mercredi 18 mai 2022

1524 Les dames W chassent le pigeon

 

Ce poème est très librement inspiré

Par le fléau discret des madames W,

Redoutables aventurières,

Attaquant brutalement les hommes

Vieillissant et solitaires,

Comme ç'aurait put être moi,

Faisant feu de très doux sourires

Pour parvenir à casser leurs tirelires.

Elle était sympathique Madame W,

Et avait des seins magnifiques

Que soulignait

Son merveilleux et torride bustier.

Elle m'a enjôle,

J'étais seul

Elles étaient trois face à moi :

Elle, et ses deux mamelles,

Ses nichons panzers de séduction

Ont mené une guerre éclair.

Ma signature,

Précédée de la sacramentelle formule

« Lu et approuvé »

Était son butin de guerre,

Sa société allait venir butiner mon compte en banque maigrichon

Et le saigner comme un cochon.

Mais que faire face à ses nichons panzers, ses tendres appâts

Et sa féminité guerrière ?

Moi, le vieux lion solitaire

Vieillissant et célibataire ?

Je n'avais d'yeux que pour ses mamelles,

Elle n'avait d'yeux que pour mon escarcelle.

Ce trésor de vénéneuse féminité

Allait bientôt me brandir

Sous le nez

Un contrat à signer,

But de son expédition.

Elle venait en mission

Au compte d'une compagnie d'assurances,

La Compagnie es Trois Ziboux

Rue des Grands Fous à Carquefou.

J'ai signé sans explication

Tout ce qu'elle et ses nichons me demandaient.
J'étais cuit, j'étais le pigeon pigeonné.

Un poète face à deux seins redoutables en batterie dans un soutien-gorge pigeonnant

N'a aucune forces véritables

Pour dire non ! Ne tirez pas ! Au secours ! Me voilà pigeon !

Dire non, je ne su pas le faire

J'ai tout signé sans regarder

Autre chose qu'elle et ses panzers.

Je n'avais pas lu le contrat,

Quel tracas !

Pigeon, j'allais me faire plumer...

Mais hélas pour les actionnaires de la société,

Quelques jours après,

Je me suis réveillé

Et j'ai tout annulé.

Et à moi le bohème, il ne restait plus

Qu'à écrire ce poème.

Quelqu'un a écrit que les Français

Sont des « mougeons »

Hybrides combinaisons

Du mouton et du pigeon.

Évitez de l'être

Et les dames W intéressées,

Même joliment nichonés,

Envoyez-les paître !!!


Basile philosophe et ex pigeon

Paris, le mardi 17 mai 2022

mercredi 11 mai 2022

1523 Paquita

Paquita

ou

Donnez à manger aux enfants des pêcheurs péruviens !


Paquita

C'est une femme péruvienne désespérée

Qui contemple son enfant qui dort

Et qui a faim.
Qui dort parce qu'il a faim.
Dans un coin, Ramon,

Son mari pleure,

Car il est pêcheur

Et depuis le quinze janvier

Il ne peut plus travailler

A cause de la marée noire.

Avant il parvenait modestement

A ramener à manger.

Très loin de là, c'est un homme riche

Alejandro,

Il vit à Madrid,

Il a gagné beaucoup d'argent

Avec le pétrole

Dans la société Rebsol.

Il mange des canapés au saumon

Dans une réception,

Quand, soudain, on lui tape sur l'épaule.

Il se retourne, et ô stupéfaction !

Il a devant lui Jésus-Christ en personne !

Et il n'est pas content.
Souviens-toi, lui dit le Christ,

Que tu as été baptisé.
Tu es donc chrétien,

Tu dois donner à manger

A tes frères pêcheurs et leurs familles

Que ton inconscience,

Ta pollution, ta négligence ont affamé.

Si tu n'aimes pas ton prochain

Ni les oiseaux marins,

Tu n'es pas un bon chrétien.
Jésus a raison,

Celui qui pollue la mer et les rivages

Désespère les parents

Et affame les enfants,

N'est pas un bon chrétien.

Je suis un poète parisien,

J'ai écrit ce poème

Pour mes amis péruviens

Vingt-cinq jours après mon baptême,

Pour leur dire combien je les aime.

Travailleurs du monde halieutique

Et des rivages de l'Océan Pacifique

Œuvre du Seigneur de l'Univers :

Oiseaux, crustacés, plancton, coquillages,

Vivants rochers, récifs, rivages des mers.


Basile philosophe naïf

Paris, le 10 mai 2022

samedi 7 mai 2022

1522 Violetta éternelle et infinie

Gracias a la vida,

Merci à la vie.

Violetta Parra,

Ces mots

Tu les a écris.

Ces mots,

Tu les a chanté aussi.

Et pourtant, la vie,

Violetta,

Tu as choisi

De la quitter,

Violetta.

La vie n'a pas été

Tendre avec toi

Violetta.

Ton mari,

Le père de vos enfants,

T'a quitté,

La fondation

Que tu avais créée

Ne fonctionnait pas.

Violetta,

Femme sensible

Dans un monde insensible,

Femme sensée

Dans un monde insensé.

Violetta,

Martyre de la poésie.

Dans les siècles qui viendront,

On pleurera

En pensant à toi.

Et aussi on chantera,

En pensant à toi,

Avec joie :

Gracias a la vida !!!

Merci à la vie,

Chanson sensible

Dans un monde insensible,

Chanson sensée

Dans un monde insensé,

Chanson martyrisée, niée

Par un monde

Où la vie si souvent

N'est pas respectée.

Dans notre astre prospère

Un enfant meurt de faim

Toutes les dix minutes.

Et les oiseaux marins

Que personne ne chasse

Sous les marées noires

Par millions trépassent.

Gracias a la vida,

Merci à la vie .

En pensant à toi,

Violetta,

Nous pensons à la vie

Qui est si belle

Malgré ce qui ne va pas,

Et à Violetta,

vivante à jamais,

Pour toujours

Et pour l'éternité,

Dans nos cœurs

Et nos pensées.


Basile philosophe naïf

édié à Flora qui me l'a fait connaître

Paris, le 6 mai 2022


 

dimanche 1 mai 2022

1521 Réveillez-vous !

Médias dormez-vous ?

Journalistes, pour beaucoup,

Êtes-vous devenus fous ?

Médias réveillez-vous !

Avant qu'il ne soit trop tard !

Et il est déjà tard !

Nous sommes tous des pêcheurs péruviens !

Le trente avril deux mil vingt-deux,

Dans Le Figaro, illustre quotidien parisien

Le dernier article consacré à la marée noire du Pérou

Remontait au sept mars.

Il ne s'agit pas de faire ici

De la figarophobie, mais citer un exemple.

Font pareil, il serait temps qu'ils se réveillent !

Du drame péruvien

Nos médias français et canadiens,

Et sans doute d'autres encore,

Ne parlent pratiquement pas.

Les journaux français, en janvier dernier

Parlaient surtout des vaccins

Et des virus assassins.

On peut légitimement pleurer,

Prier, protester,

Se sentir solidaire

Des peuples martyrisés par la guerre,

Ou, par temps d'épidémie vilipender

Ou vanter un médecin

Selon qu'on le juge agir mal ou bien,

Mais est-ce une raison pour abandonner

Les pêcheurs péruviens et leurs enfants ?

Ils ont le droit de vivre

Et ne pas être empoisonnés par du carburant

Qui, certes, à certains Rapportent beaucoup d'argent,

Mais sont aussi ici abominablement et tragiquement polluants,

Et puis il ne s'agit pas que des Péruviens,

Il s'agit de notre planète ;

De nos continents baignant dans les eaux des mers

Et des océans originaires.

Sans réagir !

Aujourd'hui ce sont les Péruviens,

Si nous ne les soutenons pas

Demain, ils ne seront pas là

Pour nous aider,

Et on crèvera.

Notre planète est une

De la Seine jusqu'à Lima !

Et si nous n'y prenons pas garde

C'est l'Humanité toute entière

Qui disparaîtra.

Ces cupides humains

Qui avaient complètement oublié

Que l'argent est un bon serviteur

Mais un mauvais maître,

Ne nous ont pas protégés.

Les voilà morts, disparus, effacés,

On paie cher d'ignorer

Les lois de la Nature

Et les commandements du Seigneur !

Pour conclure cette poésie

Je dirai que, aujourd'hui,

Ne pas donner les réponses appropriées

Au drame péruvien, c'est ignorer l'avenir.

Mais quand on ignore l'avenir, il se venge !


Basile philosophe naïf

Paris, le 30 avril 2022

 

1520 Cri d'amour à nos frères pêcheurs sinistrés du Pérou

Janvier deux mil vingt-deux,

La mort noire,

Grasse, puante et huileuse,

S'est étendue

Sur les plages du Pérou,

Étouffant plantes et oiseaux,

Ruinant pêcheurs

Et travailleurs de la mer.

Des Péruviennes

Ont donné leurs cheveux

Pour barrer la route du poison.

J'ai rêvé que

Sainte Thérèse d'Avila,

Sainte Jeanne d'Arc de France

Et la Vierge Marie en personne

Ont coupé leur chevelure

Pour aider les pêcheurs péruviens.

Mouettes et goélands du Pérou,

Plancton et plantes marines du Pérou,

Coquillages et crustacés du Pérou,

Créatures de Dieu qui peuplent

Les rivages et la mer du Pérou,

Sable des plages du Pérou,

Travailleurs de la mer,

Et pêcheurs du Pérou,

Je vous aime,

Et ne vous abandonnerais pas !

Que la France de Jeanne d'Arc

Et Jean Moulin,

La France de Camille Claudel

Et Prosper Mérimée

Se penche sur vous !

Vous aide, accompagne

Et fasse connaître !

C'est aussi pour ça qu'elle existe

Et que Paris est là !

Que l’actualité des plages du Pérou

Souillées par la mort noire

Devienne une actualité parisienne !

Que tout le monde en parle !

Dans la rue, à l'église

Et dans les autobus !

Que ce poème y contribue !

Que les enfants des pêcheurs

Nous donnent des dessins.

Nous les afficherons

En photocopies

Un peu partout dans Paris,

Et dans les galeries d'arts

A hauteur d'enfants.

Nous les porterons en cortège

A la mairie de Paris

Pour qu'elle parle de vous

Et vous vienne en aide.


Basile philosophe naïf

Paris, le 30 avril 2022

jeudi 28 avril 2022

1519 Nadette, le Rhin, la Tamise et la Volga

Moi, mes câlins,

Je les réserve à mon amoureux,

Me disait la tendre Nadette.

Mais plus grand, vaste et profond

Que le Rhin, la Tamise et la Volga réunis,

Il y a le fleuve de tendresse

Qui coule de tes yeux

Quand tu nous regarde,

Nous qui t'aimons et sommes

Tes frères et tes sœurs de cœur,

Qui te rencontrons au Moulin à café

Et t'affrontons au scrabble.

Ton regard est si puissant,

Tendre et magique,

Qu'il fera naître un mot nouveau :

Le mot « nadette »...

Je te nadette signifiera

Regarder avec tendresse.

Je lui ai jeté un nadette de reconnaissance pour sa gentillesse, etc.
Ce mot manquait à la langue française.

Il sera bientôt traduit en anglais, basque et japonais

Demain, pour finir une lettre amicale

Plutôt qu'écrire « bisous »

Il suffira d’écrire « Nadette ! »

Pour dire tout notre amour

Et toute notre tendresse

Inscrite dedans l'univers,

Réel, imaginaire, visible ou invisible.

Nadette, je te nadette,

Nous te nadettons,

Vive Nadette !!!

Hourra pour Nadette !!!

Nous tous avec toi

Et pour toujours.

Et vive Arnaud

Qui rend heureuse notre Nadette !

Les amis de Nadette exprimés ici par Basile philosophe naïf

Paris, le 23 avril 2022

 

1518 Quoi de neuf ?

On a inventé la roue

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

On a inventé le gouvernail des navires

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

On a inventé la machine à vapeur

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

0n a envoyé un homme dans la Lune

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

On a inventé l'arbalète

Arme interdite

Car trop terrible

Et le fusil coudé à tirer dans les coins, coin coin !

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

On a composé les Nocturnes de Chopin

Et La Marche turque de Mozart

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus

Léon Tolstoï a écrit un gros livre : Guerre et paix

Mais qu'est-ce qui a changé le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans ? Jésus.

Demain on colonisera Mars,

On ouvrira des dancings sur la Lune,

On fera pousser des bananiers dans l'Himalaya,

Mais qu'est-ce qui changera le monde

Et sera neuf, toujours neuf

Même vieux de deux mil ans,

Que j'aime à l'infini, que j'aime à la folie,

Qui est pour moi le chemin, la vérité, la vie : Jésus.


Basile philosophe naïf

Paris, le 7 avril 2022