dimanche 26 novembre 2017

872 La première des violences faite aux femmes

La première des violences faite aux femmes c'est de refuser de reconnaître leur travail gestationnel, maternel et domestique et ne pas le rémunérer. Toutes les autres violences viennent de là. Si les femmes disposaient des moyens matériels correspondant à la juste rémunération de leur travail elles auraient tôt fait de renforcer, développer ou créer les services de protection dont elles ont besoin. La prostitution fruit de la misère sociale des femmes disparaîtrait ainsi que la prostitution iconographique représentée par la pornographie. Si tant de femmes acceptent de servir la pornographie c'est parce qu'elles souffrent du manque de moyens matériels.

Une femme qui prête son ventre pour une gestation pour autrui est rémunérée. Une femme qui attend son enfant ne reçoit rien comme rémunération correspondant à ce travail. Une assistante maternelle qui élève les enfants des autres est payée. Une mère qui élève ses enfants c'est... du bénévolat. Une femme qui fait le ménage chez les autres est payée. Une mère de famille qui range la maison familiale, prépare à manger, fait les courses, gère le budget de la famille ne reçoit rien pour son travail.

Quand le travail gestationnel, maternel et domestique n'est pas payé, c'est parfois la misère, qui fait souffrir la mère et ses enfants.

A la non reconnaissance du travail gestationnel, maternel et domestique, à sa non rémunération, à l'absence de retraite correspondante, s'ajoute une autre injustice. Le non accès à la qualification professionnelle ou sa non reconnaissance s'agissant du travail effectué par la femme en dehors de la maison. Un des aspects de la non reconnaissance de la compétence professionnelle des femmes est le fameux « plafond de verre ». Il interdit l'accès des femmes aux postes importants de responsabilités professionnelles.

La première des violences faites aux femmes est-elle reconnue par les politiques ? Non, ils font de beaux discours pour dénoncer la violence physique directe faite aux femmes mais pas celle-là. Sont-ils inconscients, indifférents, cyniques ? On peut hélas se poser la question.

Les discours c'est très joli. Mais les actes consistant à donner deux semaines à tous les employeurs pour mettre à niveau les rémunérations des femmes avec celles des hommes pour un travail et une qualification correspondantes, sous peine d'une terrible amende... C'est pour quand ? Pour la saint Glinglin,.

Quant à la reconnaissance et la rémunération du travail gestationnel, maternel et domestique des femmes et le droit à la très généreuse retraite correspondante, on n'en parle même pas. Les politiciens qui parlent de la défense des femmes et ne parlent pas de ça passent à côté de l'essentiel.

C'est vrai, les hommes ont des problèmes. Quand ils arrivent à l'âge de treize ans environ, ils découvrent la masturbation masculine adulte, c'est-à-dire comportant l'éjaculation. Ça deviendra leur principale activité. Ils vont se masturber des milliers voire des dizaine de milliers de fois au cours de leur vie adulte. Et n'en parleront jamais. Ils vont chercher aussi à se masturber dans des orifices naturels qui pourront être féminins. La sexualité des hommes réglée ainsi sera harceleuse et frénétique. Ils deviendront des emmerdeurs. Et comme ils refuseront de reconnaître le travail gestationnel, maternel et domestique des femmes, ils chercheront à leur faire connaître l'esclavage domestique. Ce sera leur arme pour imposer aux femmes de leur servir de branloirs. Reconnaître, rémunérer et accorder une retraite s'agissant du travail gestationnel, maternel et domestique des femmes, voilà le premier pas pour anéantir les violences faites aux femmes.

Basile, philosophe naïf, Paris, le 26 novembre 2017




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