vendredi 27 novembre 2020

1426 RÉVEILLONS LA MUSIQUE FESTIVE PARISIENNE AVEC SES QUADRILLES!!!

Paris était un phare de la musique festive au 19ème siècle, grâce à ses quadrilles, célèbres dans le monde entier.

Parmi des dizaines d'autres, le compositeur et chef d'orchestre le plus célèbre de cette musique festive était Philippe Musard. On l'appelait Napoléon Musard !

Cette musique a été oubliée. Elle était plus fameuse que les aujourd'hui célèbres valses de Vienne et leur faisait concurrence.

Elle a influencé les musiques des cinq continents. Elle est à l'origine du Balakadri ou Bal de quadrille aux Antilles et de la musique Séga et Séga cordéon aux Mascareignes.

Cette musique n'avait pas de nom. En référence à Musard, je l'ai baptisé musique musardienne.

Des centaines de partitions de musique musardienne dorment dans les bibliothèques et les fonds d'archives. Il est temps de les réveiller ! Nous en avons besoin pour soigner la tristesse grise.

Cet événement sera plus grand encore que la redécouverte de la musique baroque. Ce sera une grande date dans l'histoire de la culture, de la France et de Paris.

Que tous les amis de la musique, de la danse et de la joie se mobilisent pour la révolution musardienne, pacifique et musicale !

Avec ceux qui jouent déjà cette musique : l'ensemble Les Pantalons, basé en Belgique. Et tous ceux que nous serons heureux de découvrir.


VIVE LA MUSIQUE !!! VIVE MUSARD !!!

Basile

Paris, le 27 novembre 2020

jeudi 19 novembre 2020

1425 Les roses du Paradis

Ma très chère

Et très tendre voisine,

Vous êtes l'avenir de l'Humanité.

Vous avez vingt deux ans,

Moi qui en ai

Soixante-neuf

En suis déjà un peu

Le passé.

Vous êtes

L'avenir de la médecine,

En cinquième année d'études

Et demain praticienne

Du métier dont vous rêvez.

Vous êtes la grâce,

La jeunesse et la beauté.

J'aurais voulu vous offrir,

En témoignage d'amitié,

Des roses, un gros bouquet

Parfumé.

Quelle belle chose !

Quel beau cadeau rêvé !

Hélas ! Les fleuristes ont fermé,

Et je n'ai pas un immense jardin

De roses odorantes et voluptueux jasmin,

Où je trouverais mon trésor parfumé.

Alors, dans les prairies du Paradis,

Où jadis Adam et Eve naquirent,

J'irai cueillir, plaisir infini !

Les roses du temps qui passe,

Glisse avec tendresse,

Et ne revient pas.

Vous les offrirai, et serai,

Par votre puissant et doux sourire,

Transfiguré pour l'éternité.


Basile philosophe naïf

Paris, le 19 novembre 2020

mardi 17 novembre 2020

1424 Déclaration d'amour à l'Italie

 oésie dédiée à Agata, Anna, Olga, Silvia, Mirella, Bertil, Marisa, Ivano 1 et Ivano 2, Gianfranco, Piero, Sonia, Massimo, Mario ; Léonor, Italienne par procuration, et tous les Italiens et Italiennes passés, présents et à venir.


Viva l'Italia !

Sono innamorato dell'Italia !

Vive l'Italie !

Je suis amoureux de l'Italie !

L'Italie

Est le plus beau cadeau

Que Dieu a fait

A l'univers entier.

Italie,

Reine de Beauté du monde,

Avant-goût de la beauté

Du Paradis sur Terre.

Si tu avais été une femme,

Je t'aurais épousé.

Si tu avais été un lion,

J'aurais supplié Dieu

De faire de moi une lionne,

Pour pouvoir t'approcher,

Si tu avais été une fleur,

J'aurais demandé à Dieu

De me transformer

En abeille ou papillon.

Si tu avais été une flamme,

J'aurais demandé

D'être ta fumée.

Si tu avais été un cristal,

J'aurais demandé

D'être une montagne

Pour t'abriter.

Si tu avais été

Une pomme ou un kiwi,

J'aurais demandé

D'être un artbre

Dans ton verger.

Si tu avais été un soleil,

J'aurais demandé

D'être un de tes rayons.

Si tu avais été un parfum,

J'aurais demandé d'être

Un flacon, pour recueillir

Ta richesse et ta douceur.

Si tu avais été un chevalier,

J'aurais demandé

D'être ton cheval

Pour te porter

Dans l'univers entier.

Si tu avais été un fleuve,

J'aurais demandé

D'être un poisson,

Pour pouvoir m'y baigner

Nuit et jour,

Hiver comme été.

Italie,

Beaux monuments,

Belles œuvres d'arts,

Beaux paysages,

Belles filles,

Beaux garçons,

Et bonne cuisine.

Que demander de mieux

Sous le soleil,

Soleil d'Italie !

Si, la langue d'Italie,

La plus belle

Et la plus musicale

De toute la galaxie !

O sole tuo,

Che bella cosa

Una giornata

Italiana, alle sole...

Rome, Milan, Florence,

Sienne et son palio,

Naples et sa baie,

Venise et son grand canal,

Et une petite ville

Bien tranquille,

Où je vois Ivano

Vendre ses légumes

Sur le marché,

Aidé par Olga,

Une petite fille,

Qui deviendra plus tard

Une grande et belle

Jeune fille,

Etudiante à Paris,

Fiertée de son papa

Et sa maman,

Et de ses sœurs

Etoiles jumelles,

Soleils et beautés du monde

Au firmament du Piémont,


Basile, Paris, le 17 novembre 2020

mardi 10 novembre 2020

1423 Vive l'Amour et les Masquelours !

Dans les rues de Dunkerque,

Un homme marche seul,

La nuit,

Une lanterne allumée

A la main.

Cet homme

C'est Jean Bart,

Qui nourrit Paris

Quand la famine régnait

Dans tout le pays.

Pour cela

Il fut anobli

Par le roi

Et fait Chevalier

De l'ordre de Saint-Louis.

En permission du Paradis

Pour venir fêter Carnaval

Avec ses lointains descendants,

Notre ami s'étonne de trouver

Les rues paisibles

Et désertes

Alors que c'est Mardi Gras.

A présent

Un autre homme l'accompagne,

C'est Cô-Pinard

Aussi

En permission du Paradis

Venu, comme chaque année

Fêter Carnaval.

Cô-Pinard

Au cœur d'or,

A la parole d'argent,

Qui durant bien des ans

Guida les enfants

De Jean Bart,

Ces fameux gaillards.

Les alouettes dans les champs,

Les mouettes et les goélands,

Réveillés par Jean Bart

Et sa lanterne magique,

Se mettent à chanter en chœur

L'hymne du renouveau du bonheur :


Dunkerque, Dunkerque !

Ta vie renaîtra !

Dunkerque, Dunkerque !

Ton Carnaval reviendra !


Et dans le port,

Entendant ce chant

Les filets

Se mettent à danser.

Sur la plage

Les galets

Se rangent en rangs

Pour défiler.

Au large de Dunkerque

Quel est ce tintamarre ?

Ce sont les vagues

Qui font le chahut,

Le tiens bon d'sus !

Et les crabes font chapelles

Sur le rivage,

Invitant les poissons

A manger du plancton,

Boire de la bière

Et du café.

Tous les monuments de Dunkerque

Se mettent à danser,

Rejoints par le beffroi de Bergues,

Son parapluie, sa perruque rose

Et son beste cletche.

Vive la vie

Et les Masquelours dunkerquois !

Qui chanteront un jour

Tous en chœur :


Roule ta bosse,

Ton père est bossu !

Carnaval est revenu !


Et sous les applaudissements

Des étoiles,

Et les hourras

De la Voie lactée,

La Lune entonne

« La Cantate à Jean Bart »,

Accompagnée par le chœur

Des étoiles de mer

Qui distribuent à tous

Du potjevleesch

Et du pinard

Rouge comme

Les joues d'une femme

Heureuse en amour

Avec un masquelour.

Ah mes chers frères

Dunkerquois,

Mes chères sœurs

Dunkerquoises,

Vous, les meilleurs

Carnavaleux et Carnavaleuses

Du monde,

Je vous ai écrit

Et vous dédie

Cette poésie.


Basile organisateur du Carnaval de Paris,

Paris, le 10 novembre 2020

dimanche 8 novembre 2020

1422 Une coupelle en porcelaine joliment décorée et deux pelles à tartes

Amie de Voltaire,

La Russie a compté

Une impératrice allemande,

Catherine la deuxième,

Qui était très portée

Sur la chose.

Mon père m'a raconté

Que des jeunes officiers

Russes étaient

Contactés ainsi :

« La tsarine s'intéresse à vous

« Pour ce que vous devinez.

C'était dit comme ça,

Ou autrement,

Je ne sais pas.

Une fois l'affaire faite,

Le récipiendaire,

N'ayant pas « servi la tsarine »

Mais « servi à la tsarine »,

Recevait d'une cassette

Réservée à cet effet

Un dédommagement.

En résumé,

Les jeunes officiers

Se prostituaient.

C'est pourquoi je crois

Que mon ancêtre

Qui eut droit

Aux faveurs

De l'impératrice,

N'eut probablement pas

Trop de mal

Pour arriver

A trouver ses entrées.

Mais que me reste-t-il

De mes ancêtres ?

Leur palais à Moscou

N'est plus dans la famille

Depuis 1835.

De toutes les richesses

De la famille

Que me reste-t-i ?

Venue de mon père,

Une coupelle en porcelaine

Décorée de muguets

A la feuille d'or

A miraculeusement

Traversé l'Histoire.

De ma mère,

De riche famille bourgeoise,

Deux jolies pelles à tarte.

C'est à peu près tout.

De la Suisse,

Traversée dans sa fuite,

Ma maman m'a aussi laissé

Le cadran émaillé d'un coucou

Absent, qui ne chante plus

Depuis longtemps.

Quelques épaves du passé

Me restent encore,

Comme une tasse chinoise

Largement ébréchée.

Mais j'ai conservé intacts

De mes ancêtres

Trois trésors inestimables,

Qui ont traversé les siècles :

Ils avaient

Le désir de servir

En Russie, le tsar.

Je vis en France

Et il n'y a plus de tsar.

Alors je lui ai substitué

L'intérêt général,

La poésie et le carnaval.

Ils avaient la foi orthodoxe,

J'ai une foi imprécisée.

Enfin, ils avaient

Pour les meilleurs

L'amour de leur prochain.

Je l'ai conservé,

Et il m'aide à exister.

Ce sont là

Mes trois trésors,

Héritage en or

De mes ancêtres.

 

 Basile, Paris le 8 novembre 2020

samedi 7 novembre 2020

1421 Un bouquet de roses desséché

 Dans un coin de ma chambre

Un bouquet de roses desséché

Vieux de douze années

Témoigne de l'amour d'une femme

Qui m'aimait.

Aujourd'hui, acheter des fleurs

A Paris, pour les offrir

Ou du rouge à lèvres

Pour séduire,

Est impossible.

Les fleuristes ont fermés.

Ce ne serait pas

Des « commerces essentiels ».

De même les coiffeurs

Les esthéticiennes

Et les libraires.

Une société

Où soigner les cheveux,

Rendre belles,

Manucurer les ongles,

Vendre des fleurs

Ou des livres

Devient un délit,

M'inquiète un peu.

Certes

Mon diplôme d'arts plastiques

Ne me confère guère

De compétences

Dans le domaine médical,

Scientifique

Ou politique.

Mais je m'interroge.

Quand une femme

A voulu me témoigner

De son intérêt,

Elle m'a offert des roses.

Quand j'ai voulu

Lui témoigner de mon amour,

Je lui ai offert des fleurs.

L'amour est essentiel.

Alors, pouvoir offrir des fleurs,

Donc pouvoir les acheter,

Donc pouvoir les vendre,

Ne serait-ce pas

Une activité essentielle ?

Je m'interroge,

Car je suis poète.

Les poètes sont un peu fous.

Excusez-moi,

Je suis poète,

Et ne l'ai pas choisi.

L'envie de poétiser

M'a prise un jour

Comme une envie de boire,

Manger, dormir,

Ou une autre

Activité physiologique.

Et en dehors

De toute logique,

Je contemple

Ce vieux bouquet fatigué

De roses desséchées

Depuis douze années.

Et dès la fin du confinement

Je courrai acheter des fleurs,

Pour les offrir

A toutes les jeunes filles,

Femmes, hommes, enfants,

Chats et poissons rouges

Que je connais.


Basile, Paris le 7 novembre 2020

jeudi 5 novembre 2020

1420 Las chats poètes

Les plus grands poètes du monde

Sont les chats.

Quand le chat est installé

Dans la cour de la maison

Où il vit

Et regarde le monde,

Il n'a pas besoin d'écrire,

Réciter,

Interpréter

Sa poésie.

Il est le poème,

Le poète

Et la poésie incarnés.


Baudelaire,

Tu as chanté les chats.

Ils étaient tes maîtres

Mais tu ne le savais pas.

Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Vous ne connaissez pas les poèmes félins

De Baudelaire ?

Courez les lire !

Les chats vous en seront reconnaissants,

Et les poèmes

Viendront se frotter à vous.


Basile philosophe naïf

Paris, le 5 novembre 2020