jeudi 14 juin 2018

1020 Problèmes du développement humain patriarcalisé

Il y a plus de dix mille ans les humains inventaient l'agriculture et l'élevage. Ils connaissaient donc, au moins dès ce temps-là, le pouvoir fécondant de l'acte sexuel. Mais ils ignoraient l'existence de l'ovule et le fonctionnement de l'ovulation. Ce qui fait qu'ils accordèrent aux hommes le seul rôle actif et mérite dans la reproduction humaine. La femme étant déchue au rang d'une sorte de terre passive ensemencée par l'homme. Le cultivateur souhaite dominer la terre qu'il cultive. Et trouve logique et normal de la posséder. De la connaissance incomplète du processus reproducteur, de l'ignorance du rôle réelle et actif de la femme, naquit le patriarcat. Celui-ci n'a vu ses bases historiques remises en cause qu'il y a un peu moins de deux siècles. En 1827, le savant germano-balte Karl Ernst von Baer découvrit l'ovule chez les mammifères et donc notamment chez la femme. Vers 1840, deux médecins français, Félix-Archimède Pouchet, de Rouen, et Charles Nègre, d'Angers, décrivirent pour la première fois le fonctionnement de l'ovulation.

Ces découvertes tardives en regard de l'ancienneté du patriarcat ne l'ont pas mis bas. Il perdure toujours dans toutes les sociétés humaines. Ses conséquences viennent troubler notre éducation et notre vie quotidienne.

Le petit humain est spontanément chaleureux et tactile. Quand il apprécie quelqu'un il se jette dans ses bras. Dès l'âge de trois ou quatre ans les câlins de facto vont lui être très largement interdits par les adultes. Ce sera le sevrage tactile. Les années qui suivent verront se créer des analphabètes tactiles. Qui ne sauront ni toucher ni être touchés par les autres.

Ces analphabètes tactiles vont développer plus tard la triste sexualité patriarcale théâtralisée. Diverses situations ou tenues, divers comportement seront sous la coupe du patriarcat et décrétés comme devant obligatoirement déboucher sur la réalisation du coït. Ou tout au moins se diriger dans sa direction. Et cela Indépendamment des sentiments des partenaires concernés. Ils deviendront les acteurs d'une sorte de petit théâtre d'alcôve. On s'est plu, on s'est touché... à présent, passons aux « choses sérieuses » ! Sinon, de quoi aurons-nous, ou aurais-je l'air ?

La sexualité patriarcale théâtralisée va se transformer, se résumer à une course angoissée à la « réussite » de l'éjaculation dans un orifice naturel humain. Ce qui sera pour les garçons un excellent moyen pour éloigner, tenir à distance ou faire fuir femmes et jeunes filles.

Le caractère vicieux du patriarcat fait que les femmes ou bien accepteront momentanément la sexualité patriarcale théâtralisée. Pour la fuir au bout de quelques jours, semaines, mois ou années. Ou bien les femmes, par crainte de la sexualité patriarcale théâtralisée, passeront leur temps à être sur leurs gardes et à fuir. Y compris quand il n'y a pas de danger de se retrouver directement face à la sexualité patriarcale théâtralisée.

On a énormément parlé ces temps derniers du réalisateur hollywoodien Harvey Weinstein pour dénoncer son comportement sexuel avec les femmes. Il n'est malheureusement qu'un exemple dénoncé parmi des dizaines de millions d'autres Weinstein. Qui sont des expressions masculines du patriarcat dominant. Le problème ne se résume pas à un ou des individus à dénoncer. Il s'agit de chasser la culture patriarcale des bases de notre Civilisation et partout où elle se trouve. Parmi les hommes qui déclarent être indignés par le célèbre producteur hollywoodien, il y a y compris des hommes qui agissent comme lui ou rêveraient de le faire. Le patriarcat nuit à tous, hommes femmes ou enfants. S'il y a quelque chose que chaque homme peut faire pour faire avancer la société humaine, c'est rejeter le patriarcat d'abord de l'intérieur de lui-même. Et ne plus le tolérer chez les autres. Il reste vraiment beaucoup de travail de nettoyage à faire pour assainir la société humaine.

Basile philosophe naïf, Paris le 14 juin 2018

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