dimanche 30 juin 2013

122 Après m'être perdu, je me suis égaré

Il y a encore cinq ou six ans, je cherchais systématiquement et appréciais la compagnie des jolies jeunes filles. Je me disais : « j'aime parler avec les jolies filles ». En fait, je leur tournais autour sans le réaliser consciemment. Les filles le voyaient bien et devaient bien en rire intérieurement.

Parler seulement ? Ne voulais-je pas autre chose ?

Après m'être retrouvé à vivre en couple et sous l'influence des propos de ma nouvelle compagne, j'ai regardé les choses différemment. « Mais non, en fait, me suis-je dit, je ne voulais pas le voir. Mais, si j'étais attiré par la compagnie des jolies filles, c'est que je voulais faire l'amour avec elles. »

Je me suis alors comparé à une grosse mouche verte qui tourne autour de sa nourriture potentielle. J'ai aussi commencé à jeter un regard critique sur la conduite d'hommes autour de moi, qui, je le voyais bien à présent, se comportaient en grosses mouches vertes eux aussi.

Cinq ans après, grâce à l'expérience et surtout beaucoup de réflexions avec, je rectifie ma pensée :

Si je tournais autour des jolies filles, ce n'est absolument pas parce que je voulais « faire l'amour » avec elles. Pas du tout : je voulais en fait des bisous, caresses, câlins, se serrer dans les bras avec elles, dormir avec elles et pas « faire l'amour ». Croire parfois vouloir « faire l'amour » sans en avoir vraiment envie handicapait aussi, empêchait, les relations qui auraient du être les plus belles

Mais, c'est naturel, de « faire l'amour » diront certains.

Bien sûr, ça peut arriver qu'on en ai envie et que ce soit bien alors de le faire

Mais, le plus souvent, comme tous les autres animaux la plupart du temps, nous n'avons pas envie de faire l'amour.

Mais, formatés, déformés, abusés, influencés, conditionnés par cette société, on croit bien faire en cherchant à « faire l'amour » avec toutes les jolies filles venues.

Surtout si génitalement on éprouve diverses réactions : érection, sécrétion de liquides particuliers.

Or, ce genre de réactions est suscité par le plaisir, pas forcément par le désir sexuel.

Quand il n'y a pas de désir sexuel, il faut s'abstenir de « faire l'amour ». C'est de la boulimie sexuelle.

Il faut s'écouter : envie de câlins ? Soit, faisons des câlins. Envie de rien de plus ? Ne faisons rien de plus.

Ce qui rend confuse la perception de la réalité, ce sont les comportements : par exemple la jalousie.

Si vous avez juste envie de caresser les cheveux de la femme d'un homme jaloux, essayez de le faire sans qu'il s'énerve !

J'ai proposé un jour à une jolie fille de poser nue pour moi. Elle était d'accord. Son compagnon s'y est opposé. Elle a renoncé. Je voulais seulement avoir un beau modèle. C'est un imbécile.

Basile, philosophe naïf, Paris le 30 juin 2013

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