mercredi 9 juin 2021

1482 Clin d'œil de l'été

Rue Pernety, à Paris,

Trois jeunes filles attablées

A la terrasse d'un café.

Trois jeunes filles attablées

Et un poète qui passe,

Un poète un peu pressé.

Il a remarqué,

Soudain paralysé,

De l'une d'entre elles

Le décolleté indiscret.

Oulala ! Oulala !

L'amour est là,

Et il ne s'en va pas.

Oula ! L'été est là !

J'écrivais ce poème

Abrité des regards indiscrets

Dans un jardin, peu après.

Encore sous le charme,

Le regard capturé, hypnotisé, possédé, conquis, chaviré,

Par la grâce ombrée d'un l'exquis ravin de tissu

S'ouvrant sur deux sources jumelles,

Chaudes, tendres et douces, vivantes et sensibles,

Rêves et Paradis des nouveaux nés affamés,

Des amoureux, des peintres et des poètes,

Quand soudain trois dames

Qui ne m'avaient pas aperçu écrivant

Et venaient de quitter le jardin,

S'avisèrent de m'y avoir enfermé !

Bien vite délivré, je partis

Finir mon œuvre à la maison.

Presque finalisée, la voilà évaporée

Par une facétie informatique.

Je la récrit bien vite

Et la voici.


Basile philosophe naïf

Paris, le 8 juin 2021

mardi 8 juin 2021

1481 PropositIon d'animation faite à deux cafés associatifs parisiens

 PROPOSITION D'ACTIVITÉ

Atelier d'expression poétique


Nous tous, enfants, sommes nés poètes. Mais pour la plupart ne le sommes plus devenus grands. Cependant, notre fibre poétique vit toujours en nous. Pour notre légitime félicité nous pouvons la réveiller.


J'ai ignoré l'école jusqu'à l'âge de 19 ans. Né en 1951, j'ai commencé à écrire à l'âge de 8 ans et demi et continue à le faire depuis. Je souhaite faire profiter d'autres écrivants de cette expérience de plus de soixante années.


Depuis 1981 j'écris de la poésie. Et tiens depuis 2012 un blog avec près de 1500 contributions à ce jour. D'abord consacré à la réflexion philosophique, il est à présent essentiellement poétique. Par ailleurs, je suis également artiste peintre et organisateur du Carnaval de Paris.


Basile philosophe naïf

Paris, le 5 juin 2021

lundi 7 juin 2021

1480 8 heures 48 du matin

 8 heures 48 du matin,

Une petite place ombragée,

Avec deux platanes altiers,

Les terrasses des cafés qui s'installent

Attendant le chaland,

Traversées par un chat lent

Marchant au pas, suivi par

Deux chats rapides qui galopent.

Deux dames souriantes qui bavardent,

Un rayon de soleil, Paris.

Paris, je t'aime, oui je sais

Je vous entends râler.

C'est trop cher et c'est pollué.

Il pleut tout le temps,

Les gens ne sont pas sympas,

Toujours pressés, râleurs, insatisfaits,

Il faut être riches pour pouvoir se loger,

Les transports en commun

Sentent mauvais, surtout en été,

Les trottoirs font office de cassette aux trésors

Pour les offrandes d'un million de cadors,

Les jolies filles en mini, chemisiers décolletés ou robes d'été

Dans les rues, les avenues, les magasins et les jardins,

Dès le matin jusqu'à la tombée du jour et la nuit

Se font harceler et n'ont jamais la tranquillité

Cibles des goujats et des mal élevés,

Et les quartiers patibulaires

Grouillent de dealers.
Oui, je sais tout ça, j'ai entendu tout ça,

Mais Paris, je t'aime,

Je t'aime à la folie,

Et même avec un bouton sur le nez

Une jolie fille est toujours une jolie fille

Et Paris sera toujours Paris !


Basile philosophe naïf

Paris, le 1er juin 2021

samedi 5 juin 2021

1479 Le temple de l'immensité du monde

J'ai rêvé d'un immense temple

Dont le toit reposait

Sur quatre grandes colonnes

Dont les noms étaient

Amour, fraternité, justice et paix.

Au milieu de ce temple

Coulait le ruisseau de l'amour,

Qui en sortant se transformait

 En un fleuve,

Puis un large océan

Où les nations de l'Europe

Et du monde

Venaient se baigner

Pour retrouver la pureté

D'avant le huitième jour

Où l'homme, créé par Dieu

Commit la folie d'inventer l'argent,

A l'origine un outil,

Devenu un but

Pour bien des gens,

Alors que le seul but existant

C'est l'amour.

L'amour vient chez vous,

Sans bruit, comme un voleur

Et s'installe dans votre cœur.

Quand vous réalisez qu'il est là

Il est trop tard pour fuir, s'échapper,

S'en débarrasser.

Il ne vous reste plus qu'à obéir

A ses quatre volontés.

Cependant beaucoup s'obstinent

A aller se perdre

Dans les marais de l'ambition,

L'orgueil, le conformisme

Et la jalousie.

Ce que ne font pas

Les poètes, les saints,

Les enfants

Et certains érudits.



Basile philosophe naïf

Pari, le 4 juin 2021

vendredi 4 juin 2021

1478 Quelques aquarelles et quelques vieilles photos

Des couleurs et des souvenirs, voici quelques vieilles photos et quelques aquarelles pour vous distraire et vous être agréable. J'ai peint ces neuf aquarelles en 1985. Sur les trois photos prises en Russie, la petite fille costumée ou sur les genoux de son papa c'est Hélène, ma future mère, née en 1907. Elle est alors âgée de trois ans.  Sur la photo de groupe, prise quatre ans plus tard,  au début de la guerre de 14, elle a sept ans. Son grand frère, sa petite sœur, son père et sa mère forment le reste du groupe avec le jeune homme. C'est un cousin d'Hélène; qui porte ici un uniforme scolaire.









jeudi 27 mai 2021

1477 Hommage poétique au carrefour fantastique

 Le fabuleux destin du vaste et extraordinaire carrefour enchanté et béni Losserand-Pernety, unique dans les cent ciels de notre lumineuse, Sambre-et-Meuse et très faramineuse galaxie


Au carrefour Losserand-Pernety

Un grand résistant et martyr

Rencontre un modeste général d'Empire.

Au carrefour Losserand-Pernety

Il y a deux cafés amis :

Le Losserand Café fait face au Métro,

Avec sa vaste terrasse

Où on boit souvent

Autre chose que de l'eau.

Un café, un cappuccino,

Une bière, des apéros.

Il faut voir

Le carrefour Losserand-Pernety

Les soirs de grands matchs,

Où durant des heures, les supporters parisiens

Acclament avec ferveur,

Le verre à la main,

Les prestigieux footballeurs

Du prestigieux Paris-Saint-Germain !

Puis, quand vient la nuit,

Qu'il n'y a plus personne,

Qu'il est trois heures

Après minuit,

Rue Raymond Losserand

Et rue Pernety

Les cafés fermés,

Les terrasses rangées,

Devant la grille du métro Pernety

Commence à s'assembler

La faune fabuleuse

Variée et silencieuse

Issue des livres de contes,

Tombée des livres pour les enfants.

Centaures, licornes et dragons

Arrivent en premiers,

Suivis d'hydres, dahus et sirènes terrestres ou marines.

Cette faune rouvre les cafés fermés et se met à danser

Une danse silencieuse et endiablée

Jusqu'au moment où on entend

Dans le lointain,

La rumeur bruyante des camions de la ville

Avec leurs équipages tout de vert vêtus.

A ce bruit toute la foule,

Inquiétante farandole bondissante et bigarrée,

S'affole et, en un instant

Subitement referme les cafés

Et disparaît.

Le carrefour redevenu ainsi désert et silencieux

Voit sa tranquillité parfois troublée

Par le froissement léger des ailes d'un ange

Déguisé en grand oiseau paradisier.

Il vient traverser le carrefour en commémoration ailée

Et fugace, de la venue du grand Mahal Kita Kotam Tcheu

Saint ermite de Kîinne et Koutsou-Koutsou,

Qui a déclaré lors de sa visite :

« Je bénis le carrefour Losserand-Pernety

Tous ceux qui y passent,

Y passeront

Et y sont passés ».

A ces mots, tous les clients des deux cafés

Subitement se sont levés et mis à danser,

Rejoints par les serveurs et les patrons des deux cafés.

Vous voulez découvrir ces deux lieux fameux

Du carrefour Losserand-Pernety ?

Ceux qui y vivent, dansent et boivent du café ?

Courez vite le visiter !

Ses serveurs et serveuses vous attendent.

Venez danser, rire, vous amuser,

Boire du café et jeter des confettis

Au carrefour Losserand-Pernety !!


Basile philosophe naïf

Paris, le 27 mai 2021

mercredi 26 mai 2021

1476 Les lyrico-transmetteurs

La poésie est écrite par Dieu,

Qui ensuite la transmet sur la Terre

A travers les poètes,

Qui sont juste

Des lyrico-transmetteurs.

Basile philosophe naïf

Paris, le 21 mai 2021