dimanche 7 juillet 2019

1196 Une reine

Ô Toi
Belle et merveilleuse
Qui me transperçait
Du regard de tes yeux clairs,
Tandis que des mots
S'échappaient de ta bouche
Merveilleusement rouge !
Tu étais
Un ange descendu du ciel
Pour me vendre ma place de cinéma.
Comme le ciel est étrange !
Déplacer ainsi une déité
Pour un banal commerce !
Faire voir le Paradis
À celui qui cherche juste
L'entrée d'une salle obscure !
Quand je t'ai vu
Pour la première fois
Je n'ai pas osé te dire
Que tu étais charmante,
Pour ne pas passer
Pour un dragueur.
Je t'ai revu
Cet après-midi,
Pauvre pélerin
Fuyant la canicule
Dans ton cinéma climatisé.
Ô toi, belle et merveilleuse,
Merveilleusement femme,
Merveilleusement belle,
Merveilleusement reine !
Ce soir,
Je t'écris ce poème,
Que je te remettrai demain.

Basile philosophe naïf, Paris le 7 juillet 2019

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