Cette croyance dans la prééminence de l'homme sur la femme créera un immense déséquilibre. L'homme se verra supérieur et dominant, propriétaire de « sa terre », la femme. Ça le rendra fou.

C'est de bonne foi qu'il va ainsi se tromper. L'ovulation, il ne sait pas ce que c'est. Elle ne sera décrite par deux géniaux médecins français que vers 1840. L'un, Félix-Archimède Pouchet est de Rouen, l'autre, Charles Négrier est d'Angers. Fait significatif, leur immense découverte n'est pratiquement pas mentionnée. En tous cas elle n'est pas reconnue à sa juste valeur qui est immense.

Le patriarcat a perdu son origine, sa justification, sa raison d'être, il doit et va disparaître. Sa source s'est tarit il y a un peu moins de deux siècles. Ensuite ce sera le temps de l'union ou de l'amour. Après le matriarcat et le patriarcat viendra ce que j'ai appelé « le nazdarisme » : la bonne entente entre l'homme et la femme, sur une base pacifique et égalitaire. Cet avènement prendra peut-être encore un ou deux siècles. Ce qui est bien peu en regard de la durée des deux premiers temps de l'histoire de l'Humanité. Ce sera aussi la fin des guerres et le début de la paix perpétuelle à laquelle rêvent bien des humains depuis plusieurs milliers d'années. Nous ne verrons sans doute pas cette époque, mais nous pouvons toujours aller dans son sens. Favoriser sa venue et avoir confiance dans l'avenir de l'Humanité. Qui reposera enfin sur le Bonheur, la Paix, la Tendresse et l'Harmonie.

Basile philosophe naïf, Paris le 30 avril 2018

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