lundi 26 mai 2014

252 Donner de la confiture aux cochons

On a coutume de se dire, moi en tous cas, qu'on rencontre des gens « gentils » et les autres... Mais qu'est-ce à dire précisément ?

Quand on fait son chemin dans la vie. Au lieu des caresses espérées, au sens propre ou au sens figuré, on se prend des baffes. Et parfois, des caresses, mais elles sont rares.

Alors, au choix, on se dit : « je continue à chercher des caresses et à éviter de donner des baffes ». Ou bien on se dit : « baffe pour baffe et tant pis pour les caresses. On s'en fiche des caresses. Le plus important c'est donner des baffes ! »

Et on prend plaisir à distribuer des baffes, au sens propre ou au sens figuré. On n'est plus un gentil.

Celui ou celle qui est gentil continue à chercher à donner et recevoir des caresses au sens propre ou au sens figuré.

Les baffeurs adorent baffer les caresseurs. Pourquoi ? Parce que les caresseurs leur rappellent ce qu'ils ont renoncé à être. Ça les remet en question. Ça leur fait mal. Ils n'aiment pas ça.

Quand on est caresseur, on se dit alors : « pauvre baffeur, tu souffres. Je vais essayer de te faire revenir au monde des caresses ».

Fatale erreur : un baffeur reste un baffeur. Laissez-le. Et partez à la rencontrer d'autres caresseurs. Ne perdez pas votre temps à chercher à caresser ou « extraire » des caresses des baffeurs.

Et puis aussi, méfiez-vous des baffeutrs non pratiquants. Ils ne baffent pas, ou guère. Ne caressent pas non plus. Et surtout, surtout, approuvent, soutiennent et protègent les baffeurs actifs.

Les baffeurs non pratiquants égarent les caresseurs.

Chercher à faire comprendre les caresses aux baffeurs pratiquants ou non, c'est donner de la confiture aux cochons.

Caresseurs, évitez-le.

Le monde est vaste, allez à la rencontre des fleurs.

Basile, philosophe naïf, Paris le 26 mai 2014

251 Quelques remarques à propos du résultat des élections européennes d'hier

Avancée du Front National et recul du Front de Gauche sont deux points frappants du scrutin des Européennes de ce dimanche 25 mai 2014. Les explications sont simples.

Depuis des mois, parlant avec des militants très hostiles au Front National et se définissant « à gauche », je leur faisait remarquer : « pourquoi déroulez-vous un tapis rouge devant Marine Le Pen ? »

De quel tapis rouge s'agissait-il ? De celui de l'Europe et l'euro : tout le monde voit clairement que l'Europe et l'euro sont une quintessence de merde. A part des hypocrites, idiots ou démagogues, on voit bien que c'est depuis l'arrivée de l'euro que les prix dansent et les petits revenus stagnent. Et que c'est au nom de l'Europe qu'on fout en l'air tout ce qui marche bien dans les pays européens, dont la France. Pour remplacer ce qui marche par de la merde libérale.

Alors, la conclusion est évidente : « l'Europe à la poubelle et l'euro avec ! » Comme je le dis ironiquement à des Italiens, quand j'en croise, et qui sont d'accord :

« Per l'Europa e l'euro abbiamo due possibilità, alla scelta : o la patumiera, o la spazzatura. »

Ce qui signifie :

Pour l'Europe et l'euro, nous avons deux possibilités : au choix la « patumiera » ou la « spazzattura ».

En italien, « patumiera » et « spazzatura » sont deux synonymes usuels qui signifient la même chose : la poubelle.

Mais, quand je dis la même chose à des militants français anti Front National et déclarés « de gauche », là c'est la panique.

Ils s'accrochent à l'euro et l'Europe comme à des fétiches inestimables.

Pour l'euro, ils ont peur : « ah, mais si on sort de l'euro, ça n'arrangera pas forcément les choses, il vaut mieux le garder ».

Et, pour l'Europe, voilà la formule magique : « il faut une Europe sociale ! »

Mais, en attendant, des millions de gens, eux, voient que l'euro est arrivé avec la valse des prix et le blocage des salaires, pensions, allocations et retraites. Et que l'Europe, c'est la merde.

Et voilà nos chers militants anti Front National et déclarés « de gauche » qui s'accrochent désespérément à ce mot en six lettres synonyme d'un autre en cinq lettres : Europe.

A croire qu'à force de l'avoir entendu seriner depuis des décennies sur tous les tons, ils ne peuvent pas se passer du sac à merde européen, parce que quoi ? Parce que c'est « l'Europe ».

Bel exemple d'obnubilation.

Marine Le Pen et ses amis, eux, de leur côté, ont très bien compris quel usage on pouvait faire du dégoût de l'euro et l'Europe. Pour capter les voix des mécontents, ils disent : « à bas l'euro et l'Europe ».

A part eux, qui dit la même chose ? Peu de monde parmi les organisations politiques françaises.

Quand l'électeur moyen, qui n'a pas d'opinion trop précise pour se situer sur l'échiquier politique va voter, il vote pour celui qui répercute son dégoût de l'Europe et l'euro.

Cette manière de faire pour capter les suffrages indépendamment de toutes orientations réelles a déjà été employé en 1917 en Russie.

Quand les libéraux et la gauche modérée de l'époque se sont emparés du pouvoir en février 1917 en Russie, c'était la guerre depuis août 1914. Et les Russes en avaient marre de la guerre.

Le nouveau pouvoir russe a repris la politique tsariste et continuait la guerre. Les bolchéviks, eux, ont déclaré que la paix devait se faire tout de suite. Les soldats russes désertaient du front ? Ils les encourageaient à le faire.

Le front s'est effondré cependant que les masses populaires ralliaient les bolchéviks.

Une fois ces derniers au pouvoir, la politique de paix à tous prix fut poursuivie avec difficulté.

Négociant avec les Empires centraux, les bolchéviks au pouvoir se virent exiger des contreparties gigantesques. On voulait leur prendre l'Ukraine !

Si les bolchéviks acceptaient, ils devenaient des traîtres. Alors, très futés, ils quittèrent les négociations sans rien signer, déclarant un état inédit pour le conflit en court : « ni paix, ni guerre ».

Les Allemands foncèrent. Et, alors, les bolchéviks revinrent signer tout ce qu'on leur demandait, déclarant qu'ils avaient démontrés qu'on les avait ainsi forcé à céder.

La politique de « paix à tout prix » et l'encouragement à la désertion du front était pure démagogie. Mais, captant la sympathie du peuple dégouté du conflit, elle avait permis la prise du pouvoir.

Par la suite, les bolchéviks firent la guerre, et comment.

Et gardèrent le pouvoir.

Aujourd'hui avec l'euro et l'Europe, le Front National utilise la même recette : la masse des gens ne veut plus de l'euro et l'Europe ? Il suit le mouvement et engrange des voix.

Cependant que d'autres restent englués dans le discours de l'Europe sociale, l'amélioration de l'Europe, etc. Mais, pourquoi ne pas parler alors de l'Humanité sociale toute entière ? Pourquoi l'Europe seulement ? Parce qu'ils sont englués dedans.

Pour les adversaires de gauche de la politique européenne, pour profiter du mécontentement anti-euro et anti-Europe, il suffirait de dire publiquement : « à bas l'euro, à bas l'Europe ! » Et se dire dans sa tête que : pour le reste, on verra plus tard. Comme on fait les bolchéviks avec la paix en 1917. Ils ont suivi le mouvement et l'ont encouragé, pris le pouvoir, et avisé ensuite.

L'essentiel étant pour eux la prise du pouvoir.

S'agissant du recul du Front de Gauche, un élément a aussi joué : dans beaucoup de grandes villes dont Paris, à l'occasion des élections municipales, le Parti Communiste s'est allié au Parti Socialiste contre le Parti de Gauche. Puis, pour les Européennes, a retrouvé le Parti de Gauche contre le Parti Socialiste.

Un militant parisien du Parti Communiste que j'ai rencontré au moment de la campagne pour les municipales, m'a dit à ce sujet : « à Paris, nous avons eu raison de nous allier avec le Parti Socialiste. Les élus, c'est important ! Sinon, on perd de l'argent ! »

Les électeurs ont vu de leur côté le Parti Communiste allié au Parti Socialiste aux élections municipales dans quantité de grandes villes dont Paris, et ensuite opposé au Parti Socialiste aux Européennes. Ce n'est pas très clair pour un électeur qui n'a pas sa carte ou sa sympathie pour le Parti Communiste et pense comme ce militant.

Ce manque de clarté a certainement contribué au recul du Front de Gauche aux Européennes.

Basile, philosophe naïf, Paris le 26 mai 2014





dimanche 25 mai 2014

250 Pour une place ou une rue Dimitris Christoulas à Paris

J'ai été très touché par la mort de Dimitris Christoulas (Δημήτρης Χριστούλας en grec), survenue à Athènes, le mercredi 4 avril 2012. Ce jour-là, vers 9 heures du matin, il s'est suicidé, au pied d'un cèdre, sur la grande place Syntagma, face au bâtiment de la Vouli, le parlement grec.

En 2013, j'ai eu l'occasion de créer l'article de Wikipédia en français consacré à ce martyr. Dans d'autres versions de Wikipédia, notamment en anglais, espagnol et grec, cet article existait déjà.

Je fais à présent la proposition d'une pétition :

Pétition pour une place ou une rue Dimitris Christoulas à Paris

Le 4 avril 2012, Dimitris Christoulas s'est tiré une balle dans la tête publiquement, à Athènes, place Syntagma, devant le parlement grec. Dans sa dernière lettre, retrouvé sur lui, il motivait son geste : il ne voulait pas finir en fouillant les poubelles pour vivre. Il appelait à la résistance armée contre le gouvernement grec, déplorant être trop âgé pour pouvoir s'y lancer lui-même.

Dimitris Christoulas était un pharmacien grec retraité âgé de 77 ans, marié et père d'une fille : Emmi Christoulas. Il avait vendu sa pharmacie en 1994. Et vivait depuis de sa retraite pour laquelle il avait cotisé durant 35 ans sans aucune aide de l’État.

Le suicide et la lettre laissée par Dimitris Christoulas ont amené des rassemblements de protestations de plusieurs milliers de personnes à Athènes et Thessalonique. Le lieu où Dimitris Christoulas est mort a longtemps été le théâtre d'hommages nombreux. Il a été proposé que soit érigé en cet endroit un monument commémoratif.

Les bourreaux de la Grèce : la « Troïka » (Fond Monétaire Internationale, Banque Centrale Européenne, Commission Européenne), ont fait croître dans ce pays la mortalité infantile de 40 % et exploser le nombre de suicides. Ils ont ruiné la Grèce et continuent à la martyriser. Et ce crime, si nous ne nous y opposons pas, devrait s'étendre très largement à d'autres pays, dont la France, avec la signature annoncée du traité TAFTA (Grand Marché Transatlantique Europe-États-Unis).

Notre frère mort Dimitris Christoulas est un symbole des peuples martyrs de l'austérité, voulue et fomentée par des gouvernements aux ordres du grand patronat et des banques. Qui préfèrent l'argent à l'être humain. Pour marquer notre résistance à cette infamie et par solidarité avec le peuple grec martyr, il faut donner le nom de Dimitris Christoulas à une rue ou une place de Paris.

Basile, philosophe naïf, Paris le 25 mai 2014

vendredi 23 mai 2014

249 Communication, mots et caresses

Seule l'invraisemblable carence sensuelle (au sens de caresses, câlins) et tactile de notre société empêche de voir le caractère caricaturale et misérable de la pornographie. Étudier cette dernière se révèle instructif. Je regardais une vidéo pornographique très bien réalisée d'une vingtaine de minutes et me disais : "cette vidéo est un produit de notre société. Elle est donc nécessairement bancale quelque part." Pour réussir à l'analyser et réaliser l'évidence d'emblée non apparente, il m'a fallu la revisionner une douzaine de fois dans les semaines qui ont suivi. Quelquefois je coupais le son. J'observais non les actes mais les physionomies des personnes filmées. Au final, le diagnostic est des plus simples : un homme a environ deux mètres carrés de peau. Ici, la surface impliquée se résume à une bouche et un pénis en érection. Pour les femmes, au sexe et à la bouche, on ajoute les seins. Et c'est tout. On ne touche pas ou pratiquement pas au reste.

La pornographie est un sous produit de la prostitution. Dans cette dernière l'activité se résume à quelques actes précis et tarifés. Dans la pornographie lesdits actes sont représentés. Mais, dans les deux cas, il ne s'agit pas de communication, ou alors des plus sommaires.

On a fait de quelques gestes sexuels des activités indépendantes et séparées du reste. Malheureusement cette manière de croire communiquer fait partie de l'éducation reçue par beaucoup.

De cette mystification relève également le propos comme quoi la "perte" de ce qu'on a baptisé "la virginité" marquerait l'entrée dans un âge baptisé "adulte". C'est une parfaite ânerie.

Une très jeune fille me questionnait un jour sur l'âge où j'avais connu ladite "perte" et disait qu'elle escomptait se débarrasser de sa virginité l'année suivante. J'ai été amené à lui dire que cet événement n'était pas si important que ça.

Un boniment fréquemment entendu est que l'acte sexuel serait merveilleux, suprêmement agréable, etc. Ce mythe a la peau dure. En fait, il en est de l'acte sexuel comme d'innombrables autres activités : admirer un paysage, faire une promenade, manger un repas. Est-ce à chaque fois merveilleux ? Pas forcément, des fois et rarement oui, le plus souvent pas et ça laisse un souvenir plus ou moins marquant.

A une certaine époque, et encore pour certains, la virginité était ou est toujours une valeur sûre. Aujourd'hui ce serait plutôt l'obligation de baiser qui serait une valeur sûre. Si on ne baise pas, on est "coincé", "on ne profite pas de la vie", "on passe à côté de quelque chose", etc. D'où va surgir un débat truqué : pour ou contre la baise ? Non, contre l'obligation de baiser et le refus des câlins, telle sera ma position. Et la baise dans tout ça ? C'est une bien petite chose à propos de laquelle on peut aviser en temps utile.

La pensée dominante actuelle brame que nous devons avoir envie de baiser. Ne pas en avoir envie serait manquer de "bonne santé sexuelle" ! Serions-nous alors malade ? Le "manque de désir" devrait se soigner ! Quelle farce ! Et si nous n'en faisons pas une pendule, il faudrait s'en inquiéter pour l'autre : son ou sa "partenaire". On croirait entendre parler d'un sport, le tennis, par exemple. Ce ramassis d'âneries confine à la prétention à nous "soigner". Les "soignants" se faisant payer, évidemment, ne remettront pas en question ce discours à implication éminemment lucrative.

La réalité est toute autre : le trouble affectif causé par le manque affectif trouve parfois sa compensation dans la baise plus ou moins boulimique. Puis, quand on vit à deux, le manque affectif s'efface et la sexualité se remet à bien fonctionner, d'où chute du "désir" compensatoire. Tout va mieux, on n'a plus envie de galipettes surnuméraires. L'idéologie dominante intervient alors pour assimiler cette remise en ordre à un problème de santé. Et voilà comment on fait d'une amélioration une maladie. Surtout que les câlins, les caresses par elles-mêmes, dans le discours officiel n'existent pas ou si peu. Ce serait soi-disant là des annexes de l'acte sexuel :  des préludes, préliminaires... il y a de quoi être mort de rire devant cette présentation aveugle, insensible et ridicule de la réalité. Aucun mammifère n'a envie de baiser toute l'année, l'homme ne faisant pas exception. Sauf que très souvent il cultive plus ou moins bien et en permanence une extension maladive du désir. Qui témoigne de son manque affectif et du bourrage de crâne de l'idéologie dominante. L'amour, et par contrecoup la sexualité, et finalement l'homme et la femme en général, sont les grands perdants victimes de cette situation.

Dans le domaine de la communication, notre culture, notre éducation font que nous sommes comme les usagers d'une langue tributaire d'un dictionnaire, dont il manquerait quatre ou cinq volumes avec les mots correspondants. C'est même pire, car ce sont des catégories entières de mots qui nous font défaut.

Sauriez vous dire en français : dormir avec un adulte ou aimer cet adulte sans que cela ramène le principe de la baise obligatoire ? Non, les mots n'existent pas pour le dire.

Basile, philosophe naïf, Paris le 23 mai 2014

mercredi 21 mai 2014

248 Les origines économiques de la fréquente violence de la jalousie en amour

Quelle est la source de la fréquente violence de la jalousie en amour ? Un phénomène extrêmement dérangeant, irrespectueux des individus, source d'intolérance et de violence y compris physique. Qui vient troubler l'amour au point de le rendre désagréable, voire carrément impossible. Ce phénomène étrange touchant un nombre invraisemblable de personnes, y compris réputées douces et pacifiques.

Les explications simples abondent. Il s'agirait de la Nature. Ou encore être violemment jaloux en amour serait logique, irait de soi.

Mais, alors, s'il s'agirait de phénomènes logiques et naturels, pourquoi l'expression de la jalousie varie considérablement en fonction de la situation économique de la société ? Pourquoi est-elle en général beaucoup plus violente et source de sévices et coups dans une société où la vie est dure économiquement ? Et  devient beaucoup plus douce quand le niveau de vie s'élève ?

Parce que la violence de la jalousie, loin d'être logique et naturelle en amour, est l'expression visible d'un phénomène économique nié : la condition servile des femmes.

Dans notre monde soi-disant évolué et doux, la femme est tenue par quantité de pressions à assumer le rôle de ménagère et mère non rémunérée. Si elle ne tient pas correctement la maison et ne s'occupe pas comme il faut de ses enfants elle est menacée de subir toutes sortes d'ennuis. L'obligation de travailler sans être payé porte un nom : l'esclavage.

Cet esclavage est si bien intégré au fonctionnement habituel de la société où nous vivons qu'il est nié, ignoré. Mais il est pourtant omniprésent.

Ce qui signifie que la relation dite "de couple", "d'amour", est une relation de maître à esclave.

Que signifie la condition servile ? Que le maître subvient aux besoins économiques de l'esclave tout en le forçant par la violence - pressions morales voire sévices physiques, - à travailler gratuitement. Un "maître" qui possède une esclave et en acquiert une seconde, risque de négliger la première, voire l'abandonner dans la misère. Une esclave qui va lorgner un autre maître que le sien risque de s'échapper.

Tels sont les mécanismes inconscients de la pensée qui génère la fréquente violence de la jalousie en amour.

Ces mécanismes mentaux niés, ignorés, on voit un enfumage chercher à nier la réalité des comportements. On invoque l'amour, la raison, le sexe, là où il n'y a que des raisons économiques. Qui, traditionnellement prétendent faire de la femme la propriété de l'homme. L'acte sexuel signant ladite propriété. D'ailleurs, ne dit-on pas : "prendre" ou "posséder" pour dire qu'on s'accouple avec elle ? Ne lui donne-t-on pas son nom en l'épousant, preuve qu'on en fait sa propriété. Propriété qui perdure même après la mort de l'époux ? Louise X épouse André Y. Après la mort d'André Y, reste Madame Veuve André Y. Si l'épouse décède en premier, on ne dira jamais : Monsieur Louise X !

Quand, durant la Grande Guerre fut évoqué le viol de femmes françaises par des soldats allemands, des commentateurs français expliquaient qu'elles étaient définitivement abimées car "imprégnés" par le sperme ennemi ! Et que, dorénavant, leur progéniture à venir, même avec des Français, serait germanique et dégénérée !

Pour les maîtres, les esclaves prises ainsi par des mâles ennemis étaient déshonorées. La honte pouvant se laver par... le suicide des victimes ! C'est faire bien peu de cas de celles-ci. Depuis quand être une victime rendrait ainsi coupable et condamné à mort ?

Il est vrai qu'en France existait alors, et encore des décennies plus tard, une fable prétendant que si une femme veut "vraiment" échapper au viol, elle peut toujours y arriver. Assommée, droguée ou un pistolet sur la tempe n'était pas des hypothèses envisagées. Il résultait de cette fable qu'une femme violée était en fait en définitive consentante. Propos absurdes à conclusion absurde qu'on entendait couramment à Paris dans les années 1920-1930 et que mon père, avec indignation, m'a rapporté.

A la Libération en 1944-1945, on tondit et humilia de très nombreuses femmes de pays occupés, qui étaient "coupables" d'avoir couché avec des Allemands. On appelait ça en France "la collaboration horizontale". On ne vit jamais des hommes des pays occupés tondus et humiliés pour avoir couché avec des Allemandes. Chose qui était réprimé par les Nazis et qualifié de délit de "pollution de la race". A travers toute l'Histoire se lit en filigrane le statut des maîtres hommes et des esclaves femmes, y compris dans la jalousie. Il est temps que cette situation change si on veut libérer l'amour et l'Humanité.

Libérer l'amour, ce qui ne signifie pas, comme certains maîtres ou esclaves imbéciles le pensent, transformer la masse des femmes en troupeau consentant destiné à être soi-disant "honoré" par eux !

Basile, philosophe naïf, Paris le 21 mai 2014

247 Ni machos, ni féminos !!!

Je ne veux fréquenter ni machos ni féminos. Les machos traitent les femmes comme de la viande. Résultat : ils les rendent méfiantes et malheureuses. Et ils sont malheureux eux-mêmes. Les féminos sont leurs équivalents symétriques féminins : ce sont des femmes qui ont souffert des machos et de leur propre comportement à elles à leur égard. Ce qui les a conduit à développer haine, mépris et agressivité envers tous les hommes en général.

Certaines féminos ajoutent à cette hostilité un mimétisme qui les conduit à imiter le comportement sexuel prédateur des machos. Leurs victimes étant des hommes ou des femmes ou les deux. Les feminos se font aussi à l'occasion entremetteurs comme les machos, traitant le sexe opposé comme de la viande à céder ou distribuer aux personnes de leur sexe. Ils sont, comme les machos, manipulateur et moralement, verbalement et éventuellement et avec une facilité surprenante physiquement violent. En résumé, les feminos comme les machos, sont infréquentables. Et à ne pas fréquenter, sinon de loin et par obligation. La solitude convient mieux que leur fréquentation. Car leur fréquentation est néfaste, toxique et démoralisante. Il faut les maintenir à distance.

Traiter machos ou féminos avec affection revient à jeter des perles ou de la confiture aux cochons. Ils n'ont pas leur place dans la vie d'humains en recherche de leur humanité vivante et pratique, c'est-à-dire de la douceur et l'amitié vraies.

Il arrive que des hommes gentils acceptent de fréquenter des machos. Leur point de vue erroné étant que ces machos sont sympathiques et ont certes juste un problème avec les femmes. C'est à leurs yeux en quelque sorte un problème secondaire, puisqu'il ne les concernerait pas directement, étant donné qu'ils ne sont pas des femmes. On rencontre exactement le même phénomène chez les femmes. Des femmes gentilles vont accepter de fréquenter des féminos. Pour elles, les féminos en question leur apparaîtront sympathiques et auront "juste" un problème avec les hommes.

Un phénomène des plus surprenants est que les féminos s'entendent mieux avec des machos qu'avec des hommes respectueux des femmes. Car ces derniers remettent en question l'image que les féminos ont des hommes. Cette hostilité des féminos envers les hommes respectueux des femmes illustre leur fanatisme et leur intolérance. Qui est l'équivalent chez les féminos de l'hostilité des machos envers les femmes belles, sensibles et intelligentes. Dont le portrait ne répond pas à l'image qu'ils se font des "blondes", autrement dit des jolies filles en général.

La bonne entente possible entre machos et féminos illustre leur identité commune. Le machisme et le féminoïsme (à ne pas confondre avec le féminisme) ont pour origine commune une fringale d'amour impossible à satisfaire, car obérée par une sexualité dérangée par la préméditation. Machos et féminos partagent ensemble la même grossièreté de mœurs. Aux personnes délicates il conviendra d'éviter absolument ce genre de fréquentations.

Basile, philosophe naïf, Paris le 21 mai 2014

mardi 20 mai 2014

246 De la supériorité du chat sur l'homme

J'observe un superbe chat noir gros, paisible et prospère. Il dort en boule sur la table, au milieu de papiers divers. Sans le prévenir, je m'approche de lui et commence à le caresser. Il accepte mes caresses et commence à ronronner.

J'observe un homme ou une femme inconnu et sympathique dans le métro. Si je me mets subitement à lui caresser le bras, le dos, les cheveux... je suis assuré de sa réaction brusque, hostile ou effrayée et violente. Pourquoi ?

Parce que chez les humains règne l'hypersexualisation. Tous les gestes tendres sont plus ou moins, souvent plutôt plus que moins, assimilés à une avance, un prélude à l'acte sexuel non désiré et mal venu. Le chat, lui, ne voit dans une caresse qu'une caresse.

En vérité, le chat est ici supérieur à l'homme.

L'infériorité de l'homme visible ici est l'expression du trouble causé chez lui par la préméditation de l'acte sexuel. Phénomène ravageur et répandu, qui vient contrarier et empêcher l'amour et donc toutes ses manifestations possible, telles les caresses. 

Si vous voulez découvrir ce qu'est l'amour, il faut arriver, dans vos relations avec d'autres, à la qualité de la relation que vous avez avec le chat.

Basile, philosophe naïf, Paris le 20 mai 2014