dimanche 17 septembre 2017

855 L'origine de la détresse humaine

L'origine de la détresse humaine tient à ceci : les humains naissent avec leur conscience originelle intacte. Mais l'homme est un singe qui va faire l'homme. Et n'arrivera plus ensuite à se situer précisément. Il sera dénaturé.

Dans le conditionnement culturel humain on trouve parmi d'autres choses l'interdiction de la nudité publique. Celle-ci a une conséquence curieuse et troublante : la castration visuelle. Les humains de sexe mâle sont privés la plupart du temps de la vue de leur appareil génital. Ce qui ne sera pas sans conséquences psychologiques importantes. Privés de cette vue la plupart du temps ils vont être obnubilés par cet organe caché. L'importance qui lui est accordée en témoigne. Il existe même des hommes qui se font opérer pour avoir un pénis plus volumineux. Cette prétention absurde et ridicule est le produit de la castration visuelle.

Un autre trouble sera suscité par le sevrage tactile. La prohibition du toucher,  l'ostracisme et la spécialisation sexuelle dont souffrira le toucher sera la source de problèmes importants.

Dans la conscience originelle existe également la prédisposition à la toilette linguale. Celle-ci sera bannie.

Arrivé à l'âge où la reproduction devient possible, parfois même avant, les humains verront la nudité, le toucher, la toilette linguale être dévolus à l'activité coïtale. La confusion qui en résultera sera très grande dans l'esprit des humains. Ils ne parviendront généralement pas à se situer précisément.

Les humains de sexe masculin seront plus troublés que leurs homologues de sexe féminin. Ces dernières chercheront à s'adapter aux hommes. Et y parviendront jusqu'à un certain point.

Ainsi, par exemple, j'ai connu une jolie fille qui, pour ne pas subir trop souvent les assauts sexuels mal venus de son compagnon, faisait logement séparé d'avec lui. Cette solution lui assurait une certaine tranquillité. Mais celle-ci cessait d'être possible en cas de naissances d'enfants qu'on souhaiterait élever à deux.

Quand un homme est obnubilé par la recherche permanente du coït, sa compagne peut essayer de s'adapter. Généralement ça ne marchera pas longtemps. La séparation, le plus souvent initiée par la femme, surviendra inévitablement.

Dans notre société française et parisienne, le sexe sera traité comme tout le reste : comme une marchandise, un produit de consommation. Ce qui fera que de très nombreux livres, revues et émissions de radio ou télévision accumuleront des âneries s'agissant de l'amour et de la tendresse. Pour les justifier on verra intervenir des individus affublés du titre de « sexologue ». Ce titre ne garanti effectivement aucune compétence. Aucune loi ne règle son usage. N'importe qui, vous, moi, pouvons dès demain nous autoproclamer « sexologue » sans risquer aucune poursuite.

La pensée unique règne un peu partout s'agissant de « la sexualité ». On aurait pu penser que la réflexion viendrait tempérer les affirmations imbéciles. Il n'en est rien. Le mot d'ordre est : « consommez ! » Peu importe les conséquences psychologiques, faisons de la sexualité un consommable. Sans foi, ni loi, ni règle, la seule étant de baiser le plus possible, le plus souvent possible avec le plus grand nombre de partenaires possible... Manger quand on n'a pas faim, baiser quand on n'en a pas envie... L'essentiel restant de toujours consommer autant et plus.

Basile, philosophe naïf, Paris le 17 septembre 2017

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