lundi 10 octobre 2016

665 La plus belle femme du monde

Connaissez-vous
La plus belle femme du monde ?
Vous la connaissez,
Et moi aussi,
Mais ça n'est pas forcément la même.
Car la plus belle femme du monde
C'est celle qu'on aime.

Basile, Paris le 9 octobre 2016

dimanche 9 octobre 2016

664 Question d'expression

Si je dis à un chat familier :
Te iubesc,
Ich liebe dich,
I love you,
Az ti obitcham,
Ia lioubliou tibia,
Doussém dori,
Seni seviyorum,
我爱你 (Wǒ ài nǐ)
私はあなたを愛して (Watashi wa anata o aishite)
나는 당신을 사랑합니다 (Naneu dangsin-eul salanghabnida)
مجھے تم سے محبت (Kam prem kartahai)
Ti amo...
Ça signifie juste : « je t'aime »
Et c'est tout.
Mais si je dis à une jolie fille
La même chose
Ça signifie
Plein d'autres choses aussi.
La langue est mal faite.
Si je fais mille caresses à un chat,
C'est juste mille caresses.
Et si je dors avec un chat,
Ça signifie juste
Un moment de tendresse
Et de bonheur partagé.
Mais si je dis à une jolie fille :
« Je voudrais te faire mille caresses,
Et dormir avec toi »,
Ça signifie
Plein de choses aussi.
La langue est mal faite.
Les chats seraient-ils plus civilisés,
Que les humains ?
Sans aucun doute !
Alors, la prochaine fois
Que je rencontrerais
Une jolie fille
À qui je voudrais dire : « je t'aime »,
« Je voudrais te faire mille caresses,
Et dormir avec toi. »
Je lui dirais simplement :
Miaou.

Basile, Paris le 9 octobre 2016

663 Une société stupide car opposée à l'amour

Notre société française et parisienne, et certainement beaucoup d'autres également, est organiquement stupide car opposée à l'amour. Prenons un exemple : j'aime une femme. C'est pratiquement impossible de le lui dire, pourquoi ? Parce que lui dire « je t'aime » ou « je te fais mille caresses » revient à dire grossièrement : « je te baise », « vivons ensemble que je puisse te baiser sans limites ». Or je n'ai absolument pas ce genre d'intentions imbéciles. Car ce sont des intentions imbéciles. Imbéciles car formalisées. « Alors tu es contre le sexe ? » demanderont certains imbéciles. « Non, pourquoi serais-je contre ? Mais pourquoi serais-je pour ? » Les imbéciles répondront : « parce que c'est la Nature ». Ils me font beaucoup rire, ces imbéciles qui s'éclairent à la lumière électrique, se lèvent l'hiver quand il fait encore nuit, réveillés par leur réveil-matin, mangent des aliments cuits et invoquent « la Nature » ! Elle a bon dos, la Nature, pour justifier leur connerie !

Mais pourquoi ces crétins, pour la plupart de sexe masculin et quelquefois aussi hélas de sexe féminin, veulent-ils absolument que si j'aime une femme, ce qui après tout me regarde, je doive absolument la foutre ?

Parce que la quasi totalité des hommes sont des drogués. Ils se droguent aux endorphines masturbationnelles, ce qui représente une addiction. Dès l'âge de 12, 13, 14 ans, les garçons découvrent leur masturbation adulte, c'est-à-dire comprenant l'éjaculation. Celle-ci est pour eux comme un shoot de drogue. Ils entreprennent alors de se branler régulièrement et même tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Qu'on pense qu'en trente ans, un garçon, puis un homme qui se branle une fois par jour se sera branlé plus de 9000 fois ! Qu'on ne vienne pas me dire qu'il avait besoin de baiser plus de 9000 fois et a « compensé » avec ses dix doigts ! En fait, il use de la branlette comme d'un tranquillisant, une drogue. La plupart du temps un homme ne se branle pas pour compenser le manque d'un cul, mais pour poursuivre une addiction aux endorphines masturbationnelles masculines adultes, c'est-à-dire générée par la masturbation masculine adulte.

Mais voilà, son addiction a aussi des conséquences sur son appétit sexuel. Il va avoir faim tout le temps de baise et fera chier les nanas en les harcelant sexuellement. Suivant son degré d'éducation cet harcèlement prendra des formes plus ou moins vulgaires voire violentes. Il pourra aller jusqu'au viol, crime hélas courant dans notre société et dans tous les milieux sociaux.

Quand les hommes cherchent obsessionnellement l'acte sexuel sans même s'interroger sur la connerie de leur démarche et leur muflerie à l'égard de leurs « partenaires sexuels » éventuels, ils ne cherchent pas à « faire l'amour ». Ils cherchent à remplacer leurs dix doigts par un cul. La démarche est la même. Ils se branlent avec l'orifice anatomique d'un homme ou d'une femme au lieu de le faire avec la main.

Un vaste troupeau d'imbéciles s'imagine qu'éjaculer dans un ou une partenaire c'est forcément « faire l'amour » et « mieux que se branler », c'est faux. Tout dépend de ce qu'on a dans la tête à ce moment précis. Il ne suffit pas d'avoir le trou où enfoncer sa queue dedans et remuer ensuite pour pouvoir aboyer qu'on « fait l'amour » ! Pour faire l'amour, trois conditions doivent être réunies : que ce soit possible, qu'on en ait vraiment envie et que les conditions rencontrées soient satisfaisantes. Notamment que la personne avec qui on se trouve en ait également vraiment envie. Tout le reste c'est du pipeau.

J'ai eu quelques amantes dans ma vie. Je peux dire rétrospectivement que sauf peut-être une fois nous n'avons jamais fait l'amour. Nous avons de bonne foi fait les cons en cherchant à faire « comme tout le monde ». On est « ensemble », donc on baise parce que l'opération est techniquement possible et qu'on croit bien faire en la réalisant. Je ne recommencerais plus jamais ça. Quand bien-même serais-je amoureux de la plus belle et la plus gentille fille du monde, et si ça se trouve je la connais déjà, je ne baiserais jamais avec elle. Ou bien un jour on fera effectivement l'amour, ou bien on se fera des câlins et c'est tout. Je ne ferais plus jamais « comme tout le monde », c'est-à-dire comme hélas énormément de personnes y compris très sympathiques qui m'entourent.

J'ai été dernièrement effrayé et ahuri de constater que diverses personnes des plus sympathiques, hommes ou femmes, pensaient que si un homme et une femme se plaisent ils doivent nécessairement s'accoupler de multiples fois et au plus vite ! Je revendique le droit et la possibilité de ne faire l'amour que si j'en éprouve une envie authentique et non parce que je suis assez con pour vouloir « faire comme tout le monde ». C'est-à-dire baiser quand je n'en ai pas vraiment envie mais que « c'est possible ». Je ne me branle à présent ni avec ma main ni avec le corps de quelqu'un.

Quand j'en parle, je remarque que certains ont les oreilles qui se bouchent. Je remets trop leur « confort » en question. Ils veulent voir en moi un moine qui prêche l'abstinence sexuelle ! Pour un peu on va me déclarer être un saint homme, sorte d'ermite parisien vivant dans la chasteté. Quelle chasteté ? Dire qu'on refuse de manger sans avoir faim ou en risquant d'attraper une indigestion est-ce refuser en général de manger ? Non.

Complément de la toxicomanie masturbationnelle masculine adulte existe l'abominable concept de « préliminaires sexuels ». Si je caresse, embrasse, câline de tout un tas de façons quelqu'un, c'est forcément qu'à un moment-donné il faudra mettre le truc dans le machin. D'ailleurs si je bande, ça veut dire que c'est à l'ordre du jour. Et si je ne bande pas, vite à mon secours cialis et viagra ! Donc je devrais obéir à ma queue ou à ce qu'elle est sensée devoir faire et aussi à la disposition réciproque éventuelle du sexe de la personne que je câline. Là, la culture humaine atteint un des points culminants de la connerie, et pourquoi ?

Parce que l'homme bande et la femme mouille pour plein de raisons et pas seulement parce qu'il ou elle a envie de s'accoupler. Quand un nouveau-né ou un garçonnet bande, personne dira qu'il a envie de baiser. C'est évident. Mais allez l'expliquer à un jeune homme de quinze ans ou plus ! Surtout que son appétit sexuelle est détraquée par la masturbation et la calamiteuse culture régnante dans le domaine du sexe, renforcée par le torrent de poison pornographique déversé par Internet.

Certains crétins diront « ce n'est pas bien grave », « ça ne peut pas faire de mal », « du moment que les personnes concernées qui baisent ensemble sont consentantes, où est le problème ? » Le problème est aussi qu'ayant suivi une démarche sexuelle imbécile et irresponsables des dizaines de milliers de personnes se retrouvent chaque année à mourir par suicides ou aller fréquenter les services psychiatriques des hôpitaux. J'ai longtemps fréquenté une amie qui s'y retrouvait hospitalisée. Il fallait voir parmi celles qui étaient hospitalisées avec elle la quantité de personnes qui aboutissait dans cet endroit suite à des malheurs engendrés par des problèmes dits sentimentaux ! Sans compter aussi par ailleurs les comportements générés par l'insatisfaction sexuelle inévitable chez les mâles. On est insatisfait, alors on picole, on roule très vite sur la route. Un moniteur d'auto-école m'a appris un jour que l'écrasante majorité des accidents graves sur la route est l'œuvre des garçons et pas des filles. La sexualité tue aussi sur la route.

Donc la démarche imbécile des garçons dans le domaine sexuel n'est pas bien grave, mis à part qu'elle provoque la mort violente ou l'infirmité de dizaines de milliers de personnes par an.

Pour compenser l'absence de satisfaction sexuelle les hommes chercheront des compensations : la richesse, le pouvoir, la violence. Il n'y a pas de grandes conquérantes, mais des grands conquérants avides du plus grand pouvoir possible à défaut de leur satisfaction sexuelle qui est impossible. On connait le résultat : des dizaines de millions de morts violentes et des destructions innombrables pour satisfaire leur vanité. Les grands conquérants eux aussi se branlent au sens littéral du terme, voyez les résultats !

Et les grands financiers qui ne rêvent que d'une fortune la plus grande possible ! Voyez aujourd'hui l'océan de pauvres qui grandit cependant que se rétrécit la poignée de multimilliardaires qui possèdent trop d'argent qui ne leur sert à rien d'autre qu'à satisfaire leur puérile vanité. Il y a quelques mois 62 crétins possédaient autant que la moitié la plus pauvre de l'Humanité. Et ça ne va pas en s'arrangeant, bien au contraire.

Un des plus grand fléaux de notre société française et parisienne et certainement aussi bien au delà, c'est la banalisation de l'acte sexuel. En fait cet acte est tout sauf anodin. J'ai mis une cinquantaine d'années pour comprendre qu'on ne devait le pratiquer qu'à la condition expresse et impérative et pas forcément suffisante d'en éprouver un désir réel et authentique. Et que si ce n'était pas le cas, il était absolument à éviter. Car la pratique de l'acte sexuel sans désir réel et véritable détruit la relation avec l'autre. Et un beau jour, sans raison visible, c'est la rupture.

Qu'en dit notre belle société embrouilleuse ? Baisez, baisez, baisez ! Le plus vite possible, le plus possible, avec le plus de partenaires possible, y compris en partouzes, et si la fille est jolie il faut absolument lui sauter dessus ! La pornographie prêche en ce sens.

Vous voulez être malheureux en amour ? Faites comme vous dit de faire la pornographie, vous verrez le résultat.

Une conséquence de la toxicomanie masturbationnelle masculine adulte est la volonté de dominer l'autre, le posséder. Parce qu'il devient pour le toxicomane mâle de facto sa dose de drogue. Et un toxicomane tient à sa dose de drogue plus que tout au monde. Sa dose de drogue se défile ? Il va y compris la tuer, tellement il sera malheureux devant la perspective de ne plus pouvoir se shooter. L'origine des crimes passionnels est là. Encore une occasion de faire des milliers de victimes par an.

Certaines femmes qui aiment les femmes calquent leur comportement sur le comportement imbécile et dominateur de nombre d'hommes. J'observais il y a quelques jours un couple de lesbiennes dans le métro parisien. Qu'elles soient lesbiennes m'est parfaitement indifférent. C'est leur vie, ça ne me concerne nullement. Ce qu'en revanche je n'aime pas du tout c'est remarquer dans un tel couple le comportement dominateur de l'une des partenaire sur l'autre. Ce qui était effectivement le cas. Une des deux filles en question était aussi stupide et indélicate avec sa copine que beaucoup d'hommes le sont avec des femmes ou des hommes.

Le grand perdant face à la connerie humaine régnante dans le domaine dit « du sexe », est bien sûr l'amour. Combien de fois craignons-nous de « tomber amoureux » par crainte de souffrir ? Qui n'a pas poussé un jour un soupir de soulagement en voyant la promesse d'une belle « histoire d'amour » s'évanouir ? En se disant : « si ça se trouve j'aurais été une fois de plus horriblement malheureux ? » Combien d'hommes ou de femmes finissent tant bien que mal par se satisfaire d'une solitude sentimentale plus ou moins inconfortable par crainte de souffrir plus ? L'amour est pour combien de personnes synonyme de souffrance et déception ? Et si, au lieu d'incriminer l'autre, le « pas de chance », la dureté du, monde, on passait au crible de la critique d'abord notre comportement à nous et les beaux discours de la culture régnante qui nous envoient régulièrement dans le mur ? Pourquoi un chat ou un chien est plus facilement câliné, caressé par les humains, qu'un humain par un autre humain ? Cette situation absurde doit cesser. C'est à nous d'abord de nous appliquer à la changer en modifiant notre manière d'être. Nous pouvons agir, réagir, comprendre et penser autrement pour mieux aimer. C'est possible. La route est droite et paraît tortueuse, l'horizon inquiétant alors qu'il est rassurant. Débarrassons-nous de notre connerie et allons-y hardiment !

Basile, philosophe naïf, Paris le 9 octobre 2016

dimanche 2 octobre 2016

662 Hypothèse sur l'origine de la Civilisation et de la Barbarie

Si loin qu'on étudie l'histoire humaine, on s'aperçoit que la Civilisation et la Barbarie marchent toujours de concert. Les merveilles de l'Art accompagnent souvent des tyrannies sanguinaires. Comme cet empereur de Chine qui adorait la peinture et faisait tuer ceux qui à son avis peignaient mal. La proximité de vie de la Civilisation avec la Barbarie résulte d'une origine commune. L'une n'est jamais allé sans l'autre. Tôt ou tard les merveilles de la Civilisation sont anéanties par des destructions occasionnées par l'intolérance, la guerre, la bêtise, l'égoïsme, la cupidité.

A la base de l'Histoire humaine il n'y a ni la lutte pour la vie, ni les progrès scientifiques et techniques, ni l'intelligence des rois et des chefs, ni la fatalité, ni la lutte des classes. Il y a un dérangement mental masculin qui entraîne avec acuité : la recherche du pouvoir, de l'argent, de la violence, et singulièrement des violences physiques et morales infligées aux femmes.

La plupart des garçons, dès l'âge de douze, treize, quatorze ans, se masturbent régulièrement et continueront tout le long de leur vie. Ils recherchent l'émotion qui leur est causée par l'éjaculation. Cette émotion est comme un shoot de drogue. La recherche de ce shoot dépasse de très loin la recherche d'un partenaire ou une partenaire sexuel. La masturbation peut être réalisée à la main ou avec un accessoire qui peut être une femme, un homme, etc. En trente ans, un homme qui se branle une fois par jour se branlera plus de 9000 fois ! Qu'on ne prétende pas voir ici l'aveu que l'homme compense le besoin de baiser effectivement plus de 9000 fois ! Sa motivation est ailleurs.

L'homme cherchera la baise en permanence non pour se rapprocher des femmes visées par lui, mais pour se servir d'elles comme d'un outil pour se branler. Entre la branlette à la main et celle pratiquée avec le corps d'une femme, la seule différence sera que le corps de la femme peut être fécondé et servir à la reproduction. C'est à cela qu'on cherchera parfois à résumer la femme : une machine à reproduire et à satisfaire l'homme. Les femmes voudront nettement moins de « sexe ». Elle rejetteront comme harceleur l'homme qui cherche son shoot d'endorphines dans son vagin. Et voudront être considérées comme autre chose qu'une pute, une bonniche et un duplicateur à bébés.

Le shoot d'endorphines recherché par d'innombrables éjaculations ne compense pas le plus souvent chez l'homme un besoin d'accord sexuel. Il représente en fait la recherche d'un tranquillisant.

Le rejet par la femme ou la fuite de celle-ci va frustrer l'homme. Il cherchera à compenser l'éloignement de la femme par diverses choses. Devenir le plus riche possible. Accéder au pouvoir le plus grand possible. User de violence et en particulier agresser sexuellement, violer..

Pour que l'homme soit amené à ce point à rechercher obsessionnellement son shoot d'endorphines tranquillisantes, il faut qu'il soit confronté à une peur importante, permanente et lancinante, laquelle ? Les humains ont fait trois découvertes fondamentales qui les singularisent par rapport aux autres animaux. L'existence d'un ordre général de l'univers, qu'ils ont baptisé « la Nature », « Dieu » ou « le Tao ». Le mécanisme de la reproduction qui fait que les humains savent que l'acte sexuel peut amener la naissance d'un bébé ou la naissance multiple de plusieurs bébés. Et enfin, l'homme a fait la terrifiante découverte de l'universalité de la mort. Quoiqu'il fasse, décide, il finit par mourir. Ce savoir qui heurte frontalement son instinct de conservation lui fera rechercher des tranquillisants : alcools, cigarettes, endorphines masturbationnelles, etc. La branlette intravaginale permettant aussi de se consoler de sa peur de mourir avec l'idée comique de se « perpétuer ». Voilà en gros résumé le mécanisme à la source de la Civilisation et de la Barbarie. La femme, différente de l'homme, fonctionne généralement différemment. Sans doute parce qu'elle a vocation de donner la vie, ce qui change tout par rapport à son malheureux et si souvent pénible compagnon.

Basile, philosophe naïf, Paris le 2 octobre 2016

vendredi 30 septembre 2016

661 Manifeste de l'Art joyeux

 La base de l'Art joyeux ou Aquarellisme, c'est le respect des gens, l'amour des gens et l'insubordination aux normes créatives en vogue. Tout est, et reste libre. L'essentiel est de se faire plaisir et progresser selon son rythme et sa direction unique et singulière. Il faut voir la pratique de l'Art joyeux comme une promenade. L'essentiel n'est pas d'arriver à un endroit précis, l'essentiel est la promenade. Et on s'arrête quand on veut et où on veut. On ne va pas traiter la recherche du plaisir comme un travail. On peut aussi voir l'Art joyeux comme un bon repas pris entre amis ou une nuit d'amour. À la fin, il ne reste rien. Juste de la vaisselle à laver ou des draps froissés. Et si l'Art joyeux donne d'agréables produits, par exemple des peintures, empressons-nous de les offrir pour faire plaisir à d'autres ! 

 L'Art joyeux porte aussi le nom d'Aquarellisme en référence à ses débuts : le don d'aquarelles que j'ai fait à des personnes choisies par moi. C'est un petit mouvement local, reproductible, bisounounoursien, améliepoulinesque et basilien. Son but est la création et le don d'œuvres artistiques joyeuses à des gens afin de leur donner du plaisir, de la joie, de la bonne humeur. Ces œuvres pourront être de natures les plus variées : peintes, dessinées, dansées, sifflées, calligraphiées, affichées, distribuées en tracts, cultivées en terre, sculptées, cuites ou crues s'il s'agit de réalisations culinaires, chuchotées, déclamées, criées ou chantées s'il s'agit de textes écrits ou improvisés verbalement, etc. 

La référence aux Bisounounours, à Amélie Poulain et à Basile est là pour préciser qu'il s'agit uniquement d'un mouvement gentil, ni ambitieux, ni concurrentiel. Le but est uniquement et exclusivement de faire plaisir et se faire plaisir de manière douce, pacifique et pondérée. Un enfant aussi bien qu'une « grande personne » peut y participer avec le même rang d'importance. 

La base de ce mouvement est le cœur, pas l'argent. Il n'y a pas de style particulier à suivre. Seul importe d'arriver à susciter satisfaction et sourire chez ceux ou celles qui fabriqueront ou recevront les créations fruits de l'aquarellisme. Ces œuvres, bisounounoursiennes, améliepoulinesques et basiliennes pourront aussi bien être une gravure, une statue en granit ou une part de gâteau. 

Je dessine depuis ma petite enfance, j'écris depuis fin 1959 et peins depuis 1982, Je souhaite animer le lancement du Mouvement aquarelliste, au début à raison d'une séance gratuite par mois de peintures, dessins ou poèmes. Ça se passera au Moulin à Café, café associatif et culturel du 14ème, Trois de ses responsables, Anna, l'ancienne cuisinière, Eddy, le gérant, et Julie, la programmatrice-animatrice ont déjà reçu une aquarelle joyeuse. D'autres aquarelles sont parties ailleurs, notamment au Québec, en Italie et en Catalogne. Les réunions au Moulin à Café seront des lieux d'échanges, réalisations et conseils pour créer des œuvres artistiques joyeuses et assurer leur diffusion. Je tâcherais de faire profiter les présents de mon expérience, mes connaissances et ma fantaisie créative. 

Le nombre des participants sera limité à 19, avec l'éventuelle possibilité de créer plusieurs groupes de même ampleur. 19 maximum étant la taille traditionnelle des sociétés festives dites goguettes, jadis en France. Taille qui a fait ses preuves au cours des années. En choisissant de rester moins de vingt on évite quantité d'ennuis et on conserve cohésion et authenticité. Les modalités d'inscription restent à établir. Chacun achètera son matériel. Je pourrais donner des conseils utiles pour ça. On pourra aussi, selon les désirs des présents, réaliser des œuvres collectives ou des œuvres portées sur soi et promenées en ville un peu comme des déguisements. 

La première réunion au Moulin à Café aura lieu le samedi 5 novembre 2016 de 14 à 18 heures. La notoriété de ce mouvement ne sera pas recherchée, si ce n'est la notoriété auprès des amis et de ceux et celles qui découvriront par hasard son existence. Il n'est pas besoin d'être célèbre pour être heureux. Réussir un moment à rendre heureux les autres est le premier but des aquarellistes. On n'est pas ici pour obéir aux ordres d'un professeur, mais d'abord pour apprendre de nous-mêmes. Libérer ou réveiller sa créativité endormie. Retrouver et fortifier sa fantaisie et son âme d'enfant. Et surtout : se faire plaisir

On est là pour s'émanciper des conformismes artistiques et des infrastructures culturelles officielles et cultiver son originalité ou son peu d'originalité. L'essentiel étant pour chacun de trouver ou retrouver son authenticité par delà le phénomène des modes et la peur des différences. 


 Basile, Paris le 30 septembre 2016


AUCUN NIVEAU OU ÂGE REQUIS !
INUTILE DE « SAVOIR DESSINER » POUR PARTICIPER !
BIENVENUE À TOUTES ET A TOUS !
 FAITES-VOUS PLAISIR ! REJOIGNEZ-NOUS !!!   


lundi 26 septembre 2016

660 Qu'est-ce que « la palette appauvrie » ?

La palette appauvrie est une technique picturale que j'ai commencé à utiliser pour réaliser des aquarelles, mais qui concernant les couleurs, peut être utilisée avec d'autres médiums : huiles, acryliques, etc. 

Je suis parti de la constatation que je disposais d'un nombre de couleurs très étendu. Pour manier celles-ci harmonieusement selon mon plan choisi, j'ai décidé ceci : je commence à colorier mon dessin et use pour cela d'une, deux, trois, quatre couleurs. Là j'arrête mon choix. Ces quatre couleurs seront les seules que je vais utiliser pour cette aquarelle.

Le résultat est que les diverses parties de l'aquarelle que je vais ainsi colorier avec ma palette volontairement appauvrie vont se répondre. On retrouvera en divers endroits de ma feuille les mêmes couleurs.

En cas de nécessité, bien sûr, je pourrais encore en ajouter une ou deux.

Le résultat est intéressant et a été apprécié positivement par les personnes auxquelles j'ai montré les aquarelles ainsi réalisées ou les leur ai offerts.

Personne ne m'a fait remarquer que j'avais usé de peu de couleurs. Tant leur juxtaposition crée un effet de richesse et variété.

J'ai mis sur Internet le résultat de ma recherche picturale :


C'est à l'adresse de mon blog pictural, que je viens de créer et compte enrichir par la suite.
 
Bien sûr, il n'y a pas que cette technique de la palette appauvrie qui est responsable du résultat. Il y a également les capacités de chacun, ici de moi en l'occurrence, et l'expérience. Je peins depuis bientôt trente-cinq ans.

J'encourage le lecteur qui serait tenté d'expérimenter la technique de la palette appauvrie. Son résultat est très riche et intéressant.

Si vous souhaitez me faire part de vos impressions, n'hésitez pas à m'écrire.

Il est très important de créer de nouvelles et belles choses. C'est également là une des façons de répondre à la laideur du monde, hélas encouragée et créée très souvent par des hommes.
 
C'est également la meilleure réponse à donner à la destruction volontaire ou non de richesses artistiques. Il faut en créer de nouvelles.
 
Et ainsi aussi élargir notre vision du monde.
 
L'œuvre d'art va au delà du simple travail humain. Il est courant que l'artiste crée, y compris sans être reconnu par un public, ni à fortiori rémunéré. Créer est un besoin humain très beau et très noble. Chacun d'entre nous le porte en lui et le cultive plus ou moins.

Les petits enfants sont tous très créatifs. Par la suite la société les stérilise bien souvent et ils ne créent plus ou guère. 

Un des plus beaux compliments qu'on m'ait fait est celui que m'a fait un jour une jeune fille, il y a bien des années : « les couleurs de tes dessins, on dirait les couleurs de dessins d'enfants. »

J'ai trouvé un jour dans la poubelle une liasse de grandes gouaches faite par un enfant. Je les ai récupéré et rangé dans un carton à dessins. Elles sont magnifiques. Il serait très important et positif que la société cesse de briser la créativité de la plupart des gens. Créer aide à vivre, à se rendre heureux et rendre heureux les autres. Quand bien-même ça ne rapporte pas un centime d'euro.

Basile, philosophe naïf, Paris le 26 septembre 2016

dimanche 25 septembre 2016

659 Pourquoi y a-t-il tant de femmes dans les services de santé ?

Dans leur immense majorité, les hommes victimes de leur addiction aux endorphines masturbationnelles, harcèlent sexuellement les femmes. Se rendant odieux à celles-ci ils se font rejeter ou font fuir. Le résultat pour les femmes est un grave et profond manque affectif. Elles le compensent plus ou moins bien en s'occupant de leurs enfants quand elles en ont. Mais aussi également par des choix de vies qui leur permettent de donner et recevoir de l'amour.

En premier chef les métiers de la santé leur offre cette possibilité. S'occuper de malades ou blessés permet d'aimer sans danger de se retrouver agressées et sollicitées par des demandes sexuelles inopportunes. Résultat, dans les professions médicales on trouve surabondance de femmes.

Une autre catégorie d'hommes inoffensifs à aimer est formée par les vieillards. Je connais une femme qui se prend d'affection pour des anciens. Le seul inconvénient grave est qu'ils meurent vite. Le dernier est parti brutalement alors qu'il était dans sa 92ème année de vie.

Une troisième catégorie humaine sexuellement inoffensive pour les femmes est formée par les enfants. C'est pourquoi les femmes sont attirées en nombre par la carrière d'institutrice.

Enfin, se détournant de l'amour humain pour chercher à le compenser par un amour autre, quantité de femmes se retrouvent dans les ordres ou proches de celles qui ont choisies de s'y retrouver.

Toutes ces démarches qu'on attribue souvent au tempérament féminin traduisent d'abord et avant tout le blocage de l'amour entre l'homme et la femme. Il est causé par le comportement hyper-sollicitant sexuellement dont témoigne la majorité des hommes. Qui veulent tout le temps baiser.

Plutôt que persister dans la quête d'un amour masculin respectueux d'elles, d'innombrables femmes font le choix d'amours compensatoires avec des catégories inoffensives de la population humaine.

Sinon il existe également des compensations animales : un chat ou un chien fait office de compagnon. J'ai connu une femme qui ne parvenait pas à gérer harmonieusement ses amours avec les hommes, qui n'en voulaient qu'à son cul ou presque. Ce qui est une situation classique. Il fallait voir comment elle s'abandonnait en câlins infinis avec... sa chienne.

L'idolâtrie des humains en France et à Paris pour les chiens et chats a pour origine la difficulté des humains à vivre l'amour avec leurs congénères. Et quand vous voyez la foule de jolies filles en blouse blanche qui travaille dans les hôpitaux et cliniques, pensez qu'elle témoigne par son ampleur de l'échec fréquent des hommes à aimer les femmes. Ils veulent en permanence parvenir au coït. Les femmes ne supportent pas ce désordre affectif et relationnel chez l'homme. Et vont souvent fuir l'amour défectueux des hommes dans l'amour pour une catégorie sans danger pour elles.

J'ai connu une femme qui payait une masseuse qu'elle avait voir régulièrement. Ces massages remplaçait pour elle les câlins que son mari était incapable de lui donner.

Les métiers féminins sont souvent mal rémunérés, mais ce n'est pas là la raison de tant de présences féminines dans les métiers de santé. C'est aussi parce que les hommes le plus souvent ne savent pas aimer. D'ailleurs les postes mieux rémunérés sont aussi de plus en plus majoritairement occupés par des femmes. Selon le journal français La Croix, du 28 février 2013, il y avait alors 41 % de femmes parmi les médecins en France. Il était prévu qu'en 2022 elles formeraient la majorité du nombre total de médecins en France. Il y avait déjà alors 60 % de filles parmi les étudiants en médecine.

Basile, philosophe naïf, Paris le 25 septembrEe 2016