samedi 20 juin 2020

1338 La bande à Nadette - Hommage à la bande, sa reine et ses sujets.

Réunie par des parties de scrabble
Mémorables,
C'est la bande à Nadette,
Qui, à grands coups de brette
Porte des jugements que rien n'arrête
Sur les hommes les plus bêtes
Qui les entourent
Et lui font des beaux discours.
Parmi ces femmes
Je suis une femme
Avec une queue
De cheval,
Mais non ! J'ai les cheveux plutôt courts,
Et c'est bien normal.
Que l'on soit
À peine un arbre,
À peine bouleau,
À peine mélèze,
À peine hêtre,
On est toujours à l'aise
Au sein de cette bande
Sympathique !
Certains croient
Que je suis un Argentin
Qui s'éclaire à la bougie,
Et bandonéon
C'est son instrument
Et son éducation.
Je ne ferais pas ici
Mon portrait,
L'arrêt
Du curriculum vitae
Est demandé.
Allons-y zibeline
Est un gracieux animal
Qui sent bon
De la Sorbonne les annales,
Et avec lequel
On fait des manteaux de fou rire
Qui nous mettent en joie.
Dans la bande à Nadette
Il y a, géante comme un Garibaldien
La Grande Chantal
Reine des Câlins,
Catherine Pokora
Qui danse si bien,
Quel boute-en-train !
Chantal la petite, Judith, Véronique,
La Reine Nadette
Et sa princesse consort Margaret,
Violette, Ginette,
La Déesse Automobile des Taxis Parisiens,
Terrestres et Martiens,
Princesse des Fleuristes
Et j'en passe,
De ses mérites
Je ne ferai pas la liste.
D'autres que j'oublie ici,
Qu'elles ne m'en veuillent pas,
Quand je les aperçois
Je suis tout ébloui
Et oublis leurs prénoms,
Bien que je sache
Ce qu'est l'amour,
Que je le susse
Ou que je l'ignore.
Dans la bande à Nadette
On est toujours très bien,
Vive Nadette
Notre maman d'amour !
Et vive sa bande
La bande à Nadette !

Basile
Paris, le 20 juin 2020

jeudi 18 juin 2020

1337 Entretien avec un plumeau

Aujourd'hui après midi
J'ai discuté avec un plumeau ami.
Cet ami m'a dit :
« Tu es un distributeur de bonheurs. »
C'était un plumeau
Poétique et gourmand.
Il a accepté
Le chocolat
Que j'avais apporté,
Comme il avait accepté,
La veille, un poème.
Si vous auriez vu ce plumeau
Vous m'auriez dit :
« Ce n'est pas un plumeau,
« C'est une femme belle
« Physiquement
« Et moralement.
Oui mais, c'est aussi
Un plumeau,
Car elle m'a dit :
« Aujourd'hui j'ai noué mes cheveux,
«Qui ce matin
«Etaient en désordre.
« Si je n'avais pas fait ça
« Je ressemblais à un plumeau.
Et avec sa coiffure de star
Le disant, elle était
Le plus beau plumeau du monde.
Le plumeau qui ôte la poussière d'or
Qui scintille tombée des étoiles du Paradis,
Le plumeau dont le cœur en diamant
Est plus resplendissant
Que le soleil de midi en été
Ou le ciel limpide de minuit étoilé.
Chère Claire, mon cher plumeau de rêve,
À ta santé je bois,
Car moi aussi j'aime la poésie et le chocolat.

Basile
Paris, le 17 juin 2020 https://basile-philosophe-naif.blogspot.com/

mercredi 17 juin 2020

1336 Lettre à une amie aimante et aimée

Tu m'as écrit un mail où tu exprimais ta détresse et tes doutes face aux méfaits de la vie dans le domaine créatif, où tu excelle, et professionnel, où tu souffre d'un emploi inintéressant et moralement désolant.

Je vais tenter, par ce message, te venir en aide. Je ne saurais te donner l'emploi dont tu rêves légitimement, mais souhaite très vivement te rendre par mes pensées la vie moins dure à supporter.

Mon futur père a été prisonnier de guerre durant trois années en Allemagne. Il a connu les camps de prisonniers de Sagan, Marktheidenfeld-am-Rhein et Görlitz. Il est rentré ensuite à Paris où il a vécu là où je suis né dans le quatorzième arrondissement.

Il m'a raconté quelquefois des souvenirs du stalag, nom abrégé pour kriegsgefangenenlager, c'est à dire, en allemand : « camp de prisonniers de guerre ».

C'est ainsi qu'il m'a dit un jour qu'au camp il a connu un prisonnier français qui était un boxeur professionnel. Celui-ci lui a expliqué ceci : si tu tends tes muscles abdominaux, même si tu n'es pas du tout spécialement musclé et sportif, et que tu prends un coup de poing dans le ventre, ça ne te fera pas mal. En revanche, si tu as la ceinture abdominale relâchée et que tu prends le même coup au même endroit, ça te fera extrêmement mal.

Il y a presque quarante ans j'ai rencontré un club de boxeurs amateurs très sympathique. J'ai été tenté de m'initier à leur sport pour être en capacité de défendre éventuellement une femme. J'ai pris quelques coups amicaux mais douloureux. Ce qui m'a fait bien vite abandonner l'amorce de ma carrière de terreur des rings. Cependant j'ai appris une chose.

Pour gagner un combat, on doit « monter » sur l'adversaire, c'est à dire venir sur lui. Et, pour y arriver - et en général pour combattre efficacement, - il est autant dire plus important de savoir recevoir les coups que d'en donner.

Dans la vie, c'est la même chose. Savoir recevoir les coups, tendre sa ceinture abdominale quand il faut.
J'ai le sentiment que si ta souffrance est présentement si intense c'est aussi parce que tu prends les coups de la vie pas comme une championne de boxe, mais autrement. Or tu es une personne formidable et une grande championne de boxe. C'est pourquoi je me permettrai ici, par amour pour toi, de tenter quelques conseils.

Je crois ne pas me tromper en pensant que tu as dans la vie des certitudes et tu cherches ton équilibre. Je suit un chemin différent et il me semble mieux me réussir.

La seule certitude que j'ai, c'est celle de mon incertitude. Dans le domaine spirituel, par exemple, je pense que Dieu existe, ou pas, ou autrement, qu'il y a quelque chose. En tous cas j'essaye de faire le bien et sourire à mon prochain. L'amour est une des incertitudes auxquelles je suis le plus attaché.

Trouver mon équilibre ? Sûrement pas, je cherche mon meilleur déséquilibre possible et tente chaque jour de l'affiner. C'est seulement une succession de déséquilibres qui permet d'avancer.

Voilà, la certitude de mon incertitude et la recherche de mon meilleur déséquilibre forment l'assise de ma recherche du bonheur pour moi et pour les autres. Tout au moins ceux qui m'entourent et sont à ma portée.

Tu fais partie de ces personnes amies. Et t'aimer est pour moi une de mes plus chères incertitudes. J'espère par mes mots écrits aujourd'hui que j'aurais amélioré plus encore le déséquilibre positif de nos relations.

Je t'aime infiniment et te souhaite de toute mon âme une bonne santé, un très bon moral, plein de choses positives, le plaisir de te revoir très bientôt et t'envoie mes meilleures ondes à toi, tes proches et ton chat.

Je t'embrasse très affectueusement et fait mille caresses à ton compagnon à quatre pattes.

Ton ami qui pense très fort à toi.

Basile
Paris, le 17 juin 2020

1335 Bonheur poétique

Une très jolie jeune fille
Qui vous salue et vous sourit
Accompagnée d'une autre jolie fille.
Que demander de plus
Pour être heureux ?
Cela me suffit.
Et me font rêver
Deux ombres lactées
Dans son décolleté.
Ô femmes,
Je suis à genoux
Devant votre beauté !
Mon cœur s'envole
Comme emporté
Par des chevaux ailés.
Quand je vous vois
C'est trop de beauté.
Rien que pouvoir
Vous contempler,
Me remplit de joie
Et d'allégresse.
Et quand votre regard
Éveillé et tranquille,
Apaisant et éclairant,
Semblable à un phare
De haute mer
Guide le navire de mon cœur
Dans l'océan furieux
Des sentiments exacerbés.
Quand votre regard
Caresse le mien, m'envahit
Au plus profond de moi-même
Et touche mon âme,
Alors je ne vois plus
Tout ce qui fâche
Et attriste,
La misère
Et la face obscure du monde,
Et suis ébloui
Par la clarté
D'un immense et joyeux arc-en-ciel
Dans un ciel limpide du mois de mai,
Accompagné par la danse des sylphes
Saluant le réveil des tourterelles
Au printemps.
Bonheur unique
Qui de l'amertume me délivre.
Ô femmes bien aimées,
Dans mon cœur et dans mes bras
Pour toujours et à jamais 
Aimantes et aimées !

Basile
Paris, le 16 juin 2020

lundi 15 juin 2020

1334 La première des richesses

La première des richesses c'est d'avoir la foi en quelque chose. Cela peut-être une foi mystique et religieuse, mais pas nécessairement. Il peut s'agir de la fidélité à un idéal politique, esthétique, professionnel, familial. L'artisan qui croit dans son métier peut être parfaitement heureux et équilibré. Croire ne signifie pas qu'on ait raison. Certains ont la foi dans l'accumulation d'argent, par exemple. Je ne partage pas leur foi. La mienne est plus spirituelle, mystique. Mais ne se rattache pas à une école particulière. Elle porte de larges empreintes mais n'est pas formellement rattachée à une école de pensée. De plus, elle est en perpétuelle évolution.

La foi est essentielle pour articuler, structurer, baser nos convictions, nos vies. Aimer mon prochain est pour moi la base, le point de départ et d'arrivée de toutes mes actions. L'amour de moi-même est aussi pour moi un sentiment essentiel, fondamental et altruiste. Si je suis heureux je suis plus à même de rendre heureux les autres, que si je suis malheureux. Etre heureux est aussi la meilleure et la plus efficace façon de dire : vous voyez, le bonheur est possible ! J'y suis arrivé, alors pourquoi pas vous aussi ? Vous allez y arriver !

En 2026, sauf imprévu, un homme nommé Jeff Bezos sera le premier trillionnaire de l'Histoire de l'Humanité. Il possédera à titre personnel mille milliards de dollars ! Et bien, on me proposerait de disposer de la fortune de Jeff, de ses résidences, ses châteaux, ses bateaux, ses avions, en échange de l'abandon de ma foi, je dirais non. La foi est plus importante que le pain, la fortune ou la considération des autres. Nous avons besoin de la foi plus que du pain. Les boulangers qui font eux-mêmes leur pain font un des plus beaux métiers du monde. Comparé à la foi l'argent n'est rien. Quand on n'a pas la foi on est pauvre et misérable, quand bien-même on posséderait toutes les richesses matérielles de l'univers.

Basile Paris, le 15 juin 2020      https://basile-philosophe-naif.blogspot.com/

1333 Abondance et dénuement

C'est le soir,
Les vastes trottoirs ombragés
Des Champs-Elysées se vident.
Les restaurants bondés
Rassasient les touristes joyeux
Affamés et fatigués.
Sur l'avenue, les voitures
Se font rares.
Le soleil radieux
Jette ses derniers rayons
Sur l'Arc de Triomphe de Napoléon.
Le calme renaît
Là où régnait la foule.
C'est le soir.
Près des bancs abandonnés
Les pigeons picorent
Les miettes de la journée.
Et moi je marchais
Sur les Champs-Elysées.
J'avais fait un raid poétique
Sur l'avenue
Distribuant ma poésie
Aux cafés, glaciers et restaurants
Pour saluer
Leur réouverture
Après le confinement.
L'inspiration me venant,
Cherchant de quoi écrire
Je récupérais un bout de papier
Dans une corbeille,
Quand un jeune homme
Vint en courant
Me disputer mon butin.
Je lui abandonnais vite
Ma corbeille aux trésors.
Il salua sa victoire facile
D'un cri inarticulé.
C'est en m'éloignant
Du lieu de ce bref
Et pacifique affrontement,
Que je compris
Que quand la nuit tombe
Sur « la plus belle avenue
Du monde »
Des ombres furtives surgissent
Sous les vertes frondaisons,
Et vont fouiller
Dans les poubelles des riches
Cherchant à calmer
Leurs ventres affamés
Avec les restes de la journée.

Basile
Paris, le 15 juin 2020                   Basile-philosophe-naif.blogspot.com

1332 La légende du macaron

Un macaron, hm !
Qu'est-ce que c'est bon !
C'est magique,
C'est trop bon !
Monument de gourmandise
Trésor de gastronomie
Sommet de la pâtisserie
Meilleur allié de la douceur
Craquant, croquant
Moelleux et fondant.
Rien que d'en parler
Me fait déjà saliver,
Ce champion des desserts
À la saveur unique et magique,
Ce seigneur de la table
Qu'il faut savoir bien fabriquer
S'appelle macaron.
Et dans la durée
C'est Ladurée
L'empereur du macaron.
Le macaron est né
Il y a dix mille années
Tombant du ciel
Miettes du dessert préféré
Des anges et arrivés
Dans la cuisine d'un pâtissier
Qui les a analysé
Et reproduite
En gardant le secret de fabrication
Transmis de génération
En génération
Jusqu'à un pâtissier
Nommé Ladurée.
Le macaron est ainsi né.
Et dans la durée
Le meilleur
C'est toujours Ladurée !

Basile
Paris, le 14 juin 2020                 https://basile-philosophe-naif.blogspot.com/