lundi 10 décembre 2018

1118 Le but de la poévie

Le but de la poésie
C'est charmer les oreilles
Et le cœur de son prochain.
La base de la poésie
C'est l'amour,
Car sinon
Pourquoi voudrait-on
Charmer les oreilles
Et le cœur de son prochain ?
La vie est poésie,
Car vivre c'est aimer,
Et aimer c'est vivre,
Faisons de nos vies une poésie,
Déclamée,
Chantée,
Rêvée.
Et proclamons solenellement
Que la visie est poévie.

Basile philosophe naïf, Paris le 10 décembre 2018

mercredi 5 décembre 2018

1117 Souvenir

Quand j'étais petit petit petit
Et que mes parents
Étaient grands grands grands
Nous allions à la gare,
Et là, tout là haut là haut là haut
Mon papa discutait au guichet
Avec quelqu'un de mystérieux
Dont j'entendais seulement la voix
Et que je ne voyais pas.
Je ne comprenais pas
Ce que se racontaient
La voix et mon papa.
Mais ensuite le résultat
Était que nous montions dans un train
Et voyagions.
Papa était formidable !
Par la suite
Et bien plus tard
J'ai appris que ce qu'il faisait
C'était tout simplement demander
Des billets de chemin de fer
À un employé.

Basile philosophe naïf, Paris le 5 décembre 2018

1116 La première des libertés

Trois femmes splendides,
J'ai envie de faire l'amour
Avec l'une le lundi,
Avec l'autre le mardi,
Et avec la troisième
Le mercredi.
On me dit
Que je dois choisir :
Ou bien l'une,
Ou bien l'autre,
Ou bien la troisième.
Que je dois limiter mes rêves.
Mais pourquoi donc
Devrais-je limiter mes rêves ?
Je ne couche déjà
Ni avec l'une,
Ni avec l'autre,
Ni avec la troisième,
Et en plus
Je devrais limiter mes rêves.
Mais pourquoi donc
Devrais-je limiter mes rêves ?
J'ai envie
Que chaque seconde de ma vie
Soit une fête.
Alors, laissez-moi rêver,
C'est la première des libertés.

Basile philosophe naïf, Paris le 5 décembre 2018

1115 Deux joues, un Paradis

Je connais plus d'un homme
Qui se jette à la rencontre
Des jolies filles,
Et, littéralement leur arrachent,
Leur imposent
La bise,
En espérant mieux
En espérant plus
En faisant pression sur elles.
Je ne suis pas ainsi,
Et regrette des fois
Que les laissant libres de leur choix
De belles naïades,
De belles ondines,
De belles merveilles
Choisissent de ne pas m'embrasser.
C'est le cas d'une d'entre elles
Qui me salue de loin.
Et qui soudain un jour
Ayant fait la bise
Devant moi
À un autre,
S'est exclamé :
« Bon, je te fais la bise ! »
Et est venue offrir ses joues
À mes pudiques baisers.
Surprise et délices,
Ses joues étaient douces
Comme une prairie fleurie
Au soleil de l'été,
Comme le duvet d'un oiseau
Dans son nid,
Comme une volée
De papillons dorés.

Basile philosophe naïf, Paris le 5 décembre 2018

mardi 4 décembre 2018

1114 Ma muse et sa source

J'ai revu la femme source 
De ma compagne en poésie.
Comme elle est jeune et belle,
Jeune et belle et timide,
Est-ce qu'elle m'aime ?
Je n'en sais rien.
À quoi pense-t-elle
Quand elle me voit ?
À rien, peut-être.
Mais en Poésie
Avec ma muse
Tout est possible,
Et surtout l'aimer,
L'aimer à l'infini parmi les astres
Au milieu du soleil et des étoiles,
Par delà le temps et l'espace
Allongés ensemble sur la Voie Lactée
Non loin de la chèvre d'Amalthée,
Dont la corne d'abondance
Déverse en permanence
Un flot de pierreries
Formant un lit
Où nous dormirons
Tendrement enlacés,
Bouche contre bouche,
Cœur contre cœur,
Durant dix millions d'années. 

Basile philosophe naïf, Paris le 4 décembre 2018

dimanche 2 décembre 2018

1113 Débattre et définir « la Nouvelle Tendresse »

Il est temps de définir ou chercher à définir « la Nouvelle Tendresse ». Celle-ci se définit initialement par rapport à ce qu'elle n'est pas. Car d'ordinaire et très abusivement règne une confusion regrettable et omniprésente entre la tendresse entre adultes et une soi-disant obligation de chercher à parvenir à l'acte sexuel. « Besoins » et « pulsions » sont invoqués pour justifier cet enfumage démagogique et machiste.

L'acte sexuel n'est pas un acte anodin, un produit de consommation ou « un certificat de vie à deux ».

Il n'est pas non plus « une preuve d'amour ». Et il n'est jamais et en aucun cas une obligation pour qui que ce soit. Si on doute de sa légitimité ou de son caractère bienvenu, le mieux est de s'abstenir de le pratiquer. S'en passer n'est insupportable qu'à ceux ou celles qui croient que c'est insupportable. C'est de l'autosuggestion. Le plus important c'est le sentiment d'amour et la caresse qui peut éventuellement l'exprimer.

La caresse, la tendresse ne sont pas les « préliminaires » ou le « post-lude » de l'acte sexuel, ou l'encouragement, l'engagement à le pratiquer.

L'érection et son équivalent chez la femme ne signifient pas mécaniquement le désir, le besoin ou l'urgence de l'acte sexuel. Le croire c'est être un ignorant. Beaucoup sont ignorants.

« Dormir avec quelqu'un » signifie dormir avec quelqu'un et pas nécessairement autre chose. De même « passer la nuit avec quelqu'un » signifie passer la nuit avec quelqu'un et pas nécessairement autre chose.

La nudité n'est pas l'uniforme de l'acte sexuel mais l'état naturel de l'être humain.

Parvenir à l'acte sexuel par la pression morale ou matérielle ou le mensonge constitue un viol.

La beauté, la jeunesse, la féminité ne sont pas un appel à l'acte sexuel. Une fille jeune, belle et féminine a le droit qu'on lui foute la paix et n'a pas à être harcelée par un troupeau d'imbéciles.

Amorcer un débat, notamment avec des amies femmes, pour définir la Nouvelle Tendresse, qui sera tout sauf machiste. Les hommes intelligents peuvent également y contribuer.

Si nous n'ouvrons pas le débat, nous laissons le terrain des relations humaines à la merci de la nostalgie du passé, de la confusion et de la pornographie.Ouvrons le débat. C'est une question de respect de soi et de renoncement à la résignation devant la bêtise humaine régnante, qui assure très efficacement le malheur et la solitude de bien plus d'un.

Chacun a son mot à dire, son expérience et son opinion. Bien des débats n'en sont pas. Qui font très souvent appel à des « spécialistes » plus ou moins auto-proclamés qui sont membres de compagnies d'ânes savants. N'oublions jamais que n'importe qui en France peut se proclamer « sexologue », l'usage du terme ne connaissant aucune réglementation. Terme qui peut être dérivé en d'autres titres ronflants, tels que « sexothérapeute ». Quant aux « psychologues » ils ont faits quelques années d'études de cette spécialité à la fac. Et ne sont pas plus intelligents ou sensibles pour autant. Certains le sont, d'autres pas. Il n'existe pas de « diplôme d'intelligence ». Sachons analyser les propos tenus sans juger la bouche qui les exprime. Évitons la diplômanie, maladie bien de chez nous. 

Basile philosophe naïf, Paris le 2 décembre 2018

samedi 1 décembre 2018

1112 Le vilain petit canard

Ta nuque est belle,
Et le haut de ton dos est beau,
Sa peau est blanche et douce,
Quand je l'ai vu
Je l'aurais volontiers embrassé,
Mais qu'aurais-tu compris ?
Que je te drague ?
Alors que je ne drague jamais.
Personne ne me comprend,
Je suis un vilain petit canard
À vie.

Basile philosophe naïf, Paris le 30 novembre et le 1er décembre 2018