mardi 9 février 2021

1436 Tendre aveu

Je l'ai quitté un peu vite,

Une amie commune

Qui me raccompagnait

M'entrainait,

Marchant d'un pas rapide,

Car le couvre-feu arrivait.

Celle que j'avais laissé

A couru derrière notre petite équipe

De Parisiens pressés.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Ai-je interrogé

Notre belle suiveuse.

« Je voulais te dire au revoir »

M'a-t-elle répondu.

Et nous sommes tombés

Dans les bras l'un de l'autre,

Comme cela était déjà arrivé quelquefois.

Et tant pis pour le Covid,

Les « gestes barrière »,

L'épidémie, la pandémie,

La catastrophe,

Le Titanic, la Bérézina

Et l'incendie

Du Bazar de la charité.

L'amour commande,

Et dans son quartier général

Situé sur le mont Olympe

Cupidon donne ses ordres

Impératifs et joyeux.

Mais cette fois-ci

Sans l'avoir prémédité,

Ces mots m'ont échappé,

Je lui ai glissé à l'oreille

Presque chuchoté

La phrase sacramentelle

Qui s'abat comme la foudre

Embrase les cœurs

Comme l'incendie de la savane

Et foudroie le dragon

De la tristesse etde l'amertume.

Une cohorte de cyclopes et le dieu Vulcain

Armés de masses et de tenailles

Ne peuvent l'empêcher de passer

Et de triompher

Quand son heure est venue.

« Je t'aime »

Ai-je murmuré.

Elle a chuchoté en retour :

« Moi aussi ».

Alors mille galaxies ont explosé,

La banquise, en un instant a fondu

Et le désert a fleuri.

Prodige plus grand

Que le retour de la comète

Et l'effondrement du mont Ararat,

La fleur de l'amour

A jailli sur le fumier pesant

De la société incapable de rêver.

Prodige et fierté, on peut aimer

Sa patrie, Dieu, le Christ,

La Sainte Vierge,

Tous les archanges

Les anges et tous les saints,

L'amour humain est là,

Il vit, modeste et grandiose,

Fragile et inébranlable,

Calme et tempétueux,

Sombre et lumineux,

Doux et fulgurant,

Éteint et scintillant,

Bruyant et silencieux,

Discordant et musical.

L'amour est là,

Qui ordonne et commande,

Pour aller où ?

Je ne sais pas ;

Mais la voie est là,

C'est la voie des fleurs

Et du soleil qui chante

Que le jour

Est enfin revenu.

Tremblez murailles de papier !

Le printemps est revenu !

Que toutes les cloches sonnent

Pour saluer l'aurore du genre humain

Dans l'harmonie et la paix des cœurs !


Basile philosophe naïf

Paris, le 8 février 2021

vendredi 5 février 2021

1435 A toi

Mon amour,

Je t'aime,

Toutes mes caresses,

Toute ma tendresse,

Tous mes baisers

Sont pour toi.

Je suis l'abeille,

Tu es la fleur

Dont j'ai toujours rêvé

Et que je viens butiner.

Tu es la rivière,

Je suis le poisson

Qui vient s'y plonger.

Tu es le vent,

Je suis la feuille d'automne

Qui vient y tournoyer,

Cependant que l'orage tonne

Et la pluie s'abat

Sur les champs assoiffés.

Je suis la nuit,

Tu es l'étoile

Qui vient l'illuminer.

Tu es la pensée,

Je suis le rêve.

Tu es l'instinct

Qui commande,

Je suis la pensée naïve

Qui vagabonde.

Tu es l'ombre,

Je suis la lumière.

Tu es le feu ,

Je suis la forêt.

Tu es l'aube,

Je suis le crepuscule.

Tu es le ciel étoilé,

Je suis l'ombre des fleurs.

Tu es l'albatros,

Je suis la mer salée.

Tu es l'auberge des anges,

Je suis le refuge des oiseaux

Dans la forêt immense

De nos rêves oubliés.

L'aurore de ma vie

C'est toi,

Le soleil de minuit

Sur la route verglacée

De nos illusions

Est parti très loin,

A Tahiti, se réchauffer

Dans les brises parfumées

D'une clarté

A jamais retrouvée.

Vive le vent

Et le regard

De nos grands-mères

Qui contemplent

Les papillons entrelacés

Dansant au bord des océans

Où nous vivrons

Un million d'années

Un amour parfait.

Toi et moi,

L'algue et l'anguille,

L'arbre et l'écorce,

L'oiseau et le nid,

La plume et l'aurore

Du ciel de nos rêves féériques,

Antiques, mythiques et réalisés.


Basile

Paris, le 5 février 2021

lundi 1 février 2021

1434 Trois enfants

Quand trois enfants pleurent leur maman,

C'est l'univers entier

Les étoiles, les constellations

Qui pleurent sourdement.

Quand trois enfants pleurent leur maman,

Ce sont les sources, les rivières,

Les montagnes enneigées, les volcans

Qui gémissent dans la nuit étoilée.

Quand trois enfants pleurent leur maman,

Ce sont les monuments, les statues,

Les fresques antiques, les mosaïques

Qui ruissellent de larmes

Innombrables et cachées.

Quand trois enfants pleurent leur maman,

Ce qui est arrivé

Nous apparaît insensé, déchirant,

Insupportable, révoltant.

C'est à désespérer de l'Humanité.

Mais non, pas tout à fait,

Car leur maman est encore là

Dans le ciel et dans nos cœurs.

Que l'on soit croyant ou pas,

Cette maman, pour toujours

Dans nos cœurs vivra.


Basile philosophe naïf

Paris, le 29 janvier 2021

lundi 25 janvier 2021

1433 L'amour libéré

Comme sont belles

Les amours éternelles

D'un homme et d'une femme

Qui passent à côté

De la recherche obsessionnelle

De l'acte sexuel.

Comme sont belles

Les amours éternelles

D'un homme et d'une femme

Qui passent à côté

Des obsessions de la civilisation.

Comme sont belles

Les amours éternelles

D'un homme et d'une femme

Qui savent apprécier

La longueur et la direction

Des flèches de Cupidon.

Comme sont belles

Les amours éternelles

D'un homme et d'une femme

Qui savent s'aimer d'amour

Et l'amour aimer.

Hors de toutes confusions,

De toutes abstractions,

De tous les discours.

Simplement être soi,

Et le rester.

Et ne pas confondre

Une douce caresse citadine

Avec la biche solitaire aux abois

Poursuivie par une meute menaçante

Le soir au fond des bois.

Le parfum des brises marines

Avec la senteur profonde

Émanant des salines

S'égrenant paisiblement

Le long des routes maritimes.

Le soleil ardent et la lave coulante,

Incandescente,

Hors des volcans.

Basile philosophe naïf

Paris, les 7 et 25 janvier 2021

vendredi 22 janvier 2021

1432 Déclaration d'amour à Marie

Une amie qui paraissait bien informée,

Et dont j'avais vanté la suprême beauté,

M'a révélé que vous êtes la plus belle des femmes.

Ce qui m'intéresse, me touche et me fait rêver

Car je suis poète et écrit des poèmes

Où j'aime clamer mon amour passionné

Et inconditionnel pour la beauté féminine.

Il paraît, et c'est fabuleux,

Mais rien n'est impossible à Dieu,

Que vous habitez une demeure

Située dans les cieux.

On vous rencontre sur Terre en divers lieux

De manière exceptionnelle.

Ces lieux deviennent ensuite

Lieux de pèlerinages.

Ceux et celles qui vous ont rencontré

En sont restés fascinés,

Leur vie a changé.

Vous avez reçu des qualificatifs glorieux

Tels que « maman du ciel ».

Si un jour j'ai la très grande joie,

Et la très grande émotion

De recevoir votre visite,

Je vous offrirai des fleurs,

Un gros bouquet de roses,

De lys et de lilas blancs,

Et mon cœur par avance

Vous est acquis.


Basile

Paris, le 15 janvier 2021

mardi 19 janvier 2021

1431 Amour union authentique et atypique

 Oui, je t'aime

De tout mon cœur,

De toute mon âme,

De tout mon corps,

Et pourtant

Je ne désire nullement

L'union charnelle

De nos deux carcasses terrestres.

La caresse de ton regard

Me suffit.

L'appel de ton sourire radieux,

La lumière de ta voix

Me remplissent de joie,

Le chuchotement imperceptible

Des battements de ton cœur

Transforme mes jours

Et pare d'une nuée d'étincelles dorées

Le cours tumultueux de mes pensées.

La vue de tes yeux,

Le contact de ta main

Font chavirer mon cœur

Plus que la vue de la mer

Enivre de joie le marin,

Plus que la vue d'un poisson

Bouleverse le chat affamé.

Le contact de ta main

Fait brûler en moi

Un grand incendie de bonheur,

Et me fait goûter

A la volupté de l'accord parfait

De la musique des sphères

Dans le palais de la divinité.

La vue de tes yeux le matin

Est comme la fanfare du soleil levant

Sur les océans ignorés

De pays enchantés

Aux parfums mystérieux et entêtants.

La force de tes sentiments pour moi

Me donne la certitude

Et l'espérance

Des lendemains illuminés.

Ô mieux aimée,

Nouvelle naissance,

Baptême des ondes,

Parfum des fleurs.

Je n'oublierai jamais

Ton amour parfait.

Retentissez clameur des étoiles !

Fanfares des anges et des chérubins !

Célébrons l'union de la clarté

Et de l'amour !

Du chant des baleines

Et du murmure des comètes !

La vie est là, pleine et entière,

Célébrons-là,

Ignorons les sentines perfides

De la chair mal venue,

Comme les excès dans la tentation

De la pureté chaotique

Des mondes gothiques.

L'amour est là, plus rien ne l'arrêtera.


Basile

Paris, le 19 janvier 2021

vendredi 15 janvier 2021

1430 Belle

Tu es belle

Comme l'ange de la miséricorde,

Tu es belle

Comme le reflet du soleil

Sur la mer en été,

Tu es belle

Comme la senteur marine

Et la fraise des bois,

Tu es belle

Comme un écureuil au printemps

Et un loup de Sibérie en hiver,

Tu es belle

Comme une cathédrale gothique,

Comme un manuscrit enluminé,

Commr une mystérieuse agathe,

Et une émeraude bleu rubis œil de tigre,

Tu es belle comme une icône dorée, adorée

Bonne, précieuse et miraculeuse,

Tu es belle comme un tapis persan

Brodé d'or, d'argent et de cuivre,

Belle comme une fine porcelaine de Chine

Trésor antique oublié dans un palais impérial,

Belle comme une branche de corail

Sur une plage de lla mer des Sargasses,

Belle comme un paradisier

Oiseau de rêve et vivante réalité,

Tu es belle comme un air de guitare

Le soir à la veillée

A la lisière

Des montagnes Pyrénées,

Tu es belle

Comme le plus beau modèle

De l'Ecole des Beaux-Arts,

Belle comme le printemps

Après un long hiver,

Belle comme l'hiver enneigé

Un soir de Noël,

Belle comme un rêve

Et une volée d'oiseaux migrateurs

Volant à la verticale

D'un grand lac scandinave,

Tu es belle comme l'amour,

Le tendre charme et la subtile harmonie,

Belle comme un Noël et le concert des oiseaux

Le soir dans la forêt noire,

Belle comme le murmure des sources

Et le frôlement des feuilles

Caressées par le vent des portes du Paradis,

Tu es belle comme une fleur, un bouquet,

Comme la saveur d'une pomme ancienne,

Comme la douceur et la grâce retrouvées,

Comme une antique mélodie nostalgique,

Un arc-en-ciel sous la bruine au bord de la mer.
Tu es belle comme le soleil de la générosité

Et l'astre de la lucidité,

Belle comme la plus belle des fleurs,

Belle comme toi et au dessus de ta beauté

Il n'y a rien, car plus belle que toi,

Plus harmonieux, parfumé et délicieux

Il n'y a que la caresse des papillons

Gardant les portes du Paradis.


Basile

Paris, décembre 2020