mardi 3 novembre 2020

1417 Dormir dans tes bras

Il y en a qui rêvent

De visiter les étoiles,

De descendre le Mississippi

Dans un grand bateau à vapeur,

Voir les chutes du Niagara.

Moi, je ne rêve que d'une chose

C'est de dormir dans tes bras.


Il y en a qui rêvent

D'actions, de destructions,

De révoltes, révolutions,

Améliorations du monde,

Bonifications de la société.

Moi, je ne rêve que d'une chose

C'est de dormir dans tes bras.


Il y en a qui rêvent

De sauver le monde,

Trouver le vaccin universel,

Le remède aux cancers,

Et à toutes les guerres.

Moi, je ne rêve que d'une chose

C'est de dormir dans tes bras.


Il y en a qui rêvent

D'être beaux, jeunes,

Riches, célèbres,

Adulés des foules

Et adorés des femmes.

Moi, je ne rêve que d'une chose

C'est de dormir dans tes bras.


Il y en a qui rêvent

De devenir magiciens,

Voler dans les airs,

Marcher sur les nuages,

Devenir invisibles.

Moi, je ne rêve que d'ue chose

C'est de dormir dans tes bras.


Il y en a qui rêvent de tout ça,

Et de bien d'autres choses.

Moi, je ne rêve que d'une chose,

Qui me satisfera, me réjouira,

Me suffira, me transformera :

Dormir dans tes bras.

Oui, contre toi, tout contre toi,

Dormir dans tes bras.


Basile philosophe naïf

Paris, le 3 novembre 2020

lundi 2 novembre 2020

1416 Pour être avec toi mon amour

Je gravirai l'Himalaya

Je franchirai les océans

Je descendrai

Au fond des abîmes de la Terre

Pour être avec toi

Mon amour.


J'affronterai les dragons

Les serpents d'Afrique

Et les virus de Chine

Pour être avec toi

Mon amour.


J'affronterai la haine

L'incompréhension

Et la peur

Pour être avec toi

Mon amour.


Je grimperai sur les nuages

J'alunirai sur notre satellite

Je bondirai sur les comètes

Pour être avec toi

Mon amour.


Je plongerai dans la jungle

Je traverserai les déserts

J'affronterai les glaces du pôle

Pour être avec toi

Mon amour.


J'ignorerai la peur

J'ignorerai la honte

J'ignorerai la fuite

Pour être avec toi

Mon amour.


Et ainsi

Et ainsi seulement

Je serai moi

Tu seras toi

Et nous ne ferons qu'un

Toi et moi.

Mon amour infini,

Étoiie évanescente des galaxies

Source d'or et d'argent

Des prairies enchantées

Du Paradis de tes bras retrouvés.


Basile philosophe naïf

Paris, le 2 novembre 2020

 

1415 La peur en héritage

L'an 1977, en France,

Tout un tas de grands

Et graves personnages,

Certains bardés de diplômes

Médicaux,

Et parmi eux une femme,

Que je ne nommerais pas,

Et dont les écrits

Font paraît-il

Référence,

Pour comprendre les enfants

Et les adolescents.

L'an 1977, donc,

Tous ces valeureux hommes

Et hélas valeureuses femmes

Ont signé

Un appel

Revendiquant

La « liberté »

Pour les enfants

D'avoir des relations sexuelles

Avec les adultes

« De leur choix ».

Moi, ma maman

Elle a connu ça,

Elle a été violée

A l'âge de douze ans,

Ne l'a jamais raconté,

Mais laissé entendre.

Elle m'a aussi offert

Son journal intime

Que je n'ai pas lu

Et perdu.

Elle me disait

Par ce don

Cherches, vas rechercher

Entre les lignes,

Et découvres enfin

Mon secret, qui commence

Par la rencontre dans la rue

D'un voyou de quinze ans,

Armé d'un couteau.

Puis la course éperdue

Dans Odessa en guerre.

La course pour le fuir,

Racontée plusieurs fois

A l'enfant que j'étais.

Et l'histoire jamais achevée.

Combien d'eau et de larmes

Ont coulé sous les ponts

A Odessa sous les armes,

Et après en paix à Paris.

Mais certains, je le crie,

N'ont toujours pas compris,

Que les enfants, tous les enfants

Restent absolument enfants,

Et ne rêvent pas, absolument pas

De s'empresser de combler

Les tristes fringales criminelles

D'horribles brutes inhumaines.

Ma mère éprouvée et adorée

Ne m'a jamais conté et exposé

En détail son infortune infinie,

Mais m'a inoculé et transmis

L'immonde peur de toutes choses

Et tous gens, mettant de l'ombre

En permanence, même sur les roses.

Peur prête à s'exacerber sans rire

Devant une tranquille rue sombre

Déserte et vide à parcourir,

Un paisible soir de confinement,

Ou pour d'autres raisons.

Ce qui de la vie très souvent

Trouble le cours des saisons.


Basile, Paris le 1er novembre 2020

samedi 31 octobre 2020

1414 Agathal et Chantalgathe

 Chantal m'a appris

Le théorème des patates

A la tomate,

Et Agathe la belle

La soupe de maths

Au raifort isocèle.

La séduisante Chantal,

Vêtue seulement

De ses sandales

Danse dans la salle

Du grand bal social,

Pourvue d'un long dédale

Garni de stalles opales

En bois de santal

Incrustées de cristal,

Situé près d'un élevage

De serpents crotals,

De requins rorquals

Et de gavials binos, établi

Dans le détroit du Bengale.

Agathe,

Complètement baba

Des babas au viagra,

Vit dans l'isba

De la sorcière Baba Yaga

Et de son ours Michka,

Montée

Sur des pattes de chat,

Dominant les détroits

Très étroits.

Treize et trois, seize,

Du Skagerrak et du Kattegat.


Basile, Paris le 31 octobre 2020

jeudi 29 octobre 2020

1413 Oui, je t'aime

Chaque épreuve de la vie

Doit nous rendre plus fort,

Et nous encourager

A aimer plus encore,

Et nous dire

Que la vie est belle.

Oui, la vie est belle.

La vie est belle

Comme trois chatons

Jouant avec une pelote de laine.

La vie est belle

Comme le lever du jour

Sur les montagnes Pyrénées

Enneigées.

La vie est belle

Comme trois coccinelles

Sur une fleur naturelle

Nommée soleil.

La vie est belle

Comme un regard aimé,

Un bisou,

Une caresse.

La promesse

De se revoir demain,

Plus heureux encore

De se retrouver,

Qu'aujourd'hui

De s'être rencontrés

Et nous nous dirons

Des « je t'aime »

Passionnés

Et langoureux,

Rien qu'avec les yeux.

Ô toi qui lit ce poème,

Moi qui l'écrit

Je te dis :

« Je t'aime ».

Oui, je t'aime,

Et t'aimerai plus encore

Demain !


Basile philosophe naïf

Paris, le 29 octobre 2020

samedi 24 octobre 2020

1412 Soirée de folle harmonie

Soirée de folle harmonie

ou

Le dessert oublié


Ce soir, Lorraine

Tu étais belle

Comme l'arc-en-ciel

Au dessus des vallées

Du pays enchanté.

Ta voix belle et pure

Résonnait

Comme la cloche de cristal

Du galion espagnol,

Depuis des siècles

Voguant

Dans les nuages de l'été.

Le soleil de tes yeux clairs

Illuminait la salle de concert,

Rivalisant avec la lumière

De ton sourire,

Beau comme le lever du jour

Sur les Pyrénées enneigées

En avant d'une journée

D'hiver ensoleillé.

Et je me suis demandé

Si c'était toi

Ou ta voix

La plus belle symphonie

De caresses de couleurs

De la soirée.

Mais en fait

La beauté de ta voix

Soulignait tes formes parfaites,

Œuvre de ta maman,

Ciselée en neuf mois,

Elevée ensuite patiemment.

Elle était là ce soir

Auprès de toi.

Lorraine

Reine de nos cœurs

Succombant à l'amour,

Belle comme l'océan infini

Des galaxies.

J'étais tellement heureux

De te revoir

Ce soir,

Que moi très vilain gourmand

Qui avait commandé

Pour son dîner

Un dessert délicieux,

Ai oublié

De le demander

Et le consommer.

C'est en rédigeant cette poésie

Que je me suis rappelé de lui.

Devant ta voix

Je reste sans voix.

Ta voix

T'indique ta voie,

Suis là.

Et comme ce soir

Mets-nous en émois.


Basile

Paris, le 24 octobre 2020

mercredi 21 octobre 2020

1411 Lettre à une adorable et chère amie

 J'ai rêvé d'un paradis où les démons sont des anges,

Et viennent nous servir des gâteaux

Et du thé à la menthe.

Parmi ces anges

Il y a

La Grande Diablesse aux Yeux Bleus

Gardienne des fontaines

De cidre doux et de chocolat glacé,

Qu'elle sert dans des hanaps en cristal

Et des bols chinois en bois de santal,

Avec de l'eau minérale

En présence de mille agoutis

Et cinq cent wapitis

De la province de Djibouti.

 

Basile philosophe naïf

Paris, le 21 octobre 2020