mardi 6 novembre 2018

1073 Amour et poésie

Ne mélangez pas vos amours
Avec la poésie.
Choisissez-vous une muse,
Homme, femme, chat, chien, montagne, pays.
Si c'est un homme, une femme,
Ne dites pas à votre muse
Qui elle est.
Et mourez d'amour pour elle,
Consumez-vous d'amour pour elle,
Et avec les braises de votre amour
Écrivez des poèmes
Et poétisez-vous la vie.
L'amour pour finir
Ça sert à remplir
Les berceaux
Et les recueils de poésie.

Basile philosophe naïf, Paris le 6 novembre 2018

1072 Qu'est-ce que l'amour ?

L'amour est une très douce illusion
Destinée à favoriser la reproduction.
Pourquoi les jeunes et jolies filles
Séduisent les hommes jeunes,
Les hommes mûrs,
Et même les vieux ?
Parce que ce sont
Les meilleures reproductrices.
Pourquoi les jeunes et jolies filles
Préfèrent-elles
Les hommes jeunes et beaux ?
Parce que ce sont
Les meilleurs reproducteurs.
Si Roméo et Juliette
N'étaient pas morts
Adolescents,
Roméo aurait finalement
Engrossé Juliette,
Et aurait très bien fait.
Le fait que l'amour
Soit une très douce illusion
Ne retire rien
À sa beauté,
Et à celle
Du mariage,
Du concubinage
Et de la maternité.

Basile philosophe naïf, Paris le 6 novembre 2018

1071 Vie, attirance azurée

Je fuirai le vent,
Je fuirai la nuit,
Je m'en irai loin des comètes
Pour éviter le piège précieux,
Le piège fabuleux et merveilleux
Le piège rouge et bleu
Sans fin et sans fond
Ni limites, ni barrières
Ni triste, ni joyeux
Embusquée dans la grotte de tes yeux,
Qui m'attrape,
Me happe et me dévore
Comme la nuit engloutit le jour.
Et le chien hurle à la mort
Au champ d'honneur des comètes.
Plus rien n'a d’importance
Que tes yeux et ton corps merveilleux,
Détruisant la vie
Emportant toute logique
Et ne laissant
A l'abri du vent
Qu'un ciel sans étoiles,
Une fontaine sans murmures,
Une vie fracassée
Pour avoir voulu fiancer
L'alouette et le martinet.

Basile philosophe naïf, Paris le 6 novembre 2018

samedi 3 novembre 2018

1070 Les nuages de l'amour

Nos belles amours
Sont comme les nuages
Qui sont très beaux,
Elles volent très haut
Dans le ciel,
On ne peut les toucher,
Et quand vient la nuit
On ne les voit pas
Mais elles sont toujours là.
Nos belles amours
Sont éternelles
Mais ne sont pas humaines,
Comme la Terre
Qui aime la Lune
Depuis des millions d'années
Sans se toucher.
Elles voient juste la Lune
En déployant les marais
Venir caresser
Amoureusement les coquillages
Les plages,
Les belles naïades,
La brume ivoirine,
Et l'immensité des océans.

Basile philosophe naïf, Paris le 3 novembre 2018


vendredi 2 novembre 2018

1069 Le parloir des mollusques

Un endroit louche
Cet étrange parloir ?
Que nenni,
C'est une usine à poésies
Qui transforme et mélange
Dans le saloir des mots
Le déversoir des sentiments,
Arrosés d'amour concentré
Et de joies enfantines
Pour faire naître,
Au sein de la Belle Tarentine,
De beaux poèmes
Qui crieront en chœur
Des « je t'aime » fous
A la face du monde ripoux,
Pour faire naître un univers
Où les étoiles brilleront toujours
Et où la Lune
Et la Terre
Danseront le tango
Sur la Voie Lactée.
Au fronton du portail
De cette usine imaginaire
Brille l'inscription :
« Atelier expérimental
« De poésie sentimentale.
« Ici seuls Dieu
« Et Cupidon
« Sont les patrons..
« Et la gérance est assurée
« Par Basile le poète farfouillé. »

Basile philosophe naïf, Paris le 2 novembre 2018

1068 Nuit d'octobre (chanson)

Le poète Georges K m'a fait le plaisir de faire de ma poésie « Nuit d'octobre » une chanson et m'envoyer son interprétation accompagnée à la guitare.

Avec son autorisation je l'ai reproduit ici.


Un autre ami a aussi composé une autre musique pour le même poème. J'espère pouvoir la publier plus tard sur ce blog.


Basile philosophe naïf, Paris le 31 octobre 2018

jeudi 1 novembre 2018

1067 Rêve dans la cité

Quatre étoiles au Moulin à Café,
Quatre étoiles dans l'immensité,
Quatre étoiles dans l'immense cité,
Ont ravivé le volcan de ma jeunesse.
Au passage, une étoile
M'a effleuré,
La trace qu'elle m'a laissé
Était si douce
Que j'ai voulu l'embrasser,
Coule, coule la rivière infinie
Danse, danse le bal des asphodèles
Au bord du ruisseau du soleil
Pailleté d'or et de fleurs endiamantées,
Coule, coule la rivière infinie,
Dans tes yeux j'ai plongé
Jusqu'au plus profond de la nuit
Couverte de lunes mordorées,
Oh oui, comme j'aurais voulu t'aimer
Mon ange adoré !
Ma sirène enchantée !
Ma petite fleur des prés
Que jamais je n'oublierai
Pris dans les voiles de ta chevelure argentée,
Pris dans les voiles de ta chevelure argentée.

Basile philosophe naïf, Paris le 1er novembre 2018