dimanche 21 avril 2019

1168 Deux blagues

Première blague :


On parle beaucoup ces temps-ci des « trous noirs »...


Un trou noir ? C'est troublant !


Seconde blague :


Un homme superstitieux voit passer un canard.


Il se dit alors : « un canard ? C'est un signe ! »


(Ce sont deux blagues que j'ai imaginé il y a quelques jours et que je diffuse largement autour de moi.)


Basile philosophe naïf, Paris le 21 avril 2019 




vendredi 12 avril 2019

1167 Gaelle

Gaelle est simplement belle.
Sa haute stature, son fin visage,
Ses cheveux courts,
Sa taille élancée,
Tout en elle
Se fait remarquer,
Aussi son sérieux,
Elle ne joue pas
Au jeu de la seduction
Comme beaucoup de filles jolies.
Elle est simplement elle
Et cela suffit
Pour nous émerveiller.
Ainsi que ses robes
Vivement colorées,
Qui brillent
Par leur élégance,
Leur originalité,
Et leur beauté.

Basile philosophe naïf, Paris le 10 avril 2019

dimanche 7 avril 2019

1166 Mon étoile

Vous me demandez
Si je suis amoureux d'elle ?
Votre question
Est parfaitement stupide.
Regardez-là.
Qui n'est pas amoureux d'elle ?
Ce n'est pas « une créature de rêve »,
C'est le rêve incarné.

Basile philosophe naïf, Paris le 6 avril 2019

vendredi 5 avril 2019

1165 Lettre à mon étoile

Je n'ai jamais rêvé d'une femme
Comme toi,
Car tu es au delà de mes rêves.
Est-ce qu'un petit paysan
Rêve d'épouser une impératrice ?
Est-ce que Maryline Monroe
Rêve d'épouser Quasimodo ?
Je me dit, pensant à toi :
Si tu es amoureuse de moi
Tu prendras le temps
De venir vers moi.
Et si tu dois le devenir,
Dieu y pourvoira.

Basile philosophe naïf, Paris le 5 avril 2019

mardi 2 avril 2019

1164 Un sourire et un sifflet – Una sonrisa y un silbato

Devant une troupe de percussionnistes
Avançant sagement
Un grand pantin désarticulé s'agite
Et marche à reculons.
Est-ce un ange
Ou un démon ?
Quand on s'approche
On s'aperçoit
Que ce pantin
A de longs cheveux
Très fins,
Un regard de braise,
Un sourire éclatant,
Et un sifflet entre les dents.
Ce n'est ni un ange
Ni un démon.
Ce pantin d'apparence
Est une très jolie femme,
Es una muy bonita chica,
Est la cheffe de la troupe,
Es la jefa de la tropa,
Vient de Madrid,
Viene de Madrid,
Et se nomme Mariana,
Y se llama Mariana.

Basile philosophe naïf, Paris le 2 avril 2019

mercredi 27 mars 2019

1163 Faillite du langage et langage de la faillite

Le domaine relationnel entre les hommes et les femmes, en tous cas en France et à Paris, est dominé par le double phénomène de la faillite du langage et du langage de la faillite. De quoi s'agit-il ? De la subordination du langage écrit, parlé, pensé, gestuel, attitudaire, vestimentaire au harcèlement sexuel permanent des femmes par les hommes. Quoi qu'on dise ou qu'on fasse on se retrouve étiquetté harcelée ou harceleur.

Un Parisien affirmait devant moi il y a quelques décennies : « même si tu n'en a pas envie, il faut faire comme si tu draguais la femme devant toi, sinon elle se sentira vexée. » Un cavaleur s'exclamait un jour devant moi, parlant des femmes qu'il cortisait : « de toutes façons, elles n'ont jamais envie ! »

Une vieille sagesse populaire dit : « l'homme propose, la femme dispose. »

Tout ceci confirme la situation de harcèlement sexuel permanent des femmes par les hommes. Harcèlement qui implique aussi l'existence de son contraire : le contre-harcèlement sexuel. C'est-à-dire des mots, gestes, attitudes, qui affichent un refus, un rejet de la sexualité.

Le grand perdant de tout cela, c'est la tendresse et la sincérité.

Dans un lieu public je parle un peu à tout le monde, notamment du Carnaval que j'organise. Pratiquement à chaque fois que je m'adresse à une jeune fille parmi les autres personnes, j'ai droit au même type de commentaires : « tu dragues ! » « les jeunes filles t'intéressent ? » etc. Si je m'adresse par exemple à un homme vieux gros et chauve, je ne m'attirerais jamais la remarque : « ah ! Tu t'intéresse aux hommes vieux gros et chauves ! »

Un dragueur de ma connaissance, chaque fois qu'il me voit en compagnie d'une femme qui l’intéresse, va faire une plaisanteruie à mon sujet. Qui n'en est pas une. Elle sous-entend qu'il me connaît comme un cavaleur patenté. Histoire de faire peur à la femme près de moi en l'avertissant indirectement qu'il faut qu'elle se méfie de moi. Cette attitude de ce cavaleur illustre le fait qu'il se considère en concurrence permanente avec tous les hommes pour harceler les femmes.

La faillite du langage va s'opposer à l'expression poétique. Quand j'écris un poème adressé à une femme, elle pourra chercher à lire entre les lignes des choses que je n'y ai pas mis. Il m'est arrivé de mettre mal à l'aise une femme riien que parce que j'avais vanté la beauté de ses yeux. Le commentaire acide que je me suis vu attirer était : « tu n'écrirais pas la même chose à un homme ! » Sous-entendu : « tu me dragues, bas les mots ! » Quand il n'y a aucun sous-entendus de ma part on va en imaginer. C'est le langage de la faillite. Que reste-t-il alors à faire ? Se taire, ou s'exprimer, mais comment ? Les obsessions sociétales ont abimé, affaibli l'expression linguistique.

Basile philosophe naïf, Paris le 27 mars 2019

lundi 25 mars 2019

1162 Trois importants phénomènes de société

L'obligation sexuelle

Il s'agit d'un phénomène historique et culturel fondamental. Il a pour origine des faits historiques attestés, certains et avérés.

Les humains ont inventé l'agriculture et l'élevage il y a environ dix mille ans. On le sait par les vestiges archéologiques retrouvés. Ce qui signifie que les humains avaient compris au moins dès ce moment-là que le coït était un acte nécessaire pour parvenir à la reproduction animale ou humaine. Les humains connaissaient donc le rôle actif de l'homme dans la reproduction. Mais que savaient-ils du rôle actif de la femme dans la reproduction ? Ils ignoraient tout.

Ils s'imaginaient que l'homme déposait sa semence dans le sol, la terre passive du ventre de la femme. « Sperme » signifie « semence ». Ils ne connaissaient pas l'ovule et l'ovulation. Le saignement menstruel les effrayait et ils lui attribuaient un rôle louche et inquiétant. On disait naguère, et il n'y a pas si longtemps de ça dans les campagnes françaises, que la femme qui avait ses règles faisait tourner le lait ou le jambon rien qu'en l'approchant !

C'est seulement après au moins dix mille ans d'ignorance que l'Humanité allait découvrir le rôle actif de la femme dans l'acte reproducteur. Un savant germano-balte membre de l'Académie des sciences de Saint-Petersbourg découvrit l'ovule en 1827. Il s'appelait Karl Ernst von Baer. Ce scientifique mériterait la plus grande notoriété. La précision qu'il a fait cette découverte n'est pas toujours présente dans les écrits sur Karl Ernst von Baer. On insiste sur le fait qu'il était en désaccord avec la théorie de l'évolution énoncée par Charles Darwin. On oublie souvent sa découverte de l'ovule.

L'ovulation quant à elle sera décrite pour la première fois par deux médecins français dans les années 1840. Il s'agissait de Félix Archimède Pouchet et Charles Négrier. Cette immense découverte n'est que très rarement mentionnée dans les ouvrages de vulgarisation de l'histoire des sciences et découvertes. Elle n'est en tous les cas jamais mise à l'honneur comme elle le mérite. Et comme le mérite aussi la découverte de Karl Ernst von Baer.

L'ignorance du rôle actif de la femme dans l'acte reproducteur a suscité un grave problème historique et culturel. L'homme se croyant de bonne foi et durant au moins dix mille ans le seul et unique acteur actif de la reproduction humaine s'est polarisé sur l'acte sexuel de façon excessive et phénoménale. Il s'est littéralement inventé une obligation sexuelle. Il recherche frénétiquement cet acte et ce dérèglement introduit un trouble et une mésentente aiguë entre l'homme et la femme.

Ce phénomène pollue les rapports humains et conduit à la mésentente y compris entre des hommes et des femmes qui sinon s'accorderaient harmonieusement. Pour en sortir, une prise de conscience s'impose. Elle est possible.

Le délire des « préliminaires »

Une conséquence du phénomène perturbant de l'obligation sexuelle, c'est le délire des « prélimaires ». Croyant à la réalité naturelle, positive et inévitable de l'obligation sexuelle, les humains ont estampillé « préliminaires de l'acte sexuel » une quantité de faits, gestes, attitudes, situations, tenues vestimentaires. Par exemple, si une jolie fille met une robe courte et jolie, elle serait sensée rechercher ou accepter l'acte sexuel. Si elle y est opposée et on la viole, elle serait « responsable » ! Cette incommensurable ânerie est propagée y compris par des femmes. Le résultat est que nombre de femmes évitent des tenues vestimentaires qui mettent en valeur leur beauté.

Un domaine totalement sinistrée par la fable des soi-disant « préliminaires » est celui de la tendresse. J'observe que le contact physique, même une simple bise, est fuit par quantité de femmes. Elles évitent même très souvent le seul fait de visiblement regarder un homme dans un lieu public parisien !

La chose la plus naturelle qui soit au monde, dormir ensemble, est évité parce qu'elle est classée « préliminaire ». Si vous souhaitez dormir avec quelqu'un, ça signifie « passer à la casserole » !

Il n'y a que dans les services de soins palliatifs que les câlins sont dans une certaine mesure admis. Notre société admet qu'on caresse des mourants ou des mourantes, mais pas des personnes en bonne santé, à moins de... passer par l'obligation sexuelle ! Notre monde est fou et l'ignore !

L'harmonisation érectile

Quand un homme tend à se conformer à l'obligation sexuelle, il abuse de son corps. Il s'auto-viole en quelque sorte. Et le corps n'aime pas ça et réagit, se rebiffe.

Voilà qu'au moment de l'acte sexuel - de ce qu'il croit être un acte sexuel et n'est qu'une masturbation dans un vagin, - l'homme s'échine et ne parvient pas à l'éjaculation. Ou bien débande ou n'arrive pas à bander ! Rien que de très normal et naturel. C'est une erreur de baiser quand on n'a pas envie de baiser. Suivre alors l'obligation sexuelle, c'est comme manger quand on n'a pas du tout faim. À la longue ça devient écœurant !

Les marchands de produits pharmaceutiques ont baptisé ce phénomène « dysfonctionnements érectiles » et vous vendent leurs drogues... Bon appétit !

Je sais que cette contribution à mon blog va à l'encontre de pseudos-vérités clamées un peu partout. Mais je m'en fiche. La bêtise périra et la vérité triomphera, pour l'amour, la fête et la joie.

Basile philosophe naïf, Paris le 25 mars 2019